S’installer comme infirmière libérale, une vocation plutôt qu’un choix ? - Albus, l'appli des infirmiers

S’installer comme infirmière libérale, une vocation plutôt qu’un choix ?

 

Le choix de s’installer en tant qu’IDEL séduit de plus en plus d’infirmières et d’infirmiers. Devenir infirmière libérale constitue une véritable vocation pour de nombreuses étudiantes en IFSI, et cela devrait se poursuivre, puisque les initiatives se multiplient pour rendre le quotidien des IDEL(s) encore plus « satisfaisant ». 

 

Devenir infirmière libérale, des motivations profondes pour une profession en pleine transformation

Selon les chiffres de la Drees (Direction de la Recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), on comptait en France, à la date du 1er janvier 2021, 764.260 infirmières et infirmiers (une profession largement féminisée 85.56 %). Parmi ces professionnels de santé, on recensait 490.197 infirmiers hospitaliers, 139.036 infirmiers salariés autrement qu’à l’hôpital et 135.027 IDEL(s) ou mixtes. La part d’infirmières libérales dans les effectifs de la profession ne cesse de s’accroitre, puisqu’on est passé de 16.15 % d’IDEL(s) en 2012 à 17.66 % en 2021. Si l’exercice hospitalier constitue un passage obligé avant de pouvoir s’installer en tant qu’infirmière libérale, on constate enfin que les étudiantes et étudiants en IFSI sont aujourd’hui plus enclins à se projeter dans un avenir « libéral » qu’autrefois.

La question des motivations se pose alors. En d’autres termes, pourquoi une IDE prend la décision de s’installer en tant qu’infirmière libérale. C’est la question que la plateforme Medelse a posé aux infirmières et infirmiers en 2021. Deux motivations concentrent la quasi-totalité des suffrages :

Pour 98 % des IDEL(s) interrogés, la relation avec le patient en libéral explique ce choix de vie

Et pour 94 % des infirmières libérales, ce choix a été motivé par la « possibilité de gérer soi-même son planning ».

Des solutions pour accompagner encore plus efficacement les infirmières libérales

 

Si l’étude poursuit en listant les nombreux sujets de satisfaction des infirmières et infirmiers libéraux, elle s’attache aussi à en pointer le principal « défaut » : les tâches administratives. Mais dans l’ensemble, les infirmières libérales considèrent l’exercice plus satisfaisant que pénalisant puisque près de 9 IDEL(s) sur 10 (86 %) « referaient ce choix aujourd’hui ». L’étude souligne que cet enthousiasme contraste avec ce qui se passe à l’hôpital, « où 40% des infirmiers en hôpital souhaiteraient changer de métier ».

Au-delà des résultats de cette étude, de nombreuses initiatives sont prises pour répondre aux attentes exprimées par les infirmières libérales, tant au moment de leur installation que pour ce qui concerne la gestion d’un cabinet infirmier. Puisque ce mode d’exercice attire de plus en plus (et notamment les jeunes générations), ces initiatives se concentrent donc essentiellement sur cet écueil de la profession à savoir l’accompagnement dans ces tâches administratives.

On peut, par exemple, citer la convention signée entre l’Ordre National des Infirmiers (ONI) et celui des Experts-Comptables au début du mois d’avril.

« L’objectif de la convention est de favoriser l’accompagnement, par les experts-comptables, des infirmiers qui créent leur activité. Elle a également pour finalité de prévenir et traiter les difficultés éventuelles des sociétés et des professionnels libéraux »

Mais les initiatives sont aussi plus locales, afin d’apporter des réponses plus personnalisées encore. Ainsi dans la région Auvergne Rhône Alpes, une inter URPS a été créée pour répondre aux ambitions des infirmiers libéraux et plus généralement à tous les professionnels libéraux de santé représentés (Les 10 Unions Régionales des Professionnels de Santé des libéraux se sont donc regroupés pour concentrer leurs efforts). L’objectif affiché de cette inter URPS reste de défendre et de renforcer les atouts de l’exercice libéral pour tous les professionnels de santé. Il s’agit notamment de faciliter l’engagement des infirmiers libéraux et des autres soignants au travail coordonné, tant souhaité par les autorités sanitaires. Là encore, cet accompagnement doit se traduire par des outils dédiés et partagés devant faciliter la tâche de chacun, notamment à travers les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS).

 

Tout concourt donc à rendre l’exercice libéral de la profession infirmière plus « satisfaisant » pour les IDEL(s) eux-mêmes, ce qui devrait impliquer un renforcement voire une accélération de cette hausse continue des vocations.

 

Et vous, quel est selon vous le principal point de progrès pour rendre le métier d’infirmière libérale encore plus attrayant ? Estimez-vous que le nombre d’IDEL(s) va continuer à croitre dans les prochaines années ?

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