Mourir dignement grâce à une nouvelle loi ?

Mourir dignement grâce à une nouvelle loi ?

La fin de la longue concertation gouvernementale de deux ans et demi sur cette difficile question est arrivée le vendredi 12 décembre avec la présentation des députés, Messieurs Claeys et Leonetti, de  leur proposition de loi sur la fin de vie. Si la loi Leonetti de 2005 avait déjà posé des cadres, cette nouvelle loi veut en fixer d’autres, en particulier en imposant les directives anticipées choisies par le patient et en instaurant un droit à la sédation profonde et continue.

La loi Léonetti de 2005 et la création de la loi de fin de vie 2014/2015

La loi Leonetti du 22 avril 2005 avait déjà permis de légiférer sur cette épineuse question de société, d’éthique et de santé. En effet elle avait déjà clarifié le droits du patient en phase terminale à refuser des soins (article L.1110-10), proscrivait tout acharnement thérapeutique du patient  « ces actes ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable » (article L1110-10), instaurait un droit au « laisser mourir »  et enfin cautionnait les directives anticipées des patients pour leur fin de vie en demandant qu’elles soient prises en considération par l’équipe médicale.

Malheureusement, cette loi, bien qu’essentielle dans la question du libre-arbitre du patient n’a pas été suffisamment suivie des faits. Selon la mission de réflexion menée par le Pr Sicard, cette loi est « sans visibilité, mal appliquée, voire inappliquée ».

Il fallait donc une nouvelle consultation et une nouvelle législation plus aboutie et plus ferme sur cette terrible question qui nous concerne tous. Le Président de la République a donc lancé depuis deux ans et demi maintenant de larges investigations. Tout d’abord par le biais de la mission Sicard, du CCNE et d’une conférence de citoyens, afin d’aboutir à un texte de loi qui « puisse être élaboré sans polémiques, sans divisions et simplement dans l’idée qu’un cheminement est possible pour rassembler toute la société »  selon Monsieur Hollande en janvier 2013.

Quelles mesures seront prises dans cette nouvelle loi de fin de vie Claeys/Leonetti?

Le nouveau texte proposé le vendredi 12 décembre au Président de la République par les deux députés Claeys et Leonetti se voit donc être la réponse à de multiples questions.

Il aborde en premier lieu un droit à une sédation profonde et continue en phase terminale du patient afin de soulager ses souffrances, ce qui exclut par le fait la question du suicide assisté ou de l’euthanasie, largement critiqués par ailleurs dans le rapport de la CCNE : « Ils

[les membre du comité] considèrent que le maintien de l’interdiction faite aux médecins de provoquer délibérément la mort  protège les personnes en fin de vie, et qu’il serait dangereux pour la société que des médecins puissent participer à donner la mort ».

De plus, les directives anticipées de fin de vie émises par le patient ne seront plus considérées comme des préférences face à l’équipe médicale mais comme des directives imposées qui seront des formulaires standards, sans durée de validité et apposées sur la Carte Vitale du patient.

Ce projet de loi, bien que trop longtemps en gestation pour certains, se veut lancer à l’initiative de Monsieur Hollande un débat général à l’Assemblée Nationale dès janvier 2015.

On pourrait penser de ce projet que c’est un texte consensuel qui devrait à priori rassembler plus que diviser, toutefois il est évident qu’il ne pourra contenter ni les partisans du suicide assisté et de l’euthanasie, ni les militants « pro-vies ». Comme l’annonce déjà Alain Claeys « Le débat de société, légitime, entre laisser mourir et faire mourir ne s’arrêtera pas avec cette proposition de loi ».

En effet, de multiples questions se posent et se poseront encore… Nous savons par exemple que dans votre cas d’infirmiers libéraux, la question de la fin de vie à domicile n’a, à priori, toujours pas été abordée de nouveau. Nombre de modifications seraient nécessaires afin d’apporter un cadre d’apaisement aux malades, aux aidants et aux professionnels (les IDELs ou les médecins généralistes) pour rendre la possibilité à tous de mourir à domicile, ce qui est souhaitée par 80 % de la population française selon l’Observatoire Nationale de la Fin de la Vie. Pourtant seulement 25,5 % des décès se déroulent effectivement au domicile du défunt, toujours selon l’ONFV, pour de multiples causes.

« Le vote de cette loi constituera un grand progrès. Mais il ne faut pas seulement ouvrir le droit. Il convient aussi de faire évoluer les mentalités, les attitudes, les pratiques. » (François Hollande, Le Monde, 12 décembre 2014).

Infirmières et infirmiers libéraux, que pensez-vous de cette nouvelle proposition de loi faite par les députés Claeys et Leonetti? Croyez-vous que l’opportunité de ce débat puisse ouvrir à nouveau des possibilités concernant la fin de vie à domicile et les soins palliatifs ? Quelles sont vos expériences en tant qu’IDELs, lié ou non à une HAD, concernant les patients que vous avez eu à gérer en fin de vie ?

By | 2018-04-12T15:36:16+00:00 18 décembre 2014|IDEL au quotidien|76 Comments

76 Commentaires

  1. Elodie Didi Le 20 décembre 2014 - Répondre

    C est une avancée c sur!mais ayant travailler avant en rea cette pratique de sedation est utilisé depuis bien longtemps sur le terrain!alors au final cela ne change rien!par contre se serait bien de penser aux fins de vie a domicile qui se passent souvent mal….

    • Paul Polkouan Bru Le 20 décembre 2014 - Répondre

      Je suis idel et je peux t assurer que les fins de vies à domicile se passent comme il se doit, faut juste s en donner les moyens, s investir !

    • François Gouverneur Le 20 décembre 2014 - Répondre

      Faisons la même chose à domicile.C est toujours plus difficile car l entourage est en permanence avec le patient et est â l affût du moindre signe

    • Elodie Didi Le 20 décembre 2014 - Répondre

      Oui dans certaines regions la prise en charge est super!mais quand le medecin te dit kil ne peut pas venir car il est overbooké et kil n’y a rien a faire!lol paul tu fais quoi entant d’idel?moi jappel les pompiers si c trop dur et 3h plus tard ils meurent tous seul dans un couloir des urgences!c’est moche!

    • Marie Caminade Le 21 décembre 2014 - Répondre

      Je suis ide en HAD, et lorsque le désir de la personne est de finir sa vie a son domicile auprès de sa famille nous essayons au mieux de respecter son choix . Pour éviter que la nuit on se retrouve face a une situation compliquée on essaye de mettre en place le plus de prescriptions anticipées possibles ( ex pour mettre en place une sédation dans un moment de crise …).
      Mais je suis d’accord qu’il y a des fois ou c’est très compliqué de respecter ce choix

    • Isabelle Harasse-Moreau Le 21 décembre 2014 - Répondre

      Pas facile a domicile … Il faut arrêter de se voiler la face …. Comment peut on dire que ça se passe bien quand on voit la famille épuisée moralement physiquement … Quand le patient souffre et que le médecin a des scrupules d’augmenter les doses de morphine… Ou les WE ou il n’y a personne … Alors oui on est la on est présente plus qu’à notre tour …. Mais on est démuni face a la souffrance …. Comment peut on dire qu’on meure dignement quand on met 2 ou 3 ou 7 années a mourir …

  2. Denis Vanthourout Le 20 décembre 2014 - Répondre

    Il y a de bons moyens à domicile aussi mais dans le cadre du had car pas d’accès aux médicaments hospitaliers à domicile autrement … Donc pas de prise en charge douleur efficace … ^^

  3. Marie Christine Idier Le 20 décembre 2014 - Répondre

    Je suis ide libérale et avec mon associé, les familles, les docteurs nous faisons de belles fin de vie bien soulagées ….et dans le calme et la sérénité. J’ai moi même assurée la fin de vie de ma Maman qui avait un cancer généralisé sans euthanie avec aussi le soutient du livre tibetain de la vie et de la mort …..et d autres enseignements sur l accompagnement en fin de vie…Marie de Hennezel etc…je ne suis pas pour l Euthanasie et la prise en charge de la douleur et de la souffrance est encore mal connue…

  4. Ghislaine Martin Le 20 décembre 2014 - Répondre

    Quand on a vécu de près, les derniers jours d’une personne qu’on aime et qu’on l’entend hurler de douleurs, croyez-moi on a qu’une hâte, c’est qu’elle soit soulagée par le départ définitif, puisque de toute façon cela se terminera comme ça. Tous ces débats politiques et médiatiques me mettent hors de moi. Le soulagement de la douleur, ou est-il ? Quand c’est à la famille de demander des médicaments pour soulager cette douleur? Quand les-dits médicaments sont administrés au compte-gouttes ou est le soulagement de la douleur ? Ou est l’humanité dans tout ça? Alors que les débatteurs se mettent d’accord ! Qu’ils permettent aux malades de partir sereinement, mais vraiment sereinement. On en bave pas assez dans toute une vie ? Faut-il encore la terminer dans la souffrance ? Arrêtez de discutailler et prenez vos responsabilités !!!!

  5. Laure Pigeon Le 20 décembre 2014 - Répondre

    Je suis pour l’euthanasie car la douleur doit être soulagée mais chaqu’un doit aussi avoir le choix de ses instants de vie ….

  6. Stephane Dalmasse Le 20 décembre 2014 - Répondre

    je suis pour l euthanasie

  7. Tchup Albalate Le 20 décembre 2014 - Répondre

    La liberté de choix 🙂 souffrir est un choix à l’individu et de quelle souffrance parle t’on? physique ou psychologique? l’important est de respecter le choix de l’individu malgré l’éthique et le code moral que la société impose, seul le choix de l’individu est à respecter et prendre en considération.

    • Martine Julliand Le 22 décembre 2014 - Répondre

      Pas toujours. Maman est décédée en mars dernier. Nous l’avons gardé à la maison. Soins palliatifs à domicile. Les 3 derniers jours et nuits ont été horrible pour elle et pour nous. Seuls ses yeux pleuraient et ses poings étaient serrés ! Elle ne pouvait plus parler du tout. Son visage était crispé par la douleur. Son choix comme le mien était de ne pas souffrir. La mort dans la dignité c’était de faire mourir ses organes les uns après les autres pour qu’en fin le cœur lâche. Elle ne s’alimentait plus, ne buvait plus et n’allait ni à la selle, ne faisait plus pipi. Nous avons été obligé de lui mettre une sonde ! La dernière nuit j’ai appelé au secours, je ne pouvais plus supporter sa souffrance ! Là l’infirmier de garde m’a dit (c’était un dimanche soir), nous ne pouvons rien faire ! Faîtes la transporter aux urgences, mais vous savez elle devra attendre… Maman est enfin parti le matin même. Je ne peux pas oublier vous voyez ? Je l’aimais fort ma tite maman. Elle était de plus récalcitrante à la morphine qui lui donnait des effets secondaires terribles. Mais curieusement pour le petit peuple il n’y a que la morphine même si le patient ne la supporte pas. Ceux qui établissent des lois pour la fin de vie ont eux leur petit comprimé qui abrégera leurs douleurs en 2 min ! Surprenant non ?!!!

    • Tchup Albalate Le 22 décembre 2014 - Répondre

      Comme je disais son choix était de mourir visiblement au vu de ce que je lis. C’est en ça que je disais mourir en dignité tout en respectant les choix de l’individu. En Suisse il y a des associations qui interviennent lorsque le patient est prêt et veut partir.
      Bien à vous et mon opinion est que la France est bien arriérée et récalcitrante au changement. Je fais partit du monde médicale et je suis contre la médecine traditionnelle et médicamenteuse.

  8. Cecile Eugone Le 20 décembre 2014 - Répondre

    La loi va meme gerer notre mort…le propre de notre vie …intime a chacun, unique et profondemement libre de choix…..selon moi…mais faut une loi…je deteste ce mot…cette idee

  9. Karine Quinonero-Tellier Le 20 décembre 2014 - Répondre

    J ai accompagné des fins de vie à domicile ds le cadre d HAD et ça s est très bien passé. Morphine en pompe; Hypnovel au PSA. …..des fins de vie entourées de leur famille; ds le calme et la sérénité. Ça prend bcp de temps mais quelle satisfaction qd ça se passe bien pour nous soignants et quelle reconnaissance de la part des familles. Je crois que le mise en place de tous ces traitements est souvent médecin – dépendant. ..

  10. Sophie Varlet Thevenet Le 20 décembre 2014 - Répondre

    c’est facile d’être pour  » mourir dans dignité » quand on n’est pas l’infirmiere qui va faire la bonne vieille piqure létale. Ce n’est ni la famille , ni le médecin qui pousse le piston de la seringue. signé Sophie, infirmière ( qui ne veut pas, et ne voudra jamais, tuer une personne).

    • Raymond Menou Le 21 décembre 2014 - Répondre

      même point de vue ; je suis retraité IDE libéral

    • Béatrice Ressurreicao Le 21 décembre 2014 - Répondre

      Je suis tout a fait d’accord. Le jour où on me demandera de faire cette fameuse injection, je changerais de métier. Pour moi infiirmiere n’est pas tuer mais accompagner et soulager la souffrance. Et il existe de très bonnes « méthodes » pour ça. Encore faut-il un médecin formé à ces « méthodes ».

    • Jocelyne Barge Le 21 décembre 2014 - Répondre

      A vous de respeccter le choix du patient .Votre métier c’est de répondre à sa demande pas de prendre position .

    • Claire Potaux Richard Le 21 décembre 2014 - Répondre

      Bêtes et connes les infirmières??? Je crois pas. Heureusement que nous réfléchissons aux prescriptions parfois si on ne veut pas tuer un patient (enfant ou personne âgée). Pour avoir travaillé en soins palliatifs, accompagner les patients sans douleur physique et psychologique est quasi toujours possible! Mais oui il faut etre forme et etre capable de réfléchir à l intérêt des traitements. En général le patient ne demande pas à mourir mais a etre soulage de ses douleurs et de ses angoisses. Je veux bien répondre aux attentes des patients mais seulement après avoir essayé de les comprendre et de les soulager.

    • Sophie Varlet Thevenet Le 21 décembre 2014 - Répondre

      Oui, nous sommes du côté de la vie. Tuer, c est surtout confortable pour ceux qui ne peuvent supporter ce regard effrayé et suppliant du mourant , ce terrible regard… Je me souviens avoir dit a un patient épuisé de lutter pour une vie qui s effilochait douloureusement : c est le moment de ne plus lutter ( ou des mots de ce genre). Je m en veux encore.

    • Inès Rabasa Le 21 décembre 2014 - Répondre

      Jocelyne Barge, les infirmières ne sont pas « que » des exécutantes, et on ne répond pas à « la demande des patients ». On réfléchies aux bonnes prises en soins, au meilleures moyens d’accompagner et de prendre en charge un patient.
      Des personnes dépressives, des personnes venant de recevoir le diagnostic d’un cancer ou d’une maladie chronique ect… pourraient très bien nous demander de mourir, est ce pour cela que nous devons les écouter? Il y a des solutions et quand elle ne mène pas à la guérison, il y a l’accompagnement et le soulagement, c’est ça le respect.

    • Nathalie Garnot Le 22 décembre 2014 - Répondre

      Idem. On n’a pas fait ce métier pour tuer les gens mais pour les soulager et les accompagner, les malades et leurs familles

  11. François Gouverneur Le 20 décembre 2014 - Répondre

    La loi à venir me va: mettre fin à la souffrance jusqu â ce que la fin naturelle arrive..Le faire notifier sur la carte vitale.

  12. Sophie Denis Bruchon Le 20 décembre 2014 - Répondre

    Pour l’euthanasie et au droit à mourir dans la dignité.
    Le droit de ne pas se voir diminuer physiquement ou intellectuellement chaque jour.

  13. Luna Pequeña Le 20 décembre 2014 - Répondre

    En tant que malade quand la souffrance vous envahie au plus profond de votre chair, de votre corps et/ou de votre esprit, la dignité est vraiment le cadet de vos soucis…La vraie question est pour qui est-ce le plus dur ? Pour la personne qui est confrontée au passage de la mort? pour la famille qui entoure cette personne ou pour les soignants qui prennent en charge cette personne ? De par mon expérience je dirais que chaque cas est particulier, chaque patient réagit différement devant la mort, chaque famille a des attentes, des difficultés différentes à surmonter, chaque soignant à des ressources différentes également suivant sa formation, son expérience, le lieu, le contexte et la structure et le médecin avec qui il travaille….Beaucoup de personnes (famille, soignants, médecins) se font toutes petites face à la souffrance, et encore plus petite face à la mort..Cela rammènne à la surface l’impermanence de l’existence humaine et pour certains qui ne sont pas dans cette acceptation, de fabuleuses angoisses…La loi est déjà là ; tu ne tuera point, et c’est très bien comme cela, sinon sous peine d’angoisse ou de recherche de profit des uns et des autres les dérives pourraient être multiple. Ok, mais la souffrance est vraiment inutile est barbare en fin de vie, chacun devrait avoir le droit de choisir, de ne pas être réanimé dans certain cas, de ne pas subir un acharnement thérapeutique, de pouvoir bénéficier de doses d’antalgique suffisantes (en quantité et en puissance) pour calmer ses douleurs et d’avoir accès a une médecine qui respecte la volonté du choix du patient, oui là il faudrait une loi.

    • Simone Rollet Le 21 décembre 2014 - Répondre

      moi ki suis dans le domaine de la personne agee je pense ke c plus dur pour la famille d accepter ce choix apres je dit au moin y aura moin de personne ki souffrirons mais d1 autre coter n y aura t il pas d abus la et toute la question

    • Anne So Le 21 décembre 2014 - Répondre

      La loi Leonetti est déja là pour ca mais encore trop mal connue et donc mal appliquée…..Il faut se former en tant que soignants!

    • Inès Rabasa Le 21 décembre 2014 - Répondre

      On a le droit de choisir de ne pas être réanimé, on a le droit de ne pas choisir l’acharnement thérapeutique et on a aussi le droit à une prise en charge de la douleurs…
      Comme le dit Anne so c’est la loi leonetti, les patients doivent en être informé et les établissement mieux formé car elle existe belle et bien.

    • Luna Pequeña Le 21 décembre 2014 - Répondre

      La loi de Mr Léonéti concerne surtout les personnes maintenues en vie d’une façon artificielle… Je suis désolé Inès mais si demain j’ai un terrible accident de voiture, ou un AVC, même si je ne désire pas être réanimé, je le serais car la loi « de non assistance à personne en danger » prime dans ce cas. Bien sur que tout le monde à droit à une prise en charge de la douleur, mais chaque soignant va faire remonter l’information au médecin selon sa propre interprétation de la douleur (et cela malgré les outils évaluant la douleur), et si certains médecins prescrivent ce qu’il faut rapidement et sans hésitation, ce n’est pas le cas de tous. Non, les malades ne sont pas tous égaux devant la prise en charge de la douleur qui leur est dû ! Ce ne sont pas les établissements qui devraient être mieux formé, eux colle à la loi. C’est le corps médical qui doit être formé, formé à appréhender la douleur comme une priorité, formé à rester humble devant la souffrance et la maladie, formé à être honnête face à la réalité pour reconnaitre qu’il faut plus facilement accepter l’inéluctable quand il se présente et cesser d’entretenir une prise en charge de soins curatifs là ou s’impose une prise en charge de soins palliatifs. Le langage médicale quasi incompréhensible pour la plupart des patients et des familles et cette peur de la mort ancré chez nombre de médecins et de soignants retarde souvent une prise en charge efficace.

  14. Fabrice Opart Le 21 décembre 2014 - Répondre

    Ma position est que l’hypocrisie judeochretienne est toujours présente l’état cherche de l’argent donc cree une loi sur l’euthanasie qui bien sûr se justifie et permet aussi d’économiser sur la prise en charge du patient de même le cannabis sera bientôt en vente libre pour que l’usage soit mieux contrôlé et parce que c’est un monopole qui échappe à l’état etc etc…

  15. Nadou Bellagio Le 21 décembre 2014 - Répondre

    Non je ne le pense pas , parce qui dit fin de vie dit vomir , porter des couches avec les odeurs qui les accompagnent a quoi sert de continuer de vivre sachant que l’on est condamné et être obliger de subir ces moments indignes ex : lorsque l’on a fait dans sa couche et que l’on attend une aide soignante pour être changer comme un bb mais un bb qui est conscient de ce qui se passe et j’en passe et on nu veut pas forcément que notre famille nous vois comme ça et font semblant de ne pas sentir nos odeurs nauséabondes . Je pense que l’on devrait laisser a chacun le droit de faire ce qu’il veut de sa vie on a pas le droit d’obliger une personne a vivre sans dignité et lui laisser le droit de ne pas regarder sa famille avec honte

  16. Raymond Menou Le 21 décembre 2014 - Répondre

    ne mélangeons pas la mort et la souffrance ; « l’essentiel : « il faut fuir la douleur fût-ce sous la peau d’un veau  » dixit …..M

  17. Loïc Rousselle Le 21 décembre 2014 - Répondre

    Comme dit Raymond Menou :ne mélangeons pas la mort et la souffrance, il faut fuir la douleur à tout prix

    • Françoise Teissier Le 21 décembre 2014 - Répondre

      je suis d’accord avec vous on peut souffrir sans forcément être au seuil de la mort et mourir sans souffrance. Je ne suis pas à proprement dit pour l’euthanasie, par contre, je prêche pour mourir dans la dignité et sans souffrance.Je suis IDE depuis 30 ans. J’ai toujours refusé de laisser un patient mourir seul dans sa chambre avec sa souffrance.

  18. Annie Lopeteguy Le 21 décembre 2014 - Répondre

    Déjà formation obligatoire.médecins et ide. Aux soins palliatifs….ce qui est loin très loin d’être le cas… D’où des situations insupportables en fin.de vie parfois…

    • Sophie Remy Le 21 décembre 2014 - Répondre

      Tout a fait d accord et je me permettrais de rajouter : qu on nous laisse le temps…! De soigner, de prendre soin et d accompagner.

  19. Chantal Roche Le 21 décembre 2014 - Répondre

    chacun est en droit de décider de sa vie comme de sa mort, à nous de respecter la volonté de chacun

  20. Anne Sophie Becquart Le 21 décembre 2014 - Répondre

    Je voudrais avoir le droit de mourir quand je veux peux être avant d être trop diminuer avant d être une charge pour mes enfant et pour la société un sucide assiste pour être sur de pas me rate

  21. Delphine Marino Le 21 décembre 2014 - Répondre

    Il ne devrait plus avoir de débat je suis d accord avec Ghislaine Martin et Luna Pequeña

  22. Magalie Constant Le 21 décembre 2014 - Répondre

    Oh oui vivement le changement.

  23. Chantal Dalbon Le 21 décembre 2014 - Répondre

    Pour me semble normal de pouvoir choisir sa fin de vie alors que l’on subit déjà bien assez dans une vie ! Que chacun puissent faire selon ses propres désirs et besoins et non un dialogue sur ce qui serait le mieux pour chacuns

  24. Holmes florence Le 21 décembre 2014 - Répondre

    Personnellement je travaille en had et nous faisons tout pour soulager la douleur et l’angoisse de fin de vie. Nous avons bcp de soins palliatifs. Les directives anticipées st rédigées des que possible à l’entrée. Tt est fait au maximum. La douleur est surveillée ++ et rapidement prise en charge. Nous avons aussi pas mal de collaboration idel et en général ça se passe très bien. Je souhaite à tous d’avoir cette possibilité car je c que malheureusement ce n’est pas pareil ni possible partout.

  25. Isabelle Haldric Moureau Le 21 décembre 2014 - Répondre

    en libéral depuis 15 ans je suis favorable pour une évolution de la prise en charge de l’écoute du choix des patients en fin de vie et de leur famille et je milite pour le développement des soins palliatifs( les vrais : confort et lutte contre la douleur). face a cette douloureuse épreuve de la vie, les infirmiers sont aux avant postes, écoute, soins et susciter le dialogue et la parole pour que chacun puisse réfléchir et décider de son choix.

  26. Michelle Bondiau Le 21 décembre 2014 - Répondre

    laisser les gens mourrir quand ils le veulent .

  27. Dany Grubert Le 21 décembre 2014 - Répondre

    je ne pense pas que ça soit une avancee!!!plus personne ne devrait souffrir aujourd hui !!!!ce serait ça l avancee::!!!

  28. Liliane Lecuyer Le 21 décembre 2014 - Répondre

    leuthanasie à toujours existeé arretons cette hypocrisie/ LAISSONS LA LOI COMME ELLE EST SINON IL Y AURAS DES ABUS

  29. Anne So Le 21 décembre 2014 - Répondre

    Comment peut-on etre pour l’euthanasie? qui souhaite « tuer » quelqu’un, avoir sa mort sur la conscience même si c’est demandé? dites moi qui se sent capable de pousser un produit létal?? Alors qu’il y a tellement de moyens notamment humains en USP autre pour soulager vraiment la douleu psychique comme physique, écouter, accompagner, soutenir le patient et sa famille et rendre les derniers instants de vie « dignes et personnalisés » à chacun….Aucune loi ne pourra jamais etre personnalisée, elle ne sert qu’a limiter les dérives…!

  30. Christophaine Idrissi Le 21 décembre 2014 - Répondre

    d accord avec elodie ; la sedation est utilisée depuis toujours donc le texte de loi ne changera rien . Sauf a domicile

  31. Mary Potter Le 21 décembre 2014 - Répondre

    Developper la sensibilisation à tous médecin sur ce sujet.car ils ne sont pas tous sensible à cela.certains fuient.certains contourne le sujet etc. …la douleur se doit de rester tolérable. Sinon je ne vois pas en quoi elle est digne.

  32. Nathalie Langlois Le 21 décembre 2014 - Répondre

    cela dépend de quelle souffrance,lorsque c’est une souffrancee physique et que rien ne soulage, et qu’il n’y a plus rien à fire, autant partir, je parle en connaissance de cause

  33. Sophie Varlet Thevenet Le 21 décembre 2014 - Répondre

    En tout cas, moi je tue pas. Je suis la ou pas, bien ou mal, mais je tue pas .

  34. Romain Maigrot Le 21 décembre 2014 - Répondre

    C’est un débat accaparé par les médecins et les politiques ; les medias ne s’ interressent pas dans leur ensemble aux analyses des soignants. Quand on parle d’eux c’est pour vanter leur dévouement ca va rarement plus loin…

  35. Sophie Remy Le 22 décembre 2014 - Répondre

    On a abrogé la peine de mort on voudrait l égaliser l euthanasie ?

    Qu est ce réellement la dignité et d être digne ?…. a chacun sa définition

    Qu on nous laisse LE TEMPS d’accompagner les fins de vie dans le respect de l être humain et apres on pourra parler d’euthanasie. Qui prendra le temps de staffer sur votre dossier d euthanasie alors qu actuellement on vous écoute a peine ? Attention a la dérive…

  36. Kaszia Ducatez Le 22 décembre 2014 - Répondre

    C’est quelque chose qui me dépasse car je ne suis pas dans ce cas . Mais je ne suis pas « dieu ou « peu importe » selon ses convictions. Mais je suis pour l’arrêt de la souffrance. Ce qui permettrait de ne plus vouloir mourir, parce que l’on souffre. .. pour ĺ’euthanasie, si votre cas est à l’encontre d’une vie digne. Mais où est la barrière, la limite….. je n’ai pas eu à affronter cela, je ne connais pas ma réaction. Il ne faut jamais dire: « fontaine, je ne boirais pas de ton eau »……..

  37. Johanna Lucie Ledoux Le 22 décembre 2014 - Répondre

    a quoi sert de souffrir alors qu’on est condamner on pense a la.famille au proche qui accompagne la personne la voit se transformer souffrir diminuer le visage marqué par cette souffrance ….est ce cela la dignité ?

  38. Catherine Degouy Le 22 décembre 2014 - Répondre

    La souffrance hote toute dignité

  39. Sophie Remy Le 22 décembre 2014 - Répondre

    Ne confondons pas euthanasie et douleur. Il est bien sûre intolérable de souffrir de nos jours …dans ma carrière d Ide de soins palliatifs tres peu de personnes nous ont demande l euthanasie alors qu elles étaient soulagees par contre la famille nous demande d « abreger » la vie de leur proche tres souvent

  40. Patricia Giacobbi Le 22 décembre 2014 - Répondre

    J ai ete ide en soins palliatifs pendant 8ans et c etait la premiere fois de ma vie d infirmiere qu on abordait le patient avec tact attention et respect.aussi la famille etait ecoutee et entouree.beaucoup demandait la mort a leur arrivee mais les traitements etaient mis en place..c etait du bonus pour dire au revoir.se reconcilier.des peres donnaient leurs derniers conseils a leur enfants.bien sur il y avait parfois l echec pour soulager.mais les medecins n ont jamais baisse les bras et jusqu au dernier souffle de vie les moindresì inconforts comme l encombrement bronchique..le manque d oxygene.les douleurs abdominales..a cause de l anemie parfois.etsurtout les angoisses legitimes etaient prises en consideration.
    C est sur on est pas encore dans la perfection mais on progresse.
    Mon pere est mort dans mes bras en etouffant literalement en 1986.
    A l epoque pour un mourrant il n y avait rien a faire disait les medecins.
    Maintenant on peut partir avec l oxygene.la morphine l hypnovel.etc.je soutiens tous mes collegues quelque soit leur opinion..c est un metier qui nous fait vivre des situations douloureuses revoltantes et profondes..qui nous bouleversent.esperons tres vite des solutions pour que la douleur sous toutes toutes formes soit toujours prise en charge.

  41. Adriana Russo Le 22 décembre 2014 - Répondre

    ASophie… Abroger la peine de mort… Était ce vraiment une bonne idée?? Mais quand une personne demande à partir dans la dignité.. Pourquoi pas..on devrait etre libre de ses choix!!

  42. Sophie Denis Bruchon Le 22 décembre 2014 - Répondre

    Les soins palliatifs sont une chose.
    L’euthanasie une autre.
    Pourquoi rendre la douleur responsable des demandes d’euthanasie?
    On peut vouloir mourir avant de souffrir. ….

  43. Valérie Foulquier Le 22 décembre 2014 - Répondre

    Oui, mais pas seulement! La volonté du malade et sa liberté de choix sont encore trop souvent ignorés… Les cas extrêmes comme ceux de Vincent Humbert ou celui de Mr Lambert en sont un exemple flagrant. Un flou juridique volontairement maintenu et une vaste hypocrisie, moi c’est cela qui me choque! Qui demain, se retrouvant alité comme un légume, et sans espoir de guérison, aurait envie d’être maintenu dans cet état pendant des mois voire des années? Est-ce cela La vie? Ou est la dignité??

  44. AVRIL Estelle Le 22 décembre 2014 - Répondre

    je suis infirmière en EHPAD
    nous avons la chance d’avoir un médecin présente sur place 5 jours sur 7 et ayant un DU en soins palliatifs.
    en fin de vie, notre objectif principal est de soulager les souffrances de la personnes, quelle soit physiques et/ou psychologiques pour qu’elle passe le plus sereinement possible sa fin de vie. Nous avons quelques fois recours à la sédation, en accord avec la personne et sa famille.
    Nous sommes également épaulés par l’équipe mobile de soins palliatifs qui viennent à nous lorsque nous en sentons le besoin. Nous orientons également les résidents et leur famille vers eux. Ils sont d’une aide réelle pour tous et permettent de mieux appréhender la fin de vie.
    Même si la fin de vie ne pourra et ne sera jamais totalement acceptée et vécue sereinement, nous tentons de nous en rapprocher le plus possible. Les résidents et leur famille semblent le ressentir. Nous avons très peu de demande d’euthanasie (que nous ne pratiquons et ne pratiquerons jamais) et les très peu de fois où nous en avons, elle vient des familles, jamais des résidents
    Nous n’avons par contre que trop peu de directives anticipées, celles-ci pouvant être vraiment aidantes pour aller dans le sens de la personne. IL faut avancer de ce côté là, mais ne pas oublier qu’elles doivent être renouvelées fréquemment celles-ci pouvant se modifier selon notre vécu

  45. Martine Dondassé Le 22 décembre 2014 - Répondre

    atention aux dérives entre euthanasies et prélèvements d’organes

  46. Sabrina Greffier Greget Le 22 décembre 2014 - Répondre

    Déjà formation obligatoire.médecins et ide aux soins palliatifs….ce qui est loin très loin d’être le cas… Que les débatteurs se mettent d’accord ! Qu’ils permettent aux malades de partir sereinement, mais vraiment sereinement. On en bave pas assez dans toute une vie ? Faut-il encore la terminer dans la souffrance ? Arrêtez de discutailler et prenez vos responsabilités !!!!

  47. Bl Mudita Le 22 décembre 2014 - Répondre

    Former les soignants à l’Hypnose ERICKSONNIENNE permettre aux gens d’apprendre à mieux vivre leur douleur que de les dopper de médocs ayant des effets secondaires importants, qui règle un problème pour en provoquer un autres,mais chuttt, les labos ne vont pas être contents. A tant de techniques pour aider la personnes dans la douleur, au Canada ils sont bien plus avancés que nous.

  48. Bl Mudita Le 22 décembre 2014 - Répondre

    Et pour les fins de vie j’ai pu lire des témoignes d’hypnothérapeute et bien une personne qui remercie de l’apaisement qu’elle reçoit avant de partir, c’est pas énorme ça !

  49. Vient de sortir le 6 décembre 2014 Bientraitance pour Tous ! Par des Méthodes Naturelles… auteure Linda LEININGER Préface du Dr Luc BODIN en Introduction le Dr Yann YORO …L’ouvrage dénonce les dérives du système poussant à la maltraitance, de la médication abusive, aux dérives en tout genre en passant par la fin de vie dans la dignité… Mourir dignement oui c’est quoi pour vous… ? L’ouvrage vous décris ce que c’est véritablement la dignité… 398 pages disponible sur Amazon.fr et dans toute bonne librairie… Changeons les mentalités pour entrer véritablement dans la bien traitance… Bonne Lecture … Bien Amicalement à tous…

  50. Edwige Fort Le 22 décembre 2014 - Répondre

    C est un un grand débat

  51. Thierry Fasola Le 22 décembre 2014 - Répondre

    oui au choix d e sa propre mort euthanasie aide a la fin de vie létale et +

  52. Lucie Carboni Le 22 décembre 2014 - Répondre

    Les soins palliatifs ne se définissent pas uniquement sur la prise en charge ultime des personnes en fin de vie.
    C’est un processus et un cheminement qui débutent bien en amont, qui prennent leur essence dans l’accompagnement du patient.
    Mourir dignement, c’est être accompagné, orienté et conseillé de la meilleure façon possible avec tous les moyens existants et dans le respect de ses convictions profondes.

  53. Ingrid Vandezande Le 22 décembre 2014 - Répondre

    En tant que infirmière ayant subie une hospitalisation avec une douleur de 9/,10 sur l’échelle d’évaluation j’ai eu le droit à une perf pour passer 1 g de paracétamol !?????? On se moque de qui !?!! Je suis desanchantee !!!!:( la chartre de la douleur est pourtant affichée partout !!!? Pour se donner bonne conscience !!!???:(

  54. Syssou JJ Le 22 décembre 2014 - Répondre

    En tant qu infirmiere encore trop de personne qui souffrent pas toujours evident a detecter avant le deces et oui cela est pratique depuis bien lontemps en soulagement plusieurs drogues faisant un coktail le premediter laisserait effectivement libre cours a toute une imagination nefaste selon …..

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