CARPIMKO : les infirmières libérales boudent un scrutin essentiel ! - Albus, l'appli des infirmiers

CARPIMKO : les infirmières libérales boudent un scrutin essentiel !

 

Appelés à voter pour désigner les administrateurs de leur caisse de retraite et de prévoyance, les infirmières ne se sont pas déplacées en nombre. Comment expliquer un tel désintérêt ?

 

 

Les infirmières libérales s’abstiennent lors des élections à la CARPIMKO !

 

C’est une échéance connue depuis des semaines, et les syndicats d’infirmières et d’infirmiers libéraux et / ou hospitalier se sont efforcés de mobiliser les professionnelles de santé. Les élections de la CARPIMKO (Caisse autonome de retraite et de prévoyance des infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes) ont eu lieu en ce début d’été, et dès le 6 juillet, les résultats de ce scrutin ont été dévoilés et rendus publics. A un moment, où les débats se cristallisent autour d’une nouvelle mouture de la réforme des retraites, on aurait pu croire que l’engouement des IDEL(s) pour ces élections aurait pu être important.

Pourtant, la profession infirmière ne s’est pas mobilisée, puisqu’il s’agit de la profession affichant les taux de participation les plus faibles parmi toutes les professions de santé concernées. Si la participation des masseurs kinésithérapeutes a été établie à 16.51 % et celle des orthophonistes à 22.85 %, la participation des infirmières et infirmiers à ce scrutin s’est effondrée à …8.47 %. On ne peut pas souligner, que ce dédain de la profession puisse s’expliquer par le manque d’enjeu ni même par le manque d’information. Alors pourquoi la profession infirmière ne s’est pas sentie concernée par cette échéance ?

Pourquoi la profession infirmière ne s’est-elle pas mobilisée ?

 

En 2019 (et donc avant ces deux années de crise sanitaire), ce taux de participation de la profession infirmière était de 19.2 % soit plus de deux fois plus élevé qu’aujourd’hui. Peut-on justifier cet effondrement par ces deux années vécues au rythme du Covid-19 ? Ou doit-on rechercher les raisons de cet éloignement par la multiplication des échéances électorales ? Cette année, les élections de la CARPIMKO interviennent après les scrutins de l’élection présidentielle et des élections législatives ? Les infirmières libérales et hospitalières seraient-elles plus « lassées » que les autres de la profusion de ce type de scrutin ? Ces arguments sont avancés par les syndicats représentatifs de la profession mais ils ne peuvent pas, à eux seuls, justifier et encore moins expliquer ce taux de participation ridiculement bas. Tous les syndicats représentatifs le constatent et le déplorent : Alors que la profession infirmière constitue la principale profession au sein de la CARPIMKO, c’est celle qui a le moins votée.

Avec 41.88 % des votes, la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI) remporte les 4 postes concernés par cette élection de juillet 2022 ( 3 pour le collège des actifs et un pour le collège des retraités). Au terme de ce scrutin, la FNI dispose donc de 7 sièges sur les 8 réservés à la profession infirmière, le 8ème restant au Syndicat National des infirmières et infirmiers libéraux (SNIIL).

Si tous les syndicats regrettent cette désaffection de la profession pour une élection, qui offre cependant des répercussions concrètes pour toutes les infirmières et infirmiers, chacun avance ses propres explications. Ainsi si Convergence Infirmière ne renie pas l’impact de la crise sanitaire et de l’épuisement des personnels soignants, ni celui de la multiplication des scrutins depuis le début de l’année, elle met en avant « plus particulièrement pour les IDEL » « beaucoup d’écoeurement, de fatigue, de découragement et de résignation ». Une réalité qu’il ne faudra pas sous-estimer, tant les prochains mois s’annoncent cruciaux notamment pour la réforme des retraites des infirmières et infirmiers libéraux.

Avez-vous participé au scrutin de la CARPIMKO ? Comment jugez-vous et analysez-vous ces résultats, notamment en ce qui concerne l’abstention ? Comment expliquez-vous l’importance de cette dernière ?

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tous les commentaires

22 août 2022

Oui j'ai voté, mais je comprends ce désaveu pour cette élection, car payer ce que l'on paie tous les ans pour maintenir le niveau de retraite et sachant ce que nous allons avoir, il y a de quoi être dégoûté

22 août 2022

moi je voulais voter, mais il n'y a pas eu moyen! pas connu ! ça fait quand même 36 ans que je cotise et j'ai déjà voté comme c'était prévu cette année! J'en viens à me demander si ce n'était pas pour m'empêcher d'apporter ma voix à la liste FNI. Enfin c'est bien malheureux

22 août 2022

Bonjour Je suis infirmière libérale et je n ai pas voté. Je suis dégoûtée de voir comme on est défendu, du peu de la reconnaissance que nous avons Un ordre infirmier quasi inexistant juste pour nous contrôler et des syndicats inefficaces. On a ete présent pour le covid, on a travaillé, aucune reconnaissance. Donc pour toutes ces raisons , je n ai pas voté

22 août 2022

J'ai voté à cette élection comme aux autrex fois, mais pour beaucoup la retraite est un concept un peu flou. En couple depuis 26 ans, j'ai dû réaliser une étude (sur le site de la carpimko) au sujet de la pension que j'aurai à mon départ (j'avais 46 ans quand j'ai fait cette étude) pour que ma femme comprenne son montant, et envisager alors d'autres moyens pour augmenter notre retraite. Déjà que j'étais sensibilisé à la question de la retraite, il me paraît primordial que chaque idel soit au clair, mais on ne peut pas prendre tout le monde par la main...

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