Infirmières libérales et hospitalières, une profession mal considérée et pourtant … - Albus, l'appli des infirmiers

Infirmières libérales et hospitalières, une profession mal considérée et pourtant …

 

Alors que les étudiants en soins infirmiers, mobilisés pour aider les hôpitaux dans la gestion de l’épidémie de coronavirus, font entendre leur colère et leur mécontentement, les lycéens et lycéennes font de la profession infirmière, celle la plus en vue.

Les étudiants infirmiers en première ligne pendant l’épidémie de coronavirus

 

Les infirmières libérales et hospitalières font partie des professionnels, que toute la population remercie chaque soir à l’occasion des applaudissements de 20h00. Si les infirmières libérales ont pu, à certains moments, se sentir incomprises, elles restent néanmoins sensibles à ces marques de reconnaissance populaire, en attendant une reconnaissance plus officielle et pragmatique de leur autorité de tutelle, comme nous l’avons déjà précisé. En revanche, parmi les soignants qui sont au chevet des patients infectés du COVID-19, certaines catégories sont encore plus oubliées tant par les autorités que par la population. Ainsi en est-il des étudiantes et étudiants en soins infirmiers !

Dès le début du confinement, le gouvernement avait pourtant annoncé, que tous les étudiants seraient réquisitionnés, et que dans ces circonstances exceptionnelles, la rémunération des étudiants infirmiers serait revalorisée. Tout le monde se souvient du mot d’ordre donné par Emmanuel Macron,  Président de la République, en personne et soulignant que nous surmonterions cette crise « quoi qu’il en coûte ». Les futures infirmières libérales pouvaient donc se féliciter de voir la publication d’un décret actant ces hausses de rémunération dès le 28 mars dernier. Pourtant aujourd’hui, ils sont nombreux, les élèves des IFSI, à faire état de leur mécontentement.

Les étudiantes et étudiants en soins infirmiers font entendre leur contestation

Depuis le début du confinement et la fermeture des IFSI, les étudiantes et étudiants sont mobilisés pour venir en soutien à des équipes hospitalières surchargées. Les stages des étudiants en soins infirmiers sont forcément chamboulés, comme l’a confirmé l’un d’entre-eux aux journalistes de France Info :

« En temps normal, en stage, on est ajouté à l’équipe, si on n’est pas là, cela ne doit rien changer au fonctionnement du service. On n’est pas du tout dans des conditions de stage normales qui nous permettraient d’apprendre notre travail correctement »

On peut comprendre cette désorganisation u vu de la grave crise, que notre pays a traversé ces dernières semaines. En revanche, celles et ceux qui se préparent à devenir infirmières ou infirmiers soulignent que cette hausse de leur rémunération n’est toujours pas effective. En effet, alors qu’ils sont mobilisés au sein de l’hôpital, ces « premières lignes stagiaires » ne sont rémunérés actuellement que 50 € par semaine. Une réalité que condamne tous les étudiants. L’application de ce décret n’est toujours pas effective, et les rémunérations restent conformes à ce qu’elles étaient avant le début de la crise, à savoir 1.42 €/heure pour les étudiants de 3ème année, 1.08 €/heure pour les 2nde année, et 0.80 €/heure pour ceux qui viennent de commencer leur formation.

La profession infirmière suscite toujours de nombreuses vocations.

 

Pour pallier cette situation, plusieurs régions se sont engagées à revaloriser la rémunération de ces soignants à part entière en pareille période, avec des rémunérations de l’ordre de 1.400 € mensuels. Mais comme pour les hausses promises par l’Etat, ces dispositifs tardent à être déployés sur tout le territoire, même si les autorités nationales et locales soulignent que ces disfonctionnements seraient réglés au cours de ce mois de mai.

Cela atteste, selon certaines infirmières libérales et hospitalières, du mépris affiché des autorités publiques envers toute la profession. Et pourtant, le métier continue d’attirer de nombreux candidats chaque année. C’est ce qui ressort d’une note de synthèse sur Parcoursup 2020, publiée à la fin du mois d’Avril par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’Innovation. Avec plus de 612.000 vœux, la formation pour l’obtention du Diplôme d’Etat Infirmier (DEI) reste la plus plébiscitée auprès des lycéennes et des lycéens, ce qui constitue en soi la meilleure reconnaissance qui soit. La profession continue de susciter les vocations, alors même que la rentrée 2020 verra la disparition de la PACES, qui sera remplacé par le Parcours d’Accès Spécifique Santé (PASS) et les Licences option Accès Santé (LAS)

 

Et vous, conseilleriez-vous aux étudiants d’aujourd’hui de se former pour devenir infirmier ?

 

 

 

 

 

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