Infirmières libérales : apprendre en s’amusant

Infirmières libérales : apprendre en s’amusant

Le XXIème siècle est assurément le siècle de la communication. Tandis qu’il y a quelques années en arrière, l’univers des jeux vidéos était réservé à une frange de la société bien particulière (enfants, adolescents, passionnés d’univers virtuels), il est aujourd’hui en passe de se démocratiser pour toutes et tous. À tel point que de nouveaux jeux vidéos apparaissent aujourd’hui pour éduquer et apprendre davantage que pour divertir. Ces «serious games» viennent apporter de l’information à toutes sortes de professions dont les infirmières libérales.

Le rôle des serious games

A contrario de l’image d’Epinal que se font les adversaires des jeux vidéo, ces derniers ne sont pas uniquement destinés à exterminer des extra-terrestres ou à remporter des trophées de courses automobiles. À l’image de son public, le jeu vidéo évolue et rend désormais virtuel des situations quotidiennes afin d’y transposer le joueur. Un jeu populaire tel que «Les Sims» ne fait que refléter  des pans de la vie de tous les jours afin d’offrir au joueur un double virtuel, une vie parallèle.

serious game infirmiere liberale logiciel teletransmissionLes concepteurs de jeux vidéo poussent davantage l’immersion via les serious games. Ces simulateurs ultra perfectionnés sont étudiés pour former ou pour améliorer des aptitudes ou des capacités. Il n’est ainsi plus très rare de voir des pilotes d’avion s’habituer à tout le matériel d’un cockpit et pouvoir faire décoller un Airbus uniquement grâce à l’utilisation d’un jeu vidéo. Il est désormais temps de comprendre le but d’un serious game et son utilité pour une infirmière libérale.

 

Soyez une IDEL virtuelle

Les serious games ont peu à peu envahi l’univers médical. Ce domaine nécessitant précision et minutie, les concepteurs de jeux vidéo y ont vu un moyen ludique et intelligent de faire tester aux médecins, soignants et infirmières libérales leurs aptitudes diverses. La firme Audace a récemment sorti le serious game appelé «Florence» relatant le parcours d’un patient dans une unité de soins. Les infirmières en structures hospitalières peuvent ainsi se tester virtuellement face à un cas de maladie nosocomiale. Audace ne délaisse pas pour autant les IDEL puisque cette compagnie travaille actuellement sur un serious game ayant trait au réglage d’une pompe à morphine. Ce dispositif particulier est totalement raccord avec une pratique virtuelle qui permettra aux IDEL de se tester et de répéter des gestes identiques à ceux qu’elles effectueront sur de véritables patients.

Les créateurs de serious games ont compris la nécessité d’intéresser les IDEL. Cette frange active est indépendante et maîtrise parfaitement l’univers informatique comme le prouve leur utilisation d’un logiciel de gestion infirmier. Ce même logiciel est, à l’image du futur des serious games, accessible depuis les téléphones mobiles.

Les médecins pourront prescrire des applis mobiles à leurs patients afin de les aider à adopter le meilleur comportement face à leurs pathologies.

Pour info, il existe également de nombreux projets de serious games destinés, non plus aux soignants, mais aux patients, dans le but d’améliorer l’observance d’un traitement, la compréhension d’une pathologie ou le suivi d’un régime diététique. Certains observateurs spécialisés dans le domaine de l’e-santé prévoient même, à terme, que des médecins puissent prescrire des applis mobiles à leurs patients afin de les aider à adopter le meilleur comportement face à leurs pathologies. Les serious games dans le domaine médical n’ont pas fini de faire parler d’eux.

Et vous, pensez-vous qu’il est possible de se former à des techniques de soins grâce à des jeux vidéo ? Voyez-vous cela comme un progrès ou un danger pour les infirmières libérales ? Trouvez-vous qu’il manque le facteur humain, essentiel pour la formation ? Allez-vous acheter des serious games consacrés aux IDEL afin de simuler des actes que vous répéterez par la suite ?

By | 2018-04-12T15:44:06+00:00 19 août 2013|IDEL au quotidien|0 Commentaire

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