Burn-out de l’infirmier libéral : le soir venu, savez-vous poser la blouse ?

Burn-out de l’infirmier libéral : le soir venu, savez-vous poser la blouse ?

Combien d’entre vous ont été victimes du burn-out ou épuisement émotionnel et physique ? Combien d’entre vous s’en sentent proches, à la limite du stress chronique ? Pourtant certains d’entre vous ont su et ont pu s’en sortir, d’autres ont retrouvé la sérénité en délaissant la blouse blanche et les intraveineuses pour de vrais loisirs, devenus parfois de réels seconds métiers une fois les tournées de patients achevées.

Le burn-out ou épuisement professionnel : la maladie chronique de la relation « d’aide », de l’IDEL notamment

Selon A. Seiglan, présidente de l’association AILLES Languedoc, le burn-out infirmier, ou médical plus généralement, se compose de trois phases : l’épuisement émotionnel, la déshumanisation de la relation à l’autre puis le sentiment d’échec professionnel ou d’incompétence. « 50% de la population médicale ne présente heureusement que la première phase. C’est une maladie spécifique de la relation d’aide, qui touche aussi les éducateurs, les pompiers, les psychologues et bien sûr les infirmiers libéraux ».

 Les trois étapes du burn-out infirmier

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Le premier symptôme, la fatigue émotionnelle, se lie au type même de la profession en étroite liaison avec le patient. La relation professionnelle primant, normalement, sur l’affectif, il arrive que trop de situations difficiles entraînent un débordement d’émotivité qui devient de plus en plus incontrôlable d’autant plus lorsque ce trop-plein vient se lier à une surcharge d’activité physique intense.

Le second symptôme, la déshumanisation de la relation à l’autre, entraîne la sensation de mal-être face aux patients soignés ou à l’entourage affectif du soignant. Les gestes deviennent mécaniques et le sentiment d’aigreur prime sur le sentiment d’accomplissement du travail effectué. Enfin l’incompétence professionnelle marque le pas d’un non-retour : démotivation, culpabilité, dévalorisation de soi-même face à son travail ou sa vie en général…

Les dangers des glissements vers ces différents stades sont grands tant la profession d’infirmier libéral sollicite un dévouement comme une gestion parfaite du stress, des responsabilités tout comme de l’émotivité, sans compter les exigences parfois démesurées des patients confondant « assurer un service » avec « être au service de « …

Toutefois si vous vous reconnaissez dans ces descriptions ne cédez pas tout de suite à la panique ou aux anxiolytiques, il y a des solutions !

Quand l’infirmier libéral prend la plume : la sérénité retrouvée

Sandrine Biyi, infirmière libérale en Gironde témoigne facilement de son expérience passée en avouant tout simplement que sa fatigue émotionnelle et physique en était arrivée au stade de ne plus supporter ses patients. Ainsi à 40 ans, après plusieurs années de pratique, elle craque après le décès d’un de ses patients en fin de vie.

Après deux ans à ne plus gérer que de l’administratif, elle revient pourtant à ce métier avec un nouveau regard et ce, notamment grâce à l’écriture et à sa passion pour l’histoire médiévale. Aujourd’hui, elle exerce à nouveau son métier d’infirmière libérale avec passion et s’exerce à la littérature avec succès, remportant notamment deux prix littéraires.

Ainsi d’autres infirmières ont testé l’aventure littéraire telle Anne Pivot et son livre touchant et sincère, Les pains au lait du lundi et autres gourmandises, où elle distille avec tendresse et humour ses aventures d’infirmière libérale : « Penser avant de panser n’est-il pas finalement un véritable luxe par les temps qui courent où la pratique s’automatise, où les protocoles à appliquer font lois, où toute parenthèse temporelle dans une activité de plus chronophage est interdite ? ».

Ainsi certains d’entre vous prennent la plume pour raconter leur quotidien ou pour en sortir, d’autres s’essaient à des styles moins conventionnels mais tout aussi efficaces : le blog. Écrire, partager des sentiments, des difficultés, a sauvé certains de vos collègues IDELs des abîmes de la dépression. Même si, vous n’hésiteriez pas en grande majorité à conseiller d’exercer votre métier d’infirmier libéral, n’oubliez pas qu’il y a aussi une vie après le travail !

Que pensez-vous de cette description du burn-out ? Avez-vous déjà senti que vous glissiez vers ce type de pathologie et si oui, comment avez-vous fait pour retrouver votre motivation professionnelle des débuts ? Que pensez-vous des expériences littéraires de vos collègues ?

By | 2018-04-12T15:38:14+00:00 9 octobre 2014|IDEL au quotidien|103 Comments

103 Commentaires

  1. Inès Chenaoui Le 9 octobre 2014 - Répondre

    Le sommeil agité ,

  2. J’en ai fait 1 il y a 2 ans et c’est dur de s’en remettre

  3. Sandrine Soto Le 9 octobre 2014 - Répondre

    Moi en plein dedans!

  4. Evelyne Egret-Marin Le 9 octobre 2014 - Répondre

    En plein dedans aussi!!

  5. Idel Cath Catherine Le 9 octobre 2014 - Répondre

    hélas, l’an dernier: 6 mois d’arret; je me commence à aller mieux, ma situation financière a en pris un sacré coup… je remonte doucement la pente…..ai vécu 4 mois avec moins que le RSA! ai soldé mes impots, car s’arreter ok: mais les charges fixes continuent………..dur dur!!!

  6. Caroline Thevenet Le 9 octobre 2014 - Répondre

    C est tellement vrai on est épuisée et un râler le bol s installe !!!

  7. Vincent Rivet Le 9 octobre 2014 - Répondre

    J’ai connu, l’horreur. Une hospi de deux semaines suite à une tentative d’autolyse :((

    • martin Le 11 mars 2015 - Répondre

      Bonjour, je vois votre commentaire et ça me glace, car au stade ou j’en suis, je suis a 2 doigts de totalement craquer, j’ai tenté des thérapies, pensant que ça irait pieux, mais depuis des années je me voile la face, je prend conscience que mon métier me gâche la vie.
      Je voulais savoir si vous étiez toujours infirmier, et quelles solutions avez vous trouvé pour vous en sortir

  8. Samantha Boissady Le 9 octobre 2014 - Répondre

    4 mois sans aucuns repos ça me gagne!!!

  9. Roselyne Rousse Le 9 octobre 2014 - Répondre

    alors ca ne va surprendre personne moi aprés avoir tirée sur la corde j ai eu des années trés tés dur moral pression tention divers a tous les niveau cadres medecin collégues arret non remplacé gestion du temp d travail difficile journée a ralonge et et et vous voyez et bien j ai pris une retraite partiel 28ans ds le services publique et 3enfants j ai repris assez vite un mi temp dans une clinique privée beaucoup moins bien payez vraiment et stress qui remonte et conditions de travaille difficile il faut faire le travaille de deux toute seule fermeture dunité le samedi matin apres les depart du matin et les transfert sur les autres unité avec ce que cela comporte comme suplement de travail 6ans de ce regime et j ai demissionner j en pouvais plus voila quand trop dur financierement de l interim jusqu a ma retraite complete dans 2ans je prcise que j ai deja tout les trimestre demandé pour ma retraite voila pour info ai 58ans

  10. delphine willaume Le 9 octobre 2014 - Répondre

    En plein dedans! je vois tout en noir! j’ai beaucoup d’angoisses!!!

  11. Nadia Cheryane Le 9 octobre 2014 - Répondre

    notre métier n’est pas en cause mais conditions du coup démotivation et questionnement important

  12. Cécile Andre Le 9 octobre 2014 - Répondre

    Une semaine de réa et déjà 3 semaine en psy et j’ai plus envie

  13. Evelyne Egret-Marin je vais bof bof c très difficile de remonter la pente et la fibromyalgie me pourrit la vie ! Je me sens incapable d’aller bosser presque agoraphobie je fuis l’extérieur les gens…moi Ki aurait cru ?! Et toi Komen tu vas ? Je savais pas que toi aussi en plein burn out

    • Evelyne Egret-Marin Le 9 octobre 2014 - Répondre

      Oui, on ne s’y attend pas. Moi c’était plutôt l’accumulation boulot/ Romain qui m’a foutue en l’air…
      Je suis en arrêt depuis juin et je le demande si je vais poursuivre en tant qu’IDE ou changer de voie. Je n’ai envie de rien, suis indécise… Pas facile, mais tu connais ça!

  14. Inco Gnito Le 9 octobre 2014 - Répondre

    Ç est pour cela que ns tournons à 3 pour prendre le relais quand 1 de ns est à bout, ns discutons bcp et passons le relais qd ça ne va pas.

  15. Christelle le Cam Le 9 octobre 2014 - Répondre

    peur,car je sens qu’il n’est pas loin………

  16. Nathalie Courtois Le 9 octobre 2014 - Répondre

    Un moment donné tout s’écroule autour de soi , on ne se reconnaît plus , plus d’envie ! Je me demandais à 36 ans si je n’étais pas maso ,seule avec 3 enfants ( toujours travaillé ) , pas de mamie pour aider avec ces horaires atypiques ! Vidée moralement et physiquement . Un jour je me suis dit , quelque chose doit changer et c’est vital .
    Voilà 2 ans que j’ai arrêté mon travail d’infirmière libérale ( ou parfois je me disais infirmière administrative 🙁 ) et le plus dur a été de trouver autre chose qui pouvait me plaire car hors de question de continuer dans cette voie qui était devenue pour moi destructrice. Je n’ai pas su me  » protéger  » alors que j’aimais tellement ce  » travail  » je le mets entre guillemets car je pense ne pas l’avoir assez considéré en tant que tel ! J’étais trop  » engagée « , pas assez de recul .Je suis maintenant passée à autre chose , toujours dans les relations humaines mais sans cette  » connotation » du soin propre . Quel soulagement et apaisement ! Je ne pense pas qu’  » infirmière  » soit le métier de toute une vie, surtout dans notre société actuelle mais peut être suis je trop pessimiste ? 🙂

    • Evelyne Egret-Marin Le 9 octobre 2014 - Répondre

      Qu’est-ce que tu fais maintenant, si c’est pas indiscret ?

    • Anne-sophie Leroy Le 9 octobre 2014 - Répondre

      Exactement même ressenti que toi! Infirmière depuis 10 ans, là j’arrête et tourne la page, et quel apaisement depuis que j’ai pris cette décision!!!

      • sposito Le 10 octobre 2014 - Répondre

        tu fais quoi ?

    • Myriam Idel Le 9 octobre 2014 - Répondre

      je te rjoinds nathalie, je crois que ce metier n’ai pas fait pour toute une vie.. il faut savoir le faire avec beaucoup de passion et de joie mais il faut aussi avoir le courage de dire stop et de repartir vers d’autres horizons.. je suis admirative quel courage de prendre cette decision, car on n’aime se metier on l’aime profondement et le quitter ne doit pas etre une demarche facile a vivre… tous mes voeux de bonheur et de prosperite dans votre nouvelle vie..

    • Kris Zoller Le 10 octobre 2014 - Répondre

      J’ai le même parcours et aussi 3 enfants et seule. Le burn out, suivit d’une dépression d’où j’ai du mal à sortir…Une famille non solidaire. J’ai hâte d’aller mieux pour faire……autre chose!

    • Jessica Petri Le 10 octobre 2014 - Répondre

      Je pense que faire autre chose t’aidera a aller mieux!

    • Anne-sophie Leroy Le 11 octobre 2014 - Répondre

      Je te rejoins Kris , les proches ne comprennent pas forcément tout ça, ce mal être , et ne sont pas solidaires, ce qui nous enfonce encore plus…
      Tiens le coup, je sais ce que c’est… moi ce qui m’a permis d’aller mieux c’est de prendre ma décision ferme et définitive de tout arrêter, car ce métier me détruisait

  17. Oui très bien ! Moi je te conseillerais de soit changer de voie ou trouver 1 poste d’ide vraiment calme et ac des horaires de bureau ! Si si ça existe ! Moi j’aurais du réagir plus tôt je sentais bien ke ça n’allait pas mais tjs la tête ds le guidon ! J’aurais aimé être ide coordinatrice j’avais trouvé 1 poste mais g pas réussi à dire oui c le burn out m’a dit mon psy je suis pas encore prête et peut être ke j’y serais plus jamais ! J’espère que tu remonteras plus vite la pente ke moi !

    • Evelyne Egret-Marin Le 9 octobre 2014 - Répondre

      Ah oui IDEC, j’y ai pensé aussi ms je ne m’en sens pas capable… 🙁
      Sinon, ça sera déco d’intérieur, reste à voir les débouchés!!!

  18. Sandrine Champ Le 9 octobre 2014 - Répondre

    J ai connu le burn out, l obligation de m arrêter, de couper le téléphone et d oublier un peu les problèmes de mes patients (ou avec certains médecins) qui ensevelissaient ma vie personnelle… J ai pris du recul, un peu de distance mais je reste tjs trop engagée quand je travaille. Je ne savais pas passer le relais, laisser le travail à ma porte d entrée. J ai appris, difficilement je l avoue : un travail reste un travail, pas plus, pas moins…. Apprenons à nous préserver, personne ne le fera pr nous

    • Myriam Idel Le 9 octobre 2014 - Répondre

      je te rjoinds completement mais malheureusement tu prends de bonne resolution que quand tu as ete touchee par le burn out…

    • Sandrine Champ Le 9 octobre 2014 - Répondre

      Malheureusement, il faut en passer par là pr en prendre conscience, c dommage…

    • Isabelle Houzet Le 11 octobre 2014 - Répondre

      c’est en en faisant l’expérience que l’on apprend à se protéger, quelque soit le métier !!!

    • Sandrine Champ Le 11 octobre 2014 - Répondre

      Ça reste dommage : on voit le mur arriver et jusq au dernier moment, on pense pouvoir l éviter

  19. Elodie Dupuis Le 9 octobre 2014 - Répondre

    Et le nombre d infirmière qui développe cancer du sein . Il disent que le stress y est pour bcp .moi 34 ans atteinte d un cancer du sein

  20. En plein burn et ne sait pas comment en sortir….

    • sandrine Le 20 novembre 2014 - Répondre

      Bonjour à toutes
      J’ai fait ce qui s’appelle un burn out comme vous avez pu le lire dans l’introduction de l’article.Le plus dur est de le définir,de mettre un nom qui rassure à cet état de fatigue.Je n’ai pas senti arriver cet épuisement professionnel. J’étais fatiguée, démotivée c’est sûr, mais je me sentais coupable de cet état car une infirmière dois toujours être forte n’est ce pas?Du moins c’est ainsi que les écoles nous forment,à être corvéable à merci. Un jour tout a craqué, a ne plus pouvoir se lever.J’ai tout arrêté en une semaine j’ai bazardé ma clientèle de vingt ans,je ne pouvais plus voir mes patients; J’ai eu la chance de trouver un boulot d’idec dans un ssiad. J’aurais pris n’importe quoi.Pourvu que j’arrête. Le ssiad? Le paradis pour moi,plus de soins,plus de patients ,des collègues,un ordinateurs et des papiers.J’ai pu remonter la pente doucement,,je ne parle pas des difficultés financières car les charges continuent mais j’ai échelonné mes paiements au maximum.Cela m’a pris trois ans. ,Je me suis efforcée de faire autre chose de ma vie, n’importe quoi,ce que j’aimais surtout. Pour moi c’était l’histoire médiévale. Je me suis jetée à corps perdu dans des recherches.Ma famille m’a beaucoup soutenu avec leurs moyens car ils n’ont pas comprit ce qui se passait .Je ne le comprenais pas moi même, mais il fallait arrêter que j’arrête sinon j’allais mourir. Je ne savais que ça. Et puis Julie, on remonte. Cela se fait insensiblement, car on fait le ménage dans sa tête, autour de soi et on va à l’essentiel. On fait table rase de personnes inutiles qui phagocytent, de choses inutiles d’obligations inutiles pour se consacrer à ce que l’on aime. Et ensuite,vraiment qu’est ce que l’on devient fort.
      Sandrine BIYI

  21. Sandrine Poux Le 9 octobre 2014 - Répondre

    en plein dedans aussi le plus dur c est de l accepter…que vais je devenir je viens d etre mise inapte a mon entreprise je ne sais quoi faire ensuite l important pour le moment c est de se recontruire et de faire comprendre a son entourage cet etat de burn out encore mal connu

  22. Murielle Vergnou Le 9 octobre 2014 - Répondre

    Moi 9 mois d’arret et juste repris. Le métier d’infirmière … plus question alors que j’adorais mon métier. Je suis devenue TIM

  23. Sylvia Micaelli Le 9 octobre 2014 - Répondre

    Je suis déjà passé par la …. …. En ce qui me concerne ce fut un mal pour un mieux … <3

  24. Philippe Poncharreau Le 9 octobre 2014 - Répondre

    Le risque est présent on accumule du stress de la pression on se dit que demain sera salvateur…et puis pas si facile de pouvoir s arrêter aussi

  25. Sandri-net Erry Le 9 octobre 2014 - Répondre

    oh que oui… au point de raccrocher la blouse moi qui tant mon métier… :*(

  26. Sandrine Metzger Le 9 octobre 2014 - Répondre

    A l’hôpital, quand on travaille de jour et pas le week end c’est exactement pareil. …. Ras le bol….

  27. En plein dans le mille!

  28. Chouquette Duf Le 9 octobre 2014 - Répondre

    C pas la profession c le stress autour la société

  29. Laetitia Mithridate Le 9 octobre 2014 - Répondre

    On le frôle ttes et ts g pense. Les métiers de la santé st tellement prenants! Des wonder-womans! Il faut pas se laisser bouffer rester juste ds son rôle d’ide sans outre passer nos limites avec le 🙂 bien sur!! Mais ns ne sommes pas psychologue esthéticienne pédicure avs et autres! Le respect va ds les 2 sens…
    Avec mes collègues on a réduit nos js de boulot Car 1 vie bien remplie aide a retrouver la patience kil ns faut!
    Courage a ts et ttes!!!!

  30. Jessica Petri Le 9 octobre 2014 - Répondre

    Pareil, en libéral depuis7 ans, 2 enfants en bas âge, pas de famille autour pour t’aider avec ces horaires de fou, découverte fortuite d’un ganglion, des kilo qui s’installent, des collègues qui te pourrissent la vie.. Et bin voilà maintenant c’est STOP!!!
    Je vais être infirmière d’éducation auprès d’un prestataire de santé en spécialité le diabète. Fini les toilettes, les alzheimer,… OUF!!!

    • Carole Di Benedetto Le 10 octobre 2014 - Répondre

      Moi aussi j envisage ce que tu vas faire car cumul dr 2 boulots libéral salariée. ..200 heure par mou stop en début d année enfin si je trouve

    • Jessica Petri Le 10 octobre 2014 - Répondre

      J’espère pour toi!!! Car 2 boulots c’est chaud!!! Tu es d’où?

    • Julie v Le 10 décembre 2014 - Répondre

      Comment devenir infirmière éducatrice auprès d un prestataire de santé ?

  31. Angela Cizo Le 9 octobre 2014 - Répondre

    Madvi Narainen Duval… On n’en est pas loin…

  32. Je comprends avec vos témoignages pourquoi j’ai plusieurs infirmières en soin Shiatsu. Bon courage et merci pour votre dévouement

  33. Anne Leithu Le 9 octobre 2014 - Répondre

    Fin 2011 aprés 2 ans de tensions et de problèmes au cabinet où on était 4 associées plus une vie personnelle bien compliquée je pense que j’étais à la limite du burn-out…les événements ont fait qu’après 2 mois d’arrêt j’ai tout plaqué pour repartir à zéro..aujourd’hui je ne regrette pas mon choix…certes je gagne moins en ne faisant presque plus que des remplacements mais j’ai retrouvé une qualité de vie que je n’avais plus depuis longtemps..je n’ai plus les contraintes administratives qui plombent les journées et je peux souvent prendre mon temps chez les patients…j’ai retrouvé le sentiment de faire du bon « boulot »

    • Virginie Ast-Kiefer Le 9 octobre 2014 - Répondre

      Coucou tu as repris du poil de la bête je vois ..suis trop contente ..moi suis partie aussi depuis juillet de ce cab après une énième réflexion qui a fait déborder le vase ..pas un merci pas un mot rien de personne sauf pat et une clé déposée dans la boîte aux lettres j ai lâché l autre aussi pour me consacrer qu à un et je ne regrette rien au contraire . Une collègue au top ..des journées bien remplies mais plus de repos complets .. et l impression de ne pas être qu une pièce dans la machine qu on actionnait quand on en avait besoin . J adore mon métier et je ne veux que ça cesse à cause de personnes mal intentionnées . Au plaisir de te revoir bizzzz

    • Anne Leithu Le 10 octobre 2014 - Répondre

      Eh ben c’est dingue de se retrouver ici…j’avais senti ton ras le bol la dernière fois qu’on s’était vu…suis très heureuse pour toi moi aussi…et on se revoit un jour pour parler de nos nouvelles vies autour d’un verre avec plaisir 😉 j’ai toujours ton tel si il a pas changé 🙂 bisous

  34. Mimi Kiala Le 9 octobre 2014 - Répondre

    j’aime

  35. Chris Verraz Le 9 octobre 2014 - Répondre

    Burn out, je suis en plein dedans!!! :'(

  36. Carmen Solovy Le 10 octobre 2014 - Répondre

    Mais que faire d autre?

  37. Elisabeth Gomez Le 10 octobre 2014 - Répondre

    Je suis passée par là. Et j’ai mis quelques mois à me remettre sur pied.
    Je n’ai plus la même vision des choses et j’ai aussi compris beaucoup.
    Je ne sais pas si ça vient de ça, mais j’ai fais un grand tri.
    Voilà, c’est dur, mais maintenant je suis vraiment vraiment bien.
    Courage pour tous ceux et celles qui sont actuellement mal…..

  38. Moncef Grombali Le 10 octobre 2014 - Répondre

    Libérez les infirmières libérales.

  39. Blandine Dronet Le 10 octobre 2014 - Répondre

    Je ne suis pas tombé dedans mais j’ étais à la limite. Par « chance », j’ ai eu un accident de la vie privé et j’ ai été en arrêt 10 mois. C’ est pendant cette convalescence que j’ ai compris qu’ il était grand temps de faire quelque chose. J’ ai donc trouvé une deuxième activité dans laquelle je m’ épanouis complètement!!!! Je suis avec des personnes non malades, et çà, çà fait du bien. J’ ai repris IDEL, mais à mi temps. Il n’ est plus question pour moi, de reprendre à temps plein, sinon, je stoppe complètement.

  40. Veronique Lecompte Le 10 octobre 2014 - Répondre

    Je vous comprend toute je pense qu’il y a un moment où on ne peux plus…je ne pense pas que je sois à ce point mais il est vrai que des fois on en peux plus…Les repos avc le téléphone même s’il ne sonne pas on est tj en train de regarder et quand il sonne grrrrr….la fatigue le stress des gens pas très compréhensif qui vous attendent à la minute près. ..j’aime mon métier et bien contente d’être en liberale mais c du boulot…dur des fois de lâcher prise car on pense tj à un patient comment il va ou s’il s’est calmé et nagace pas votre collègue. ..angoisser la veille de reprendre le boulot mais une fois que l’on y est ça va….je crois qu’il me faut des vacances (angoisser le téléphone)

  41. Claudine Burgarella Le 10 octobre 2014 - Répondre

    J’ai exercé cette profession pendant 42 ans avec passion et amour de mon prochain .. Et j’ai pris ma retraite et me suis mise à travailler dans le cabinet d’assurance construction de mon époux pendant 3 ans… Un changement pas si radical que cela car je me suis engagée à fond dans cette nouvelle orientation et j’y ai trouvé aussi beaucoup de plaisir, car Le contact humain, l’accompagnement sont présents dans beaucoup de professions … Ce qui nous mine dans notre profession d’infirmière à mon sens c’est de  » flirter  » au quotidien avec la vie,la mort , la souffrance au quotidien de notre prochain… Tout cela ajouté au quotidien de tout à chacun avec son lot de petits ou grands soucis.. … Avec le recul je me dis que le  » prendre soin » est applicable dans beaucoup de métiers ou l’aspect humain et relationnel sont prépondérants

  42. Chantal Mazenq Le 10 octobre 2014 - Répondre

    Trés dur de concilier boulot et vie de famille. Nuit Trés agitée aussi

  43. Je ne peux pas mettre un j’aime!!!! Ce serait incongru …. Mais oui faites tous et toutes attentions à vous, la vie est trop précieuse, sachons nous sauvegarder en étant parfois égoïste ! Je sais que ce n’est pas facile et dans nos habitudes mais il faut que nous prenions aussi soin de nous sinon, comment continuer notre travail?? Courage les IDE!!!!

  44. Stephanie Henry Le 10 octobre 2014 - Répondre

    on l a déjà!! on le gère au mieux!!

  45. Alain Maillard Le 10 octobre 2014 - Répondre

    infirmiere à domicile c’est courir aprés la rentabilitée (et l argent) mais arrivé a 50 ans recherche emplois stable a l hopital

  46. Valérie Gramont Le 10 octobre 2014 - Répondre

    Em plein dedans

  47. Nathalie Courtois Le 10 octobre 2014 - Répondre

    Courage….question de temps pour avoir du recul et se sentir mieux ! Décrocher prend du temps mais il est nécessaire de se l’autoriser sans se culpabiliser 😉
    Le déclic se fera en temps et en heure…. patience . Il faut juste un jour  » J  » recadrer ses priorités !

  48. Bambi Dysney Le 10 octobre 2014 - Répondre

    le burn out n’est pas réservé seulement aux soignants, cela existe dans tous les métiers. les femmes sont, je pense, les plus touchées car elles travaillent et en rentrant il faut encore s’occuper des enfants, de la maison, etc… toutes les tâches ménagères que les époux ne « savent pas faire » !!!!! j’en ai fait un à 36 ans, j’étais hypertonique et je me suis retrouvée comme une lavette, sans force ni volonté, enfin une nullité comme je le pensais à ce moment là. j’étais assimilée cadre et le surmenage m’a démolie mais maintenant je sais gérer mon stress et je connais mes limites. j’ai 61 ans et la retraite au 1er décembre prochain, vive la vie, il faut rester optimiste. bon courage à toutes celles qui sont touchées par le burn out , on arrive à s’en sortir mais il faut de la volonté.

  49. Wilda Mars Le 10 octobre 2014 - Répondre

    Je l’ai frôlé l’année dernière et je ne supportais plus la vue d’un hôpital et ne m’imaginais mm plus y bosser!!! Des vacances loin de tout et now c’est bien derrière moi!!! Faut savoir lâcher prise à un moment et penser à soit!!!

  50. Estelle Parquet Le 10 octobre 2014 - Répondre

    Quand ça nous arrive il faut savoir le détecter et prendre les mesures nécessaires pour en sortir pour moi il est vrai n a pas été si compliqué j’ai changé de service.

  51. Nicole Sudre Le 10 octobre 2014 - Répondre

    Ça c’est fait !

  52. hub Le 10 octobre 2014 - Répondre

    Moi idem, surtout a cause des charges qui ont augmenté d’une façon honteuse et qui nous fragilisent. Travailler plus pour gagner moins c’est la réalité cette année……..

  53. C’est clair qu’il faut savoir se protéger … Nos patients nous mangent petit a petit si on ne fait pas attention …. Alors rien de tel qu’un bon break de temps en temps on se fait remplacer et on se pose … On pense a soi a sa famille on prend le temps de vivre … On n’est pas des machines … ;))

  54. Estelle Gabarel Le 10 octobre 2014 - Répondre

    HS : mettez une photo de mains d’adultes la prochaine fois, ce que ces mains de petit enfant évoquent est horrible.

  55. Marie-francoise Weisse Le 10 octobre 2014 - Répondre

    je trouve que l infirmiere en fait de plus en plus passage du bassin, lit ,toilette dans certains services il manque des aides soignants

  56. Gilliung Titine Le 10 octobre 2014 - Répondre

    Quand je lis les témoignages je prend concience que j’étais en burnout avant de partir en retraite et pourquoi j’ai du mal démerger d’une sorte de grande fatigue…..celà va faire 2 ans et toujours l’impression de me faire « bouffer » par quelque’un , quelque chose et que rien n’avance assez vite à mon gout et que moi même je n’ai plus d’energie……………

  57. Noëlle Dupont Le 10 octobre 2014 - Répondre

    Oui je suis passée par la il y a presque 10 ans presque un an d arrêt maladie une thérapie je ai repris mon travail que je adore mais il faut apprendre a prendre soin de soi et une distance avec son métier et sa vie privée ce est dur mais on y arrive

  58. Anne Michèle Le 10 octobre 2014 - Répondre

    J en ai fait un il y a 2 ans, j ai été en arret, et je suis tjs suivie et sous anti depresseur, je suis liberale et avec une collegue de – 11ans que moi. Elle voulait tjs en avoir plus et moi de gros pbs de santé avec mes yeux, tjs courir, elle n acceptait pas à l epoque le fait d’avoir des remplacantes, il fallait tjs qu elle intervienne, peur de perdre des patients et du fric. Et elle prenait pratiquement tout les gros soins HAD que moi je n avais jamais pratique, je suis diplomée depuis 92 d ou l apparition d un stress supplémentaire. J ai fini par prendre du recul mais le burn out esttjs là. Pfffff.

  59. C’est quoi cette photo ??? On dirait un enfant qui se noie, ca craint !!!!!

  60. Marie-laure Leclercq Le 10 octobre 2014 - Répondre

    Suis MKDE si vous associe des problèmes familiaux avec des parents souffrants et un compagnon Toxique qui pratique une forme de harcèlement moral …. Vous avez un cocktail d étonnant …ce fut mon cas en Juin 2011 Mais lorsque l on remonte … On est +forte Courage

  61. Fabienne Perez Le 10 octobre 2014 - Répondre

    Le burn out est un luxe que je ne peux me payer lol bon après on ne travaille pas dans les mines de souffre de la cordillère des Andes pour 2,5€ par mois !!!! J ai 39 ans je suis gravement malade coxarthrose stade pose de prothese !!! La je sors de l hosto ….. Je suis divorcée et maman d un petit garçon de 6 ans à élever seule !!! En Ethiopie et au Darfour y a 0 dépression Beh je partage cette philosophie !!!! Car quand je vois mes copines au RSA ou aux restos du
    Cœur pour nourrir leurs petits …. Beh simplement l idée du burn out s évanouit comme par magie

  62. Marie-annick Gourmelon Le 10 octobre 2014 - Répondre

    En plein dedans , mais en privé , 53 ans et ……ASSEZ , je n’en peux plus , ils auront notre peau !

  63. Nadia Cheryane Le 10 octobre 2014 - Répondre

    Si je puis me permettre Nathalie courtois vous faites quoi actuellement comme métier?

  64. Nathalie Courtois Le 11 octobre 2014 - Répondre

    Actuellement je suis en 4 ème année de formation d’ostéopathie . J’avais commencé déjà un avant de me déclarer en  » cessation d’activité » ! C’était ma bouée de sauvetage  » pré noyade  » ! Cela me permettait de sortir de mon isolement d’infirmière libérale , ne plus entendre certains patients se plaindre pour des bêtises et être tellement exigeants ( je ne le supportais plus ) ! Emotionnellement j’étais arrivée à saturation , vidée et voir d’autres professionnels de santé ( surtout kiné ) me ressourçait .
    Le plus dur a été de « re  » trouver confiance en moi , me dire qu’il y a d’autres choses dans la vie ( professionnelement parlant car ma priorité était devenue l’équilibre familial avec mes 3 garçons ) et arrêter de douter sur le fait que je pouvais un jour quitter la blouse blanche d’infirmière. Assez paradoxal d’écrire cela car je réfléchis actuellement sur le fait de passer mon concours de cadre de santé ce dont je n’ai jamais voulu même entrevoir jusque maintenant. Je me découvre, je me reconstruis , j’avance à mon rythme  » doucement mais sûrement » 🙂 et je fais des projets , c’est le plus important 😉

  65. Nathalie Courtois Le 11 octobre 2014 - Répondre

    @ Fabienne Perez .
    Le burn out n’est pas  » une maladie  » qu’on décide d’attraper ou pas ! C’est un mal insidieux qui s’installe au fur et à mesure des années jusqu’au point de non retour ! Et on n’en connait pas les  » symptômes  » !On peut effectivement , dans un premier temps « ‘rejeter cet état  » :  » de quoi je me plains donc avec toute cette misère » !
    Demain ça ira mieux , là je suis trop fatiguée, énervée , frustrée ( oui cela aussi , de ne pas avoir le temps de faire des soins de qualité parce qu’il faut courir après le temps et l’argent car par exemple votre collègue veut absolument faire son chiffre…. ) mais un jour vous êtes tellement mal psychologiquement que votre corps ne suit plus et là on ne peut plus avancer .

  66. La photo n’est pas appropriée

  67. Et choquante

  68. Mar Ge Le 11 octobre 2014 - Répondre

    Theme de mon tfe en 2006, a ma soutenance la nana me maintenait qu en gros une ide ne pouvait etre touchée… J ai qd meme eu une bonne note

  69. Nathalie Courtois Le 11 octobre 2014 - Répondre

    On voit qu’on évolue vite dans les écoles !!! En 1999 j’ai traité du stress de l’étudiant infirmier et des groupes de paroles ! Réponse :  » Le problème est chez vous  » ! ….. tout en ayant un questionnaire de sondage attestant de 96 % de la promotion stressée et en demande de solutions pour mieux gérer. Je n’ai évidemment pas eu une bonne note ….je remettais en cause le système pédagogique . A croire que ceux qui nous enseignent notre métier pensent que des infirmières sont des  » robots  » invincibles !

  70. Laurence Sauvage Le 11 octobre 2014 - Répondre

    ce qui est certain, c’est que ça ne prévient pas et ça peut arriver à tout le monde ! même aux plus battantes, méritantes, courageuses…alors il faut savoir reconnaître les « signes » et réagir à temps.

  71. Hafedh Marseille Le 11 octobre 2014 - Répondre

    :'(

  72. Beaumont Le 11 octobre 2014 - Répondre

    Ide libérale depuis 11 ans seule avec 4 enfants sans soutien familial..me reconnais plus ..phobie du tel ,plus de sortie,plus d amis,plus d envie…tabac insomnie angoisse..enfants malades +, harcèlement ex conjoint,décès de 4 jeunes adultes dans entourage famille amis..25. 22. 17. 16. Ans ..suspicion maladie hochking ma fille de 17 ans ..accident grave de la route ma fille de 26 ans….j avance mais épuisée démotivée…jusqu a quand?

  73. Pouchin Le 2 novembre 2014 - Répondre

    Qui peut temoigner de la non prise en charge par les compagnies assurances « prevoyance sante » en l occurence SWISSLIFE. avec qui je suis en proces depuis bientot 3 ans. …comdamnes une 1 ere fois ils ont fait appel ,j attends la suite. En attendant en arret avec 1300 euros/moisde la carpimko depuis ….Vos retours seront les bienvenus peut etreunjourun recours collectif ?????

  74. martin Le 11 mars 2015 - Répondre

    Bonjour, en lisant l’article et les commentaires, je crois que j’en suis victime également, j’ai 36 ans, ça fait 12 ans que j’exerce comme infirmière, et 5 ans de libérale, beaucoup de remplacements dans de multiples cabinets, pas toujours simple car aucune reconnaissance, depuis peu je suis collaboratrice avec un infirmier, mais il gère tout, c’est le « deal ». je ne peux prendre aucune décision et mes tournées me sont imposées..
    Je sens que depuis quelques années, je ne vais pas bien, mais jusque là, je continuais, un peu fataliste me disant que de toute façon je n’ai pas le choix, puis l’idée même de m’imaginer associé ou avoir mon cabinet m’angoisse et me rebute même.
    Je suis dans une grande ville depuis 2 ans, je bosse seule, n’ai presque pas de contact avec mon collègue, je ne connais pas grand monde, depuis quelques temps, je me réveille avec des angoisses d’aller bosser, je pleure souvent en voiture, et pire, je ne supporte plus la plupart de mes patients, je n’arrive plus a les entendre tellement je me sent mal, j’ai passé ma vie a aider autrui, mais je crois que je suis arrivée a saturation, beaucoup de mes patients sont souvent énervés pour divers raisons, horaires de passages, ne veulent pas régler leur soins, on doit avoir réponse a tout, je me sent parfois le souffre douleur de leur colère indépendante de ma volonté.
    Je culpabilise d’avoir ces pensée, je me sent parfois incompétente, et surtout, j’ai perdue toute envie, je n’arrive pas a construire ma vie tellement je me sent mal professionnellement, et je me sent prise au piège, sans possible reconversion étant donné les charges qui pèsent et aucune possibilité de chômage, tout se répercute sur mon attitude au quotidien, je suis fermée aux autres, je me renferme pour me protéger, j’ai perdue toute confiance en moi.
    Je me demande si il y a d’autres personnes dans mon cas, et quelles solution pour se sortir de cet état de mal être permanent. Je n’ose en parler a personne…

  75. idilette Le 13 mars 2015 - Répondre

    Salut Martin…e (?),

    Je te lis à l’instant…. Je comprends, au vu de ce que tu décris, que tu as besoin, soit de juste prendre de la distance, soit de tout arrêter…

    Pour le savoir, essaie de bosser moins… ou mets-toi en arrêt maladie (je sais que ce n’est pas simple en libéral… stress supplémentaire) pour réfléchir à tête reposée à ta situation actuelle et voir si t’as envie de poursuivre, et si oui, dans quelles conditions (diminuer le nombre de jours travaillés, changer de cabinet…) ou de tout arrêter…

    Dans quoi d’autre te projetterais-tu… ? (rester infirmière mais autre chose que du libéral… ou choisir et s’investir dans une toute autre voie…)

    Es-tu en disponibilité ?… si oui, tu peux demander ta réintégration… et si pas de poste vacant immédiat (au bout de 3 mois) tu as droit à l’ARE (indemnités chômage pour les FPH)… Si t’as à poste proposé, ce serait aussi un bon compromis pour toi pour te « laisser porter » par le salariat (tu sors t’as fini, arrêt maladie plus accessible si besoin et sans se casser la tête sur les charges à payer… CE, présence d’une équipe, congés, etc..)… il y a évidemment des inconvénients aussi, mais dans ta situation actuelle, peut-être que ça te permettrait de prendre un peu de distance, en attendant d’imaginer et de construire autre chose…

    Ce ne sont que quelques idées…

    J’essaie de te donner quelques pistes de réflexion..

    • martin Le 14 mars 2015 - Répondre

      Bonjour idilette

      Tout d’abord merci pour tes conseils. En effet, j’aimerais prendre de la distance, c’est d’ailleurs ce que je vais faire avant l’été, je vais aller marcher un long moment moi déjà me vider la tête.
      En fait je pense que mon mal être est assez ancien, peut être même depuis que j’ai été étudiante, j’ai commencé a m’appercevoir au fil des stages que je m’étais peut être trompée de voie, mais pour ne pas décevoir, j’ai continué, j’ai écouté les gens raisonnables qui me disaient que j’avais un boulot sûr. J’ai même été envieuse des infirmières qui se disent passionnées par le travail, car pour moi ça n’a jamais été le cas, je me suis voilée la face toutes ces années, mais aujourd’hui je dois me rendre a l’évidence, que ce soit en structure ou autre, je ne veux plus excercer ce métier. C’est trop stressant et trop de responsabilités pour moi si je suis honnête.
      Je rêve de changer de vie, faire totalement autre chose, mais comment? Je n’ai pas le droit au chômage, donc pas de formation possible, et je ne veux pas retourner en structure non plus.
      Je n’ose même pas en parler a mon médecin, car je sais qu’elle n’entendra pas ma « souffrance ». Vraiment je me sent dans l’impasse, je n’ai plus goût a rien, j’espère que je vais avoir un déclic rapidement.
      merci de m’avoir répondu, ça fait du bien d’en parler, je me rend compte que c’est assez taboo.

  76. idilette Le 15 mars 2015 - Répondre

    Ok tu ne veux plus retourner en structure non plus…. Cela pourrait cependant être une solution plus stable le temps de réflexion… en privé, si t’y bosses, tu aurais droit au chômage, non ? notamment si tu fais de l’interim….
    Ou alors, bosser dans une toute autre branche (de l’interim en industrie ou autre…), tjs le temps de cumuler la durée de travail nécessaire pour prétendre au chômage et puis enfin te permettre de faire une formation qui répondrait plus à tes attentes…

    Si tu penses que ton médecin n’entendra pas ta souffrance, vas voir un autre… il s’agit de toi et non plus de plaire à qui que ce soit !!!!

    • martin Le 15 mars 2015 - Répondre

      oui, merci pour les conseils, je pense que je vais en effet tenter l’intérim dans tout autre chose, afin de me reposer un peu psychologiquement et de réfléchir a mon avenir. J’ai tenu bon jusque là, mais je dois me rendre a l’évidence, je n’y arrive plus, vivre angoissé tout le temps, ça n’est plus possible au bout d’un moment.
      En tous les cas, merci des conseils…
      Vous avez été victime de ce genre de mal être?

  77. idilette Le 22 mars 2015 - Répondre

    Bonjour Martin !

    Je n’ai pas été exactement dans la même situation que toi… mais je ressens régulièrement le besoin intense de vouloir m’arrêter de travailler…. car j’ai décidément d’autres aspirations, aspirations normales et saines à mon avis !!! Je voudrais en fait prendre du temps pour m’occuper de ma famille, de la maison, de moi et cela sans devoir toujours courir !!! Mais la réalité nous rattrape tous, c’est-à-dire, que nous avons tous besoin d’argent….. Ce qui m’a vraiment tapé sur le moral un moment donné, c’est de me dire que je devrais bosser jusqu’à 65 ans minimum pour ma retraite (sans savoir si elle en plus elle sera suffisante) !!!! J’en ai 45 ans et cela me paraît encore long…. J ‘ai travaillé. en hosto, en libéral…., je retourne à l’hosto car le libéral ne me convient décidément pas (2 essais) pour tous ses inconvénients… A part les revenus améliorés… mais à quel prix (on gagne plus mais on bosse plus, en résumé)…. Oui, je cherche donc à concilier au mieux vie professionnelle et vie familiale, et l’hosto est pour moi la meilleure solution…. A toi, maintenant de trouver un équilibre… en faisant un peu d’intérim, cela pourrais t’aider à y voir plus clair, à faire la part des choses (ce que tu ne veux plus, ce que tu envisages de plus compatible entre ta vie perso et ton travail…)… Entre nous, change de médecin si tu penses que le tien ne t’entendras pas ou si tu crains son jugement (ce qu’il n’a pas le droit de faire, entre nous !!!!)…

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