Les relations entre les infirmières libérales et les familles des patients

Les relations entre les infirmières libérales et les familles des patients

Même si la loi ne définit pas vraiment la relation qui doit exister entre l’infirmière et la famille de ses patients, on constate que, bien souvent, l’infirmière libérale et les parents, enfants ou autres proches du malade, se rapp

rochent et rentrent dans une relation qui va au-delà des exigences législatives.

l'infirmière libérale et les relations avec les famillesUne relation peu encadrée par la loi

Une relation entre infirmière et famille du patient n’est pas vraiment prévue par la loi, contrairement à d’autres éléments comme la facturation des actes infirmiers (pouvant être gérés grâce à un logiciel de gestion infirmier). Peu de références y sont faites. Il est seulement indiqué que l’infirmière a pour rôle d’informer ses patients et leur entourage. En revanche l’infirmière est soumise au respect du secret professionnel, l’obligeant à ne rien divulguer sur la maladie de ses patients et sur les soins qu’elle leur apporte. Entre information et secret professionnel, les frontières sont donc très minces et parfois difficiles à délimiter. De plus, un malade est en droit de choisir une « personne de confiance » qui l’accompagnera dans la maladie et pourra prendre des décisions à sa place s’il s’avère qu’il n’est plus en état de le faire lui-même. Dans une telle situation, un rapprochement se fait alors entre cette personne et l’infirmière. Mais dans tous les cas, il n’est pas prévu de relation spécifique entre l’infirmière libérale et les familles des patients. Et pourtant, bon nombre d’infirmières privilégient une bonne entente et une relation de proximité au quotidien.

Une relation de communication

Quand on devient infirmière libérale on pénètre plus ou moins dans la vie privée de ses patients, soins à domicile obligent. Et c’est pour cela que les IDEL privilégient souvent une relation de confiance. Le patient doit en effet pouvoir exprimer ses difficultés et ses mal-être, et l’infirmière doit être en mesure de lui apporter des réponses et du réconfort. La seule information prévue par la loi laisse alors place à la communication. Et quand la situation de santé du patient s’aggrave, la relation existant avec l’infirmière va au-delà du soutien du patient et elle s’étend de manière triangulaire en y faisant intervenir la famille. L’infirmière soutient la famille et la famille aide l’infirmière à mieux appréhender la maladie de son patient.

Une relation de collaboration

Une bonne relation entre infirmière et famille du patient semble donc indispensable. Et parfois, celle-ci va même au-delà d’une simple relation de communication et lie l’infirmière et la famille dans une sorte d’alliance qui a pour but d’accompagner le patient dans sa lutte contre la maladie. Ce type de relation existe surtout dans des situations graves et quand l’infirmière libérale a vraiment à cœur d’aider son patient à surmonter la maladie. L’infirmière peut alors accompagner la famille, l’aider à elle-même ne pas se décourager et à participer à l’amélioration de l’état du malade; et inversement, la famille peut aider l’infirmière à mieux comprendre son patient et à trouver des leviers de stimulation. La relation entre l’infirmière et la famille devient dans ce cas une base solide sur laquelle le patient peut s’élever.

Et vous, quelles relations entretenez-vous avec les familles de vos patients ? Qu’est-ce qui vous pousse à vous rapprocher des parents et enfants des malades que vous soignez ? Vos relations sont-elles différentes avec les parents d’un jeune patient et avec les enfants de personnes âgées ? Réussissez-vous tout de même à conserver certaines limites professionnelles ou pensez-vous que vous vous impliquez plus que vous ne le devriez ? Et comment gérez-vous vos émotions et celles de la famille dans une situation de fin de vie ?

By | 2018-04-12T15:47:43+00:00 7 décembre 2012|IDEL au quotidien|21 Comments

21 Commentaires

  1. Ben Abdallah Le 7 décembre 2012 - Répondre

    Les 2 à certains moments…

  2. Antoine Le 7 décembre 2012 - Répondre

    les 2 également!!

  3. Bx Le 7 décembre 2012 - Répondre

    Pareil !

  4. Banquart Lécuyer Le 7 décembre 2012 - Répondre

    Idem !

  5. Masseret Degraeve Le 7 décembre 2012 - Répondre

    Ça dépend de la situation

  6. Samphor Le 7 décembre 2012 - Répondre

    plus souvent c plus difficil de gerer la famille ke le patient lui mm!

  7. Durot-Renaudin Le 7 décembre 2012 - Répondre

    ….la famille…Le patient est bien..on fait tout pour qu’il le soit mais souvent pour les proches c’est pas assez…. c dur! 🙁

  8. Hammoud Le 7 décembre 2012 - Répondre

    tout dépend de la famille mais c’est plus souventun défi qu’un allié

  9. Gori Le 7 décembre 2012 - Répondre

    Un allié dans le soin,un défi ds la souffrance …

  10. Tine Le 8 décembre 2012 - Répondre

    je ne suis pas infirmiére j’ai eu une infirmiére libérale qui était superbe pour ca , malheureusement elle n’est plus parmi nous depuis 15 jours mais ces collégues sont pareils … et c’est important pour la famille et les malades..

  11. Poulain Le 8 décembre 2012 - Répondre

    tu vas avoir de gros probleme

  12. Hamm Le 9 décembre 2012 - Répondre

    c’est pas facile pr vous mais les familles ont besoin des infirmieres bises !!!

  13. Souakria Le 9 décembre 2012 - Répondre

    La famille ont besoin de notre soutien de notre relationnel.. C’est un grand moment pour eux et le dernier moment partagé avec leur proche… Vécu de l’HAD…

  14. Dalmasse Le 9 décembre 2012 - Répondre

    lesinfirmieres sont formidables dur job

  15. Vachon Le 9 décembre 2012 - Répondre

    tu a un metier magnifique mm si il ya des moment dur sais un metier merveilleux

  16. Pichois Le 9 décembre 2012 - Répondre

    très beau métier et fait par toi que du bonheur et de la chaleur mon Alex,mégas bisous !!!!!

  17. Mallet Le 9 décembre 2012 - Répondre

    en had nous sommes confronte au meme probleme dur dur

  18. Mallet Le 9 décembre 2012 - Répondre

    toujours entre deux frontieres

  19. Pezennec Le 10 décembre 2012 - Répondre

    ce n’est pas tant le décès du résident qui me touche mais l’empathie que j’ai pour la famille…

  20. Baboun Le 10 décembre 2012 - Répondre

    C’est à nous d’en faire un allié.. Pour notre la qualité de nos soins,pour le lien qui les unis et pour le confort des patients….. Jamais facile… Parfois trop présent bien souvent pas assez….

  21. Poli Le 10 décembre 2012 - Répondre

    Ça dépend des familles, des moments aussi mais en général on gère les 2…

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