L’hospitalisation à domicile, un dossier toujours tabou pour les IDEL(s) ? - Albus, l'appli des infirmiers

L’hospitalisation à domicile, un dossier toujours tabou pour les IDEL(s) ?

 

Depuis qu’elle se développe en France, la HAD (Hospitalisation à domicile) ne laisse pas les infirmières et infirmiers libéraux indépendants. Et comme la HAD est encore appelée à se développer, la question reste posée : quelle place pour les IDEL(s) ?

 

Plus d’un demi-siècle d’hospitalisation à domicile en France, quelle réalité en 2021 ?

 

Certaines problématiques sont récurrentes dans l’actualité des Infirmières et infirmiers libéraux. Ainsi, le rapport entre les IDEL(s) et l’hospitalisation à domicile (HAD) revient régulièrement au cœur des débats. Et après un an et-demi de crise sanitaire, l’été 2021 marque le retour des questionnements en la matière. Les structures de HAD lèsent-elles les infirmières libérales en leur captant une partie de la patientèle, comme s’en plaignent certains IDEL(s) ? Ou au contraire, ces structures permettent-elles à ces mêmes infirmières libérales d’intervenir sur des patients plus complexes ?

Les mêmes débats reviennent donc régulièrement, et avec la profonde et durable réforme du système santé, promise depuis le début de la crise sanitaire, les oppositions des uns et des autres se renforcent. L’hospitalisation à domicile, dont l’essor a commencé à la fin des années 1950 en France, se retrouve ainsi de nouveau au centre des problématiques concernant la transformation de notre système de santé. Réponse idéale pour certains au vieillissement de la population, agressions et contraintes pour les infirmières et infirmiers libéraux pour d’autres, quelle est la place véritable de ces structures de HAD et comment peuvent-elles se développer sans nuire à l’activité des infirmières libérales ?

 

Hospitalisation à domicile et virage ambulatoire, des bases socles pour le futur du système de santé publique

 

Si le Ségur de la Santé a sanctuarisé la nécessaire refonte du système hospitalier en France, il n’a pas remis en cause le virage ambulatoire amorcé depuis plusieurs décennies. Des recours de moins en moins systématiques à l’hospitalisation avec des solutions pour accompagner la volonté des Françaises et des Français de »finir leur jour à domicile ». Naturellement, cette évolution a conduit les professionnels de santé de ville à prendre le relais d’un hôpital appelé à vois sa sphère d’intervention diminuer. Les infirmières et infirmiers libéraux notamment sont devenus des interlocuteurs privilégiés pour répondre à cette lente mais inéluctable évolution. Mais vouloir réduire le recours à l’hôpital ne pouvait passer que par ces soignants de ville, nécessitant alors l’invention de structures plus ou moins complexes chargées de prendre les patients les plus lourds dans leur globalité directement à leur domicile. Ces structures d’hospitalisation à distance de sont donc multipliées et organisées afin de satisfaire à ces exigences. A ces structures, les patients les plus difficiles ou les plus complexes à gérer et aux infirmières et infirmiers libéraux, les autres patients nécessitant des soins réguliers.

 

L’infirmière libérale, concurrente ou partenaire de l’hospitalisation à domicile ?

 

Si l’organisation des soins en France semble donc, en apparence, bien définie et encadrée, la réalité est cependant toute autre. Certaines infirmières libérales se plaignent de la concurrence déloyale, qu’exercent ces structures d’hospitalisation à domicile. La captation de patientèle serait alors un véritable fléau, et les armes des IDEL(s) bien insuffisante pour pouvoir y réagir de manière efficace.

D’un autre côté, les structures d’hospitalisation à domicile peuvent, outre leurs propres salariés, faire appel à des soignants de ville à commencer par les infirmières libérales. Ces dernières peuvent alors participer à des prises en charge plus complexes, que ce qu’elles ont l’habitude de traiter dans leur propre patientèle. Ces infirmières libérales, travaillant pour ces structures de HAD, peuvent ainsi se plonger dans l’exercice coordonné.

On comprend donc mieux, comment le jugement des infirmières et infirmiers libéraux peut être aussi mitigée concernant la HAD. Et cet aspect ne pourra pas être ignoré lorsque les autorités publiques devront présenter, au printemps 2022 selon les propos du ministère de la santé, les grandes orientations de santé publique pour les années à venir. Une seule certitude existe. Une partie des IDEL(s) ne pourra se satisfaire des décisions prises. Il ne reste plus qu’à savoir, quelle partie de la profession sera insatisfaite.

 

Selon vous, quelles seront ces grandes orientations à venir ? Quelles sont selon vous les principales évolutions à adopter en urgence pour accompagner le développement de la HAD ?

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