L’hôpital psychiatrique : la solitude des infirmiers face à la folie humaine et gouvernementale

L’hôpital psychiatrique : la solitude des infirmiers face à la folie humaine et gouvernementale

L’hôpital psychiatrique du Vinatier à Bron près de Lyon a fait la triste actualité de ces derniers jours. Un infirmier agressé au couteau, deux suicides de patients et enfin le suicide d’un infirmier, chez lui comme un acte désespéré face à l’incompréhension d’un système… Cette série d’actes dramatiques soulèvent de nombreuses réactions, de nombreuses questions et un grand vent de colère parmi les soignants, confrontés jour après jour à des pathologies psychiatriques de plus en plus sévères alors qu’ils sont de plus en plus seuls, face à leurs patients. Et vous les IDELs qui avez aussi des patients atteints de troubles psychiatriques, comment travaillez-vous auprès d’eux, quelles sont vos difficultés ?

Quand les drames se succèdent dans un même établissement psychiatrique…

Nos pensées vont tout d’abord bien évidemment vers l’infirmier blessé, la famille du second infirmier décédé ainsi que vers la famille des deux patients. Tous ces drames ont eu lieu dans un même établissement psychiatrique, au Vinatier près de Lyon, à 15 jours d’intervalle. 15 jours d’une série noire qui nous l’espérons sera au moins utile à tirer la sonnette d’alarme… Dès la première agression d’une extrême violence envers un infirmier, le mercredi 28 janvier 2015, les langues avaient commencé à se délier, les représentants syndicaux avaient exprimé dans la presse une profonde inquiétude et une grande colère estimant que cette agression aurait pu être évitée. Ainsi  Jean-Louis Guglielmetto, infirmier de l’hôpital et représentant CFDT confiait : « Cette agression n’est pas le fait du hasard. En psychiatrie, pour limiter les conséquences de l’agitation et de la violence des patients, il faut des moyens, qui font gravement défaut au Vinatier ». Il y a tout d’abord cette surpopulation des lieux où l’on compte régulièrement un taux d’occupation de… 200 % ! Soit 22 malades pour 11 lits, le 27 janvier 2015 les syndicats avaient lancé l’alerte en dépassant le pénible record de 30 patients… Et pourtant rien n’y a fait. Ni l’absence de système de DAU (dispositif individuel de localisation qui permet d’alerter la sécurité en cas d’agression par une pression sur un bouton) défaillant depuis cet été, ni le surnombre de patients ne relevant pas tous de la pathologie psychiatrique de ce service, ni les équipes soignantes déployées au minimum. Tony, un infirmier du service témoigne : « On est au minimum, soit deux infirmiers pour 25 patients. Et très souvent à cause d’absence, on se retrouve à 1 pour 25 patients. Moralité, on passe notre temps à donner des médicaments. C’est quasi impossible de développer des activités thérapeutiques ». Le service Unité médicale d’accueil (UMA) de l’hôpital psychiatrique du Vinatier va mal. Très mal. Le jeudi 12 février le personnel de l’hôpital, rejoint par d’autres structures comme Saint-Cyr et Saint-Jean-de-Dieu, a manifesté son indignation face à ces conditions de travail et de soins intolérables. Tellement intolérables que pour beaucoup de ces infirmiers du milieu psychiatrique, l’issue de secours rêvée est… devenir infirmier libéral. Roland Cazeneuve, infirmier psychiatrique à Toulouse, concluait en 2008 lors d’un même type de protestations que « Du coup plein de collègues écœurés partent vers le libéral.

[…] Ou craquent dans des locaux dépassés, vétustes. […] Redonner du temps, humaniser les lieux, reformer des spécialistes : l’urgence, elle est là »  avait-il déjà conclus en 2008 au journal La Dépêche.

Le travail périlleux des infirmiers libéraux avec des patients atteints de troubles psychiatriques

Si le rêve de ces infirmiers en psychiatrie semblerait être de devenir infirmiers libéraux, doit-on pour autant affirmer avec certitude que la profession est totalement éloignée de ces dérives ? Nous le savons, pas forcément non plus, d’autant plus que la santé publique banalise le traitement à des malades atteints de troubles psychiatriques en ne reconnaissant que très peu la différence de difficulté de l’acte infirmier en rapport à un autre patient. En effet cela commence par la formation en IFSI : depuis 1992 les deux spécialités d’infirmier psychiatrique et d’infirmier « généraliste » ont été regroupées en une seule. Au résultat une formation de 3 mois en psychiatrie pour tous, jugée par certains spécialistes de la question comme « insuffisante et incompatible ». On remplace trois ans de spécialisation psychiatrique en trois mois, ce qui réduit considérablement les bases acquises par les infirmiers destinée aux troubles mentaux et d’autre part on forme des infirmiers dits « généralistes » par des modules insuffisants au nombre de patients tristement concernés par ces pathologies restant à domicile ou en hôpital non spécialisé, faute de mieux. Puis bien sûr, on évoquera le temps de prise en charge d’un patient souffrant de troubles psychiatriques, qui selon les pouvoirs publiques ne représente que peu au regard des autres, alors qu’un rapport de confiance mutuelle entre soignant et soigné demande du temps et de l’écoute pour éviter le refus du soin, voire la violence… Un article Albus paru en 2013 sur « la prise en charge des patients souffrant de troubles psychiatriques par les infirmières libérales », relayait par ailleurs ce débat organisé à l’époque par le SNIIL de Toulouse : « À l’heure actuelle, une visite d’infirmière libérale chez un patient souffrant de troubles psychiatriques est équivalente à un AMI 1 (7 euros brut) pour l’administration et la surveillance d’une thérapeutique orale. Le calcul paraît dérisoire lorsque l’on sait qu’il faut bien plus de temps passé pour que cette opération soit efficace ». Pourtant la nuit du 17 décembre au 18 décembre 2004, les meurtres atroces de deux infirmières de l’hôpital de Pau avaient réveillé ce que beaucoup ne voulaient plus voir, tout comme cette série terrible de drames au Vinatier : oui, les maladies mentales existent toujours, non, les structures ne sont plus du tout adaptées pour prendre en charge ces malades. Un extrait du Télérama du 2 février 2005, conclura nos propos : « Le 18 décembre au matin, la société française découvre la lune. Qu’il ait fallu cela en dit long sur notre aveuglement. Qu’il ait fallu cela en dit long, aussi, sur la négligence des multiples gouvernements, de droite et de gauche, qui, depuis plus de vingt ans, ont pu décider consciencieusement, sans tumulte, avec une constance rarement prise en défaut, la fermeture d’environ cinquante mille lits en psychiatrie et la suppression de milliers de postes de soignants ». Dix après, ce constat est-il différent ? Et vous, infirmières et infirmiers libéraux, que pensez-vous de ces drames au Vinatier ? Êtes-vous solidaires de vos collègues protestant contre le manque de moyens en psychiatrie ? Pensez-vous que votre formation en IFSI vous permette ou vous permettrait de pouvoir soigner des malades en unités psychiatriques ? Souhaitez-vous que les actes infirmiers à domicile pour patient présentant des troubles mentaux soient mieux rémunérés ou au moins, mieux valorisés ou encadrés ?

By | 2018-04-12T15:34:11+00:00 18 février 2015|Actualité Albus|99 Comments

99 Commentaires

  1. Btissam Allouch-chtibi Le 19 février 2015 - Répondre

    Julie Zanga

  2. Vincent Michel Le 19 février 2015 - Répondre

    Après avoir travaillé 13ans en psychiatrie, un choix que j’ avais fait bien avant de rentrer à l’ifsi. La politique actuelle et la spécialité se dégradant dans la prise en charge. Je me suis lancée en libéral il y a 2 ans. Je suis ravie car finalement je continue de travailler avec des patients atteints de troubles psychiatriques , personnes âgées entrant dans démences. … mais c’est vrai que ça prend du temps, plus de temps. Je veux rester la professionnelle que je suis , les médecins reconnaissent mon travail ainsi que les familles.

  3. Valerie Lancelin Le 19 février 2015 - Répondre

    Patricia La

  4. Patricia La Le 19 février 2015 - Répondre

    Il avait qu a laisser la specialisation …
    C vremen le dernier endroi ou j irai bossé …
    Lol tu devien toi mm un peu fou

    • Nicole Carpentier Le 19 février 2015 - Répondre

      Non j ai fait tte ma carriere en pschy et je ne suis pas folle c un metier qui est riche si le gouvernement lui donne des moyens

    • Sandrine Breuillé Le 19 février 2015 - Répondre

      Je travaille en psychiatrie depuis la fin de mes études! J’aime toujours autant mon métier! C’est un choix et moi non plus je n’ai pas l’impression d’être devenue folle!Au contraire,J’ai trouvé en psy un certain équilibre!

    • ASTIER Le 20 février 2015 - Répondre

      La maladie mentale n’est pas contagieuse aussi aucune crainte de ce côté là! Par contre, l’institution peut rendre fou. Là est le vrai problème!

    • Bonnisseau Le 20 février 2015 - Répondre

      Commentaire très intelligent….

  5. Orneii'llaa Jean's Le 19 février 2015 - Répondre

    Jérôme Charline Bletzacker Friez

  6. Julien K. Kenway Le 19 février 2015 - Répondre

    Les prises en charge sont de plus en plus catastrophiques, les patients ne sont traités que pour leurs symptômes et non leurs causes ce qui crée une chronicité complètement ahurissante parmi les séjours hospitaliers.
    C’est triste mais je m’y investis malgré tout.

  7. Delphine Guillo Le 19 février 2015 - Répondre

    Nous en liberal on se sent vraiment seules face a ces PEC ! ! C deprimant … ce manque de liens avec les medecins …

  8. Nuncia Georget Le 19 février 2015 - Répondre

    la psychiatrie a toujours été le parent pauvre de l’hopital malheureusement

  9. Ayaline Elsa Le 19 février 2015 - Répondre

    Julia Tommasino

  10. Nicole Carpentier Le 19 février 2015 - Répondre

    On oublie trop souvent que le patient est un etre humain faute de moyen et de personnel j ai travaille en pschy toute ma carriere d infirmiere et il est honteux de voir que ce n est plus ce que c etait avant non pas faute de soin mais de reduction de personnel courage mes amis infirmiers c est un metier dur mais riche

  11. Celine Favry Le 19 février 2015 - Répondre

    Je ne sais pas dans quel service vous vous êtes retrouvée Patricia La. Ni si c’était pour des soins ou pour y travailler, mais c’est très triste, ce sue vous écrivez la.
    Ceci dit, ça n’est pas du tout ce que j’ai connu de la psychiatrie durant les 8 années ou j’y ai travaillé.
    Ça n’est pas parfait, je ne peux pas dire le contraire. Mais le tableau que vous décrivez est digne d’un film d’horreur. Je ne suis pas du tout de votre avis.

  12. Cortopsy Le 19 février 2015 - Répondre

    Une mobilisation nationale est nécessaire pour dire

    Ça suffit :
    Les faits sont là, têtus et implacables : 
Tandis que la demande de soins croît – notamment pour les enfants -, les moyens humains se raréfient : diminution des postes d’infirmiers, marginalisation scandaleuse des psychologues, raréfaction des psychiatres (publics et privés).
La formation est manifestement insuffisante pour les infirmiers.
    http://www.hospitalite-collectif39.org/?-APPEL-DU-1ER-NOVEMBRE-2014-

    • MÜLLER Le 22 février 2015 - Répondre

      Je suis tout à fait d’accord avec votre propos. Je suis psychologue en psychiatrie (catégorie en sous effectif chronique, marginalisée et sous-payée) et ça fait des années que je pointe les effets néfastes des réformes gouvernementales et administratives, de plus en plus bureaucratiques et gestionnaires. La façon d’envisager la structuration du travail délite les liens entre les professionnels et les différentes catégories de métiers. Il y a des glissements de fonctions, les médecins en particulier se voyant attribuer un rôle administratif et comptable de plus en plus prégnant, les mettant en porte à faux par rapport à leur champ d’exercice. Il n’y a plus de chefferie comme auparavant, les responsables de pôle se trouvant surtout en position d’exécutant des directives imposées par les Tutelles.

      Les métiers ne sont d’ailleurs plus envisagés comme tels mais comme un découpage pseudo rationnel de compétences, en miroir au découpage qui y est fait des personnes accueillies et des actes répertoriés. Il n’y a pour ainsi dire plus de projets de soin. Il n’y a quasi plus de parole libre possible, et il existe une pauvreté d’élaboration des situations des patients et des pratiques soignantes. Ce qui est tout de même hallucinant quand on pense qu’il s’agit d’accueillir et de traiter des problèmes psychiques !
      Les prises en charge se limitent principalement à de l’hébergement (qui prend de plus en plus la forme d’une contention sociale), de la médication, et de l' »éducation » aux symptômes. C’est un grand retour en arrière.
      Le sens de la tâche primaire de l’institution se perd, avec un conflit de valeurs qui est complètement dénié. Cela crée un climat froid, délétère et propice à l’isolement, au repli sur soi et à la violence.

      Il est à noter que des actions de lutte syndicale contre les réformes de « modernisation », véritable bulldozer à suppression de postes, ont, dans ce contexte, été criminalisées par des directions. Les ARS ne pipent pas mot. Un climat de défiance et de peur s’installe et nos Tutelles et politiques ne semblent pas vouloir en prendre conscience.

      Il est temps, en effet, de se mobiliser collectivement pour se faire entendre et de dépasser les clivages et corporatismes qui font du tort à la grande majorité des professionnels et aux patients.

  13. Sébastien Le 19 février 2015 - Répondre

    La psychiatrie est une science passionnante en permanence évolution et c’est pour cela que j y travaille. Les patients souffrant de troubles psychiatriques ne sont pas forcément plus dangereux mais c’est leur environnement qui favorise un passage à l acte. De plus depuis quelques mois et de manière très importante nous avons doren-avant des prises en charge judiciaire, ce qui peut favoriser les amalgames.

  14. Myriam Bonnet Le 19 février 2015 - Répondre

    Oui je suis solidaire en plus il y a de plus en plus de patients qui ne parlent pas la langue …

  15. Betty Talvat Le 19 février 2015 - Répondre

    Soutien…

  16. Ivan Trujas Le 19 février 2015 - Répondre

    Il est vrai que la psychiatrie perd ses moyens de plus en plus (au propre comme au figuré ) et après bientôt 20 ans de bons et loyaux services ,malgré tout, arriver à toucher la petite part lucide noyée au milieu du délire du patient est toujours agréable et motivant. (hop. E. Toulouse Marseille )

    • « La folie est un mot passe-partout utilisé pour qualifier quelque chose qu’on ne comprend pas. » (Clinique La Lauranne Bouc-Bel-Air)

  17. Sabrina Ouznani Le 19 février 2015 - Répondre

    Sans parler du DE général ..plus de spécialisation ,donc modules et formation légères..la fonction d’ide en psy mal perçue par les autres..c’est connu les ide en psychiatrie jouent au ping-pong et fument des clopes avec les patients…pas de moyens la psy restant le parent pauvre et moins noble que les autres spécialités..
    En libéral c’est pire ..très peu voir pas de prises en charge des patients et souvent le soignant démuni entre patients sur médicamentes mais livres à eux mêmes..etcetc

  18. Delphine Marino Le 19 février 2015 - Répondre

    Je croyais que les ide en psychiatrie ne pouvait pas s installer en libéral j ai fait deux ans de samu social en tant qu infirmière et pas possible de M installer en libéral quelqu un pourrait M aiguiller svp ?

    • Claire Dadou Le 19 février 2015 - Répondre

      C la première fois que j entend ça car il n existe plus de formation infirmier psy mais pourquoi pas. … les IDE sont pluridisciplinaire. Il faut juste 5 ans d expérience. Mais si tu fais du liberal il vaur peut être mieux avoir fait un peut de technique au préalable ca va de soiy

    • Solenn Corrnnec Le 19 février 2015 - Répondre

      Pour la durée d’exercice il me semble que cela dépend des départements ds le 29 c’est deux ans d’expériences minimum

    • Catherine Pinault Le 19 février 2015 - Répondre

      La spécialisation n existe plus depuis 1992! Je crois que le temps a été réduit a 2 ans depuis peu mais pour s installer il fallait 5 ans de pratique et etre ide( pas isp)

    • Belinda Plichon Le 19 février 2015 - Répondre

      2 ans maintenant

    • Marie-Odile Valentin Le 19 février 2015 - Répondre

      L’IDE peut faire du libéral, bien sûr que si!

    • Guerin Mangeolle Claire Le 20 février 2015 - Répondre

      18 mois ou 2400h effectuées dans des services de soins généraux (médecine chir ) et ce durant les 5 dernieres annees effectives

    • Nini Demka Le 20 février 2015 - Répondre

      J ai fait 15 ans de psy et suis inf liberale..il te faut 2400 heures au lit du patient, le samu social n est pas considéré comme tel..il faut repartir en sevice d hospitalisation. 2400h cça represente 2 ans..

  19. Mandy Diverchy Le 19 février 2015 - Répondre

    24 mois de structure hospitalière pour une installation et 18 mois pour des remplacements pour les ide. les isp une vae est-elle nécessaire ?

  20. Hénryk Agop Le 19 février 2015 - Répondre

    La psychiatrie amie de la politique et de la justice, surtout en France.

  21. Hénryk Agop Le 19 février 2015 - Répondre

    İl est temps de reformer cette discipline (….), en profondeur.

  22. Deux Ailes Le 20 février 2015 - Répondre

    Guillaume Vergnaud Stéphane Prieto Cedric Manaud Bene Pomponette Jessica Puech

  23. Héla Sky Le 20 février 2015 - Répondre

    Elise Manginot regarde

  24. Laure Hrouch Le 20 février 2015 - Répondre

    J’en fait partie et mon expérience en psy fait le plus grand bonheur de mon binôme et des patients que nous avons !

  25. Candy Munduene Paldauf Le 20 février 2015 - Répondre

    Patricia La vous décrivez des abus ou bien la vision qu on a de la psychiatrie avant d y avoir travaillé ou quand on a été une stagiaire détachée. Heureusement (pour les malades) que ce n est pas que ça.
    C est réducteur comme de dire que l infirmière libérale fait son injection/pansement en 5 mn prend la carte vitale ,son paiement et s en va.

    • Catherine Beaumont Le 20 février 2015 - Répondre

      IDE libérale moi même je confirme que ça ne se passe pas comme ça..pas pour moi en tout cas..

  26. Candy Munduene Paldauf Le 20 février 2015 - Répondre

    Ou de dire qu en soins généraux passé le tour du matin après bilan et pansements c est le café et la foire aux sonnettes sans réponses.

  27. En tout cas je dis respect aux infirmiers en psy car ce n’est pas facile de garder le sourire et de soutenir les familles comme certains le font … MERCI

  28. Sa Brina Le 20 février 2015 - Répondre

    Sophie Ambroggiani

  29. Charlotte Aux Fraises Le 20 février 2015 - Répondre

    Pau Line

  30. Manue Brechemier Le 20 février 2015 - Répondre

    Jérémy Barbe

  31. Nathalie Nath Le 20 février 2015 - Répondre

    J y bosse et pour les patients comme le personnel c est pas toujours facile

    • Nacera Boubazine Le 21 février 2015 - Répondre

      Je travaille aussi en psychiatrie ….je suis d accord avec vous.

    • Nacera Boubazine Le 21 février 2015 - Répondre

      Je travaille aussi en psychiatrie ….je suis d accord avec vous.

    • Nathalie Nath Le 21 février 2015 - Répondre

      Et les patients sont des numéros les pauvres certains finirons leurs vie en psychiatrie et cela n est p1s toujours évident.

    • Régine Alias Gigi Le 23 février 2015 - Répondre

      je travaille dans une unité où l’on travaille dans le but de les faire sortir de l’hopital pdychiatrique et ça marche , heureusement que ce n’est pas leur dernière demeure , pour certains c’est sùur y’a pas trop le choix ! hélàs ! c’est dur moralement mais c’est pas les patients les pires c’est les cadres !, le directeur !

    • Nathalie Nath Le 23 février 2015 - Répondre

      Bien d’accord avec vous

  32. Bailey Digestif Le 20 février 2015 - Répondre

    et bien moi j ai trouvé qu ils etaient pas du tt bousculé mm limite qu ils bullaient qu ils aillent a l usine ils verront

    • Nacera Boubazine Le 21 février 2015 - Répondre

      Aaaaa venez travailler après on verra…puis chacun son metier .c votre choix l usine. ..

    • Magali Bazzi Le 21 février 2015 - Répondre

      aaaa oui venez essayer vous verrez

    • Katy Etçasuffit Le 21 février 2015 - Répondre

      25 toilettes tout seul? Je sais pas comment tu bosses mais quand j’en ai fait onze pour des personnes dépendantes, la matinée est bouffée. Ça te fait quoi ? 10 à 15 mn pour laver et habiller qq? Tu les fais participer à ce rythme là ?

    • Céline Méresse Le 22 février 2015 - Répondre

      10 a 15mn pour une toilette est malheureusement une réalité de certains endroits cependant je trouve que c’est peu et a la limite de la mal traitance! Je dis ça car quand je m’occupe d’un patient dépendant je me dis que je fais ses soins comme si je les faisait a un de mes parents ou a moi même et personnellement pour me laver correctement m’habiller me coiffer me brossé les dents refaire mon lit je ne met pas 15mn… non je ne me plains pas, je ne suis pas non plus une tire au flan mais je pense que 15mn pour prendre soin de quelqu’un c’est peu et qu’il doit y avoir quelques négligence…
      La seule chose que je me plains c’est le manque de personnel qui nous oblige parfois a « oublié » notre vrai passion et ce pourquoi nous avons choisi le métier de soignant!
      Ps: j’ai également était choquer que l’on puisse comparer le métier de soignant avec une usine! Car quand je part travailler le matin je sais que mon rythme sera soutenu mais ce ne sont pas des « paquets » que j’ai entre les mains mais de précieuses vies!!

  33. Francois Carrière Le 20 février 2015 - Répondre

    « Dans ma patientele  » une infirmière de secteur psy se déplace tous les 15 jours chez une patiente pour une intra musculaire alors qu’une IDE est sur place 2 fous par jour…où est le manque de moyens ?

  34. Nadege Gery Le 20 février 2015 - Répondre

    C mon parcours, j’ai quitté l’HP pour être infirmière libérale et je me retrouve avec des patients psy qui ont de mauvaises prises en charges . Autres lieux mais même problèmes.

  35. Sabrina Greffier Greget Le 20 février 2015 - Répondre

    Prise en charge qui est très difficile . Qui demande beaucoup de patience, et surtout l’envie de travailler dans ce milieu !

  36. Caroline Frontzac Le 20 février 2015 - Répondre

    Sans compter qu’il faut gérer aussi la famille du patient dont certains membres sont touchés par les mêmes troubles et ne sont pas suivis …

  37. Candy Munduene Paldauf Le 20 février 2015 - Répondre

    Et oui chacun son truc , moi je suis autant psychiatrie que soins généraux même si il n est pas toujours possible de dissocier les 2. J ai déjà eu des urgences somatiques en psychiatrie , et en chirurgie des patients atteints de pathologie psychiatrique et en maternité /grossesse pathologique découvrir des signes de troubles psychiques non diagnostiqués.

  38. Candy Munduene Paldauf Le 20 février 2015 - Répondre

    Au bout de 14 ans dans le métier , je peux dire qu une veine , une trachéotomie , un pansement de PTH , un pansement de PAC. ..etc se ressemblent tous. Heureusement que la relation humaine reste UNIQUE 😉

  39. Carole Dumas Le 20 février 2015 - Répondre

    C est vrai helas les infirmiers et infirmieres sont toujours seule dans des services tres dure physiquement et mentalement et le plus grave pas assez nombreux et le pire pas soutenues par les medecins et directeur. Moi je vous Tire Mon Chapeau car vous faites votre metier tres beau ❤❤❤❤

  40. je suis tout a fait d accord on est pas que des numeros de secu

  41. Rashid Rzl El Caspero Le 21 février 2015 - Répondre

    Nacera Boubazine #onsenfou mdrrrr

  42. Guylaine Claudette Le 21 février 2015 - Répondre

    Comment ils font pour s’installer en libéral c’est impossible actuellement?

  43. Armellou Cl Le 21 février 2015 - Répondre

    Johanna Barnes

  44. Bailey Digestif Le 21 février 2015 - Répondre

    Arretez de vs plaindre ss arret je travail en maison de retraite com aide soignant 20 a 25 toilettes tt les matin et bcq de dependant et j ai aussi fait l usine ms les femmes se plaignent ss arret j ai ete gospitalise un mois ils avaient largement le tps ils couraient pas du tt et certains etaient faineannt

  45. Bailey Digestif Le 21 février 2015 - Répondre

    Et en plus la retraite a 50 ans

  46. Bailey Digestif Le 21 février 2015 - Répondre

    Ns
    Aussi on a des psy et pas mal mm arretez de vs plaindre et relativisez un peu

  47. Bailey Digestif Le 21 février 2015 - Répondre

    Y a des gens et des enfants sur cette terre qui travaille 15 hr par jr jusqu a leur mort pr une misere

  48. So Lène Le 21 février 2015 - Répondre

    Thomas Jaumotte

  49. Gabriel Gab Le 21 février 2015 - Répondre

    La psychiatrie. … première fraude, une science inexacte, une atteinte à la liberté, …

  50. Nathalie Varela Le 21 février 2015 - Répondre

    Il manque surtout une vraie coordination entre tous les maillons et un manque d’écoute considérable des « accompagnants « 

  51. Melyy Meloo Le 21 février 2015 - Répondre

    Véro Weich

  52. Cathy Huet Le 21 février 2015 - Répondre

    De tt coeur avec eux! Je les plains! La psychiatrie ne rapporte pas d argent a un hopital donc ils sont souvent peu entendus. On enleve des ide en psy, on deshabille pierre pr rhabiller paul, les soignants sont epuises et les patients en patissent c est du delire, de la folie…sans jeu de mots 😉
    Courage chers collegues, vs avez du merite!

  53. Bailey Digestif Le 21 février 2015 - Répondre

    Deja j ai dis 20 a 25 toilettes ensuite tt le monde n est pas dependant et des agents viennent pr aider pr les toilettes difficiles ss compter les sonnettes que vs ne connaissez pas on commence a 7 h jusqu a midi et y a une pause ms faut il pouvoir la prendre de ttes facon je suis habitue a vos cancans et aux plaintes continuels des femmes et chez ns j imagine que tt le monde fait de son mieux ms personne fait un travail parfait ms je pense que le resultat est correct malgre que oui ns on manque reelement de personnel

  54. Bailey Digestif Le 21 février 2015 - Répondre

    Ms je me plains car je relativise

  55. Bailey Digestif Le 21 février 2015 - Répondre

    Et oui 10 a 15 mn malheureusement en moyenne

  56. Bailey Digestif Le 21 février 2015 - Répondre

    Et on les fais participer aux max pr qu il garde le plus d autonomie possible

  57. Bailey Digestif Le 21 février 2015 - Répondre

    Et je ne vs parle pas des petit dej ds l unite alzeimer lourde ou il y a 14 petit dej a donner et faut pas croire qu il mange vite en plus des toilettes pr 2 pers et que des gens tres lourd psy et dependant j espere que maintenant vs vs plaindrez moins sinon change de boulot

  58. Bailey Digestif Le 21 février 2015 - Répondre

    Merde je disais je me plains pas car je relativise

  59. Bailey Digestif Le 21 février 2015 - Répondre

    Moi a l hopital regnier a canguilem precisement effectivement ca fumait ds la salle de pose et on les a mm vu prendre l apero ms ceci dis certained travaillaient tres bien ms personned n etaient a plaindre ds le sercice c etait la belle vie

  60. Bailey Digestif Le 21 février 2015 - Répondre

    Laissser tomber notre besoin de reconnaissance lol tu vx une medaille qd on va ds ce genre de metier c par amour pr son prochain on attends pas de reconnaissance on le fait pr soi et les patients bien entendu il n y a qu une regle qd on travail ds le social c l amour

  61. Ronan Cadic Le 21 février 2015 - Répondre

    Donc, tout le monde trouve banal la politique de la psy en France et décide d’abandonner les parients à leur triste sort… moi aussi j’ai fait 13 ans de psy et même en libéral jen fait encore avec les patients dont je me suis occupé et que je continue de cotoyer de temps en temps. Les soignants de psy ferait mieux de se révolter que de laisser faire ou d’abandonner. La psy en France se résume à un mot : RÉSISTANCE!!!

  62. Isaac Persan Chinchilla Le 21 février 2015 - Répondre

    Y a pas que les ide psy qui se barre en libérale! ! C’est la merde partout donc vaut mieux exercer seule que d’avoir aucune reconnaissance! !!

  63. Isaac Persan Chinchilla Le 21 février 2015 - Répondre

    Y a pas que les ide psy qui se barre en libérale! ! C’est la merde partout donc vaut mieux exercer seule que d’avoir aucune reconnaissance! !!

  64. Bailey Digestif Le 22 février 2015 - Répondre

    J ai dis 15 mn en moyenne ms l on peut passer 10 mn chez un et 30 chez un autre et je n ai jamais comparer le metier de soignant a l usine j ai juste dis aller bosser un peu a l usine et vs serez ce que c est d en baver tt ce que je vx dire c qu il faut relativiser vs etes privilegie mm si surement vs manquez de moyen et le meilleur conseil que je puisse vs donnez c ne travailler jamais com une routine et essayer de donnet de l amour au maximum ce que je ne doute pas de vs et l espere pr vs et vos patient c tt

  65. Frederic Barreau Le 22 février 2015 - Répondre

    Faut completement faut pour l avoir vecu je dirAit que le personnel est feneant et en a strictement rien a foutre des personnes hospitalises

  66. Bailey Digestif Le 23 février 2015 - Répondre

    Avt c etait la retraite a 50 ans c honteux c que je dis c que t aas rien compris a ce que je disais ca sers a rien de parler avec toi

  67. Bailey Digestif Le 23 février 2015 - Répondre

    Qd a la retraite si ca a change c normal maintenant le sujet est clos

  68. Bailey Digestif Le 23 février 2015 - Répondre

    Qd aux toilettes jai ptet exagere c plus 15 a 20 ce qui fais trop biensur

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