Se former ou obtenir la certification professionnelle ? Une réforme pleine d’espoir - Albus, l'appli des infirmiers

Se former ou obtenir la certification professionnelle ? Une réforme pleine d’espoir

 

Alors même que la formation initiale des infirmières et des infirmiers a connu de nombreuses évolutions au cours de ces dernières années, les autorités publiques ont engagé une profonde réforme de la formation continue des soignants. A compter du 1er janvier 2023, les infirmières libérales devront ainsi se conformer aux obligations de la certification professionnelle tous les 6 ans. Pour certains, cette nouvelle réforme de la formation continue des soignants se révèle promise à un succès déjà annoncé.

De la formation continue à la re-certification obligatoire, les compétences au cœur de la politique de santé publique

 

On se souvient des innombrables réactions des infirmières libérales, des médecins et plus généralement des professionnels de santé, lorsque la certification obligatoire les concernant avait été décidée à l’été 2021. Il s’agissait, à l’époque, pour le ministère de la Santé de garantir la qualité des soins en étant plus contraignant envers les soignants concernant leur formation continue, tout en élargissant aussi les champs d’application de ces nouvelles obligations. Pourtant, tous les professionnels de santé, qu’ils exercent en libéral ou à l’hôpital, n’ont pas attendu cette certification obligatoire pour être contraint de se conformer à ces prescriptions en matière de formation continue.

Les infirmières libérales connaissent depuis 2013, les impératifs et les modalités d’application du DPC, qui sera intégré, il faut le préciser, au nouveau parcours de formation. En revanche, toutes les législations antérieures relatives à la formation continue des infirmières et infirmiers libéraux et plus généralement des soignants n’ont pas permis d’atteindre les résultats escomptés. Mais cette nouvelle exigence de la certification obligatoire se veut plus ambitieuse, et pour Daniel Guillerm, vice-président du CNPI (Conseil National Professionnel infirmier), cette décision fera date car elle mobilise, selon lui, les professionnels eux-mêmes trop longtemps écartés de toutes ces décisions les concernant directement.

« Ce qui différencie ce que nous sommes en train de mettre en place d’une usine à gaz, c’est la gouvernance »

Une nouvelle contrainte, de nouvelles obligations pour les infirmières libérales

 

Le vice-président du CNPI explique en effet que la non-efficience des dispositifs adoptés par le passé était à rechercher dans leur « aspect descendant ». Les autorités sanitaires décidaient d’un programme de formation, applicable à tous les soignants sans prendre le temps de la discussion et encore moins de la concertation. L’ordonnance, publiée au Journal Officiel le 21 juillet 2021, fixe un cadre directif, que chaque profession de santé va pouvoir co-aménager et co-imaginer. Les règles générales sont connues : tout professionnel de santé devra suivre un minimum d’actions de formation par période de 6 ans, et ce dès le 1er janvier 2023. Pour les infirmières libérales et les soignants déjà en activité à cette date, leur première obligation sera applicable dans les 9 ans soit avant le 1er janvier 2032.

C’est donc autour de ces règles générales, que les professions de santé vont pouvoir élaborer les conditions et les modalités d’application. Un décret, paru au Journal officiel du 12 mai 2022, définit la composition et le fonctionnement de l’organisme en charge de l’application du dispositif : le Conseil National de la Certification périodique (CNPC). Ce CNPC sera ainsi composé de 7 commissions, représentant les 7 professions à ordre, concernées par ce dispositif : les infirmières, les médecins, les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes, les pharmaciens, les masseurs-kinésithérapeutes et les pédicures-podologues. Chacune de ces professions participera activement, au sein du CNPC, à l’élaboration du référentiel de la certification périodique, qui sera officiellement édicté par le ministère de la Santé, après avis de la Haute Autorité de Santé (HAS). Enfin, en confiant le contrôle de ces nouvelles obligations à chacun des ordres professionnels concernés (l’ONI pour les infirmières et infirmiers donc), les autorités ont donc contribué à ce que la mobilisation des professionnels soit pleine et entière. Et c’est ce qui contribue à susciter un certain optimisme de la part de certains professionnels, qui se félicitent que le ministère de la santé ait précisé que :

« chaque CNP représenté au sein de ces instances professionnelles pourra disposer d’un cadrage en vue de produire son référentiel de certification et le programme de formation correspondant »

 

Pensez-vous, vous-aussi, que cette certification obligatoire marque un réel tournant pour la formation continue des infirmières et infirmiers libéraux ? Qu’en attendez-vous précisément ?

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04 juillet 2022

Oui je pense qu'une obligation de formation continue est le cœur de notre métier. La médecine évolue constamment et nous devons toujours être au top de nos pratiques. Bcp de libéraux ne font/faisaient pas formation sous prétexte de manquer de temps... Et deviennent incompétents dans leurs soins quotidiens. Pour moi qui me suis toujours formée c'est une sorte de reconnaissance de ma conscience professionnelle.

04 juillet 2022

Bonjour les IDEL Tres sceptique sur notre avenir entre la diminution nette des soins (beaucoup moins de soins post-op entre injections et pansements ..), les médecins lib primés par la caisse (belle prime) à condition de prescrire le moins de soins possible !!, l’HAD qui s’impose ,malgré la volonté de nos patients de nous garder à leur retour d’hospit (« pas de sortie sans HAD » sous menace de ne pas être remboursés !!! , ce BSI minable (je peste à chaque fois que je remplis ce torchon qui se veut tout sauf individualisé et précis !!!) dont la cotation tend à diminuer ,sans parler des aux de vie qui sautent sur les toilettes (attention partielle : ongles , cheveux et autres régalades vois avec ton ide !!!) , l’augmentation de l’essence ??!!!, un déplacement deçà des 4 euros des kines ou 10 des med ???, une indemnité kilométrique pourrie malgré la hausse ??!, des km payes à hauteur de 300 puis après 🖕, les grands oubliés du ségur que nous sommes !!( j’ai travaillé jusqu’au bout durant cette crise affreuse enceinte de jumeaux en 2019/20 et un petit en 2021 !!!) , les pharmaciens qui se prennent pour des idel et n’en ont pas fini (réclament les petits pansements sous prétexte d’être achalandés !!?), les contrôles minables de la sécu depuis leur petit bureau ?!!! , et après on nous vante les formations style IPA ???? ici perso , les docs sont au renouvellement mensuel (voire plus ) et ne sont pas prêts de laisser une place !!!! Alors , cette nouvelle réglementation se passera de moi !!! P.S : passée en correctionnelle il y a 10 ans pour « surplus de travail » et j’en passe !

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