L’IDEL en première ligne, lorsque l’hôpital se déplace au domicile du patient

L’IDEL en première ligne, lorsque l’hôpital se déplace au domicile du patient

En visitant des patients toujours plus nombreux, aux pathologies toujours plus complexes, l’infirmière ou l’infirmier libéral doit faire preuve d’un grand professionnalisme et d’une adaptabilité sans faille. Mais le quotidien de l’IDEL consiste aussi à renforcer et à améliorer la relation qu’il entretient avec ses patients.

Les soins, une partie seulement du quotidien des infirmières et des infirmiers libéraux

Il nous faudrait des dizaines, voire des centaines, d’articles pour décrire la complexité et la diversité des soins infirmiers aujourd’hui. Les infirmières et les infirmiers libéraux sont, comme tout le personnel soignant, confrontés à la multiplication des pathologies pour un même patient. A ces difficultés qu’impliquent ces patients aux pathologies multiples s’ajoutent aussi l’augmentation du nombre de patients en lui-même. En effet, les patientes et les patients sont, depuis plusieurs années maintenant, incités à rester à leur domicile plutôt que de se faire hospitaliser.

Ce maintien à domicile, ambition portée par la politique de Santé actuelle, accroit encore cette complexification des soins, puisqu’il est à l’origine d’une nouvelle typologie de patients, que l’on retrouvait auparavant en milieu hospitalier.

Mais, le quotidien des IDEL(s) de France ne peut pas être limité à ces seuls actes de soins. Sans évoquer la partie administrative de l’exercice libéral de la profession d’infirmière (et en ce domaine aussi, les obligations et les contraintes se font de plus en plus nombreuses), il nous faut souligner un autre aspect spécifique du métier d’IDEL, à savoir la relation avec leur patientèle et les familles.

La relation IDEL – patient, un apprentissage lent et complexe

Plus que quiconque, les infirmières et infirmiers libéraux apparaissent comme les aidants au quotidien aux yeux de leurs patients. Et contrairement au milieu hospitalier, l’infirmière libérale se retrouve seule lorsqu’il s’agit de se confronter à des comportements difficilement compréhensibles, voire totalement incompréhensibles. Car la maladie, quelle qu’elle soit, transforme un individu. Le repli sur soi comme les comportements agressifs attestent de cette réalité du quotidien d’une IDEL.

Des conséquences d’une maladie d’Alzheimer surmédiatisée à celles d’un retour (trop ?) rapide à domicile après une intervention chirurgicale, ces modifications comportementales doivent être prises en compte. Si une équipe, en milieu hospitalier, sera armée et préparée à détecter et affronter ces relations difficiles avec le patient, l’infirmière ou l’infirmier libéral, doit concilier cette nécessité de prise en compte avec le handicap de sa « solitude » professionnelle.

C’est en cela, que la relation IDEL – patient représente une difficulté supplémentaire. Au fil des semaines et des visites chez le même patient, l’IDEL adaptera son approche et son comportement en fonction du profil et des difficultés de ce dernier.

Cette relation humaine fait partie intégrante de la mission d’une infirmière ou d’un infirmier libéral, qui apprendra, tout au long de sa carrière, à faire face à (presque) toutes les situations, aussi pénibles et difficiles soient-elles.

La relation humaine au cœur de la profession d’infirmière libérale

Si par définition, ces relations sont uniques et adaptées à chaque situation, l’infirmière libérale n’est pas seule face à ses patients. Souvent, l’IDEL travaille également en équipe, et il lui faudra alors faire part à ses collègues de l’évolution de l’état de santé de chacun de ses patients mais aussi des modifications perçues dans la relation IDEL-patient. Par exemple, une patiente sera plus réceptive à quelques mots gentils échangés, alors qu’un patient sera plus marqué par un sourire. Toutes les situations sont différentes, et comme chaque détail compte, l’infirmière ou l’infirmier libéral devra ne rien oublier dans ses transmissions auprès de ses collègues. Les dossiers de soins, transmis par application mobile ou sous forme manuscrite, démontrent bien l’importance de cette relation soignant / soigné pour l’exercice quotidien de la profession d’IDEL.

C’est dans le même état d’esprit et la même approche que devra être considérée la relation entre l’infirmière libérale et la famille de ses patients. Cette famille n’a pas les mêmes demandes que celle ou celui, dont elle est au chevet. L’IDEL devra alors lui apporter les réponses adaptées, ce qui exige, là-encore, un apprentissage continu et progressif.

Car en s’engageant dans cette voie, qui privilégie le maintien à domicile plutôt que l’hospitalisation, notre système de santé a basculé de nouvelles attentes sur les épaules des IDEL(s). Puisque ces derniers sont les professionnels de santé, intervenant quotidiennement au domicile des patients, ils sont sollicités par toutes les parties et sur tous les sujets. Malgré ce que l’on pourrait croire de prime abord, cette relation entre l’IDEL, ses patients et leur famille appartient bien à la mission de la profession infirmière. Il ne reste plus alors qu’à savoir, si les moyens, matériels et financiers, répondent à cette dimension de l’action des infirmières et des infirmiers libéraux …

Avez-vous les moyens aujourd’hui de vous consacrer pleinement à ces relations entre vous et vos patients ? Quel est, selon vous, le principal obstacle (temps disponible, formation, moyens matériels ou financiers, …) ?

By | 2018-04-12T15:26:00+00:00 23 mars 2016|IDEL au quotidien|114 Comments

114 Commentaires

  1. Plutôt la paperasse!!!

  2. Virginie Di Dio Le 23 mars 2016 - Répondre

    La paperasse !!!

  3. Olivier Blanchard Le 23 mars 2016 - Répondre

    Je voudrais pas être désagréable mais est ce que une fois je pourrais voir une photo illustrant un soin idel qui ne soit pas totalement absurde. Là on a un combo : Pas de gant + bijoux + je garde la garot germé pendant le prélèvement … Au secours !!! 5et albus rien contre vous hein, c’est une bataille que je mène sur tous les fronts 😉 )

    • Bien vu en effet !

    • Olivier Blanchard Le 23 mars 2016 - Répondre

      Non mais je le répète c’est partout pareil, vous êtes loins d’être les seuls !!! Mais ça fatigue 😉

    • Celine Albouc Le 23 mars 2016 - Répondre

      Cette fois on nous a épargné les mains manucurées lol.

    • Olivier Blanchard Le 23 mars 2016 - Répondre

      Mais manches lognues hein. On n’est pas parfaits ;))))

    • Laurent Raidi Le 23 mars 2016 - Répondre

      c’est comme ça dans le libéral !!! Faut arrêter d’être hypocrite !!!!!

    • Sonia Pradel Le 23 mars 2016 - Répondre

      Et comme ça a l’hôpital !!!!

    • Perso on m’ a appris à relâcher le garrot à la fin de mon prélèvement à l’ école

    • Par contre je suis pas d’accord avec Laurent c’est bien moins comme ça en libéral qu’ à l’ hôpital. En libéral vous faites qlq chose qui convient pas le patient prend qlq1 d’autre, à l’ hôpital il a pas vraiment le choix ?. Combien de patients j’ai récupéré pcq ils avaient remerciés une infirmière à cause de notions d’ hygiène, à l’ hôpital c’est même pas la peine, svt personne n’ ose rien dire de tt façon

    • David Clerc Le 23 mars 2016 - Répondre

      Perso, on m’a juste appris à relacher le garrot si iono.
      Et il y a un ordre de prélèvement pour les tubes. Je ne vois pas où est le souci

    • On retire le garo arrivé au derniers tubes… En tout cas j’ai appris comme cela..

    • Moi j ai appris aussi à enlever le garrot en fin de prélèvement et aussi sur le tube à iono . De plus j ai aussi appris à piquet sans gants. Et oui c est cela les vieux IDE.

    • David Clerc Le 23 mars 2016 - Répondre

      Et oui Stéphanie Boucher, on doit faire parti des «vieux» 🙂
      Les gants, on les met tous au début….et quand on en a assez de louper les veines car on a bien moins de ressenti, on les envoie valser

    • Guy Leclercq Le 24 mars 2016 - Répondre

      C’est exactement ce que je me suis dis en voyant cette photo. Toutes les photos dans les articles infirmiers ont toujours des problèmes niveaux hygiène du soin

    • Martine Grondin Le 24 mars 2016 - Répondre

      Je n’en connais pas beaucoup moi, des IDEL qui utilisent les gants lors de prélèvements sanguins… Cela fait-il d’eux de mauvais soignants?
      Personnellement diplômée en 1992, j’ai appris à piquer sans gants et j’ai 1 seul AES à mon actif. On va dire que jai eu bcp de chance… ?

    • Cathy Mini Le 24 mars 2016 - Répondre

      Alors moi DE 1990 , activité libérale seulement, je pique sans gants et sans bijou, et dès que mon premier tube se remplit je déserre le garrot ne serait ce que pour le confort du patient…. 2 AES en 25 ans en depiquant une aiguille de Hubert non sécurisée et en nettoyant une curette souillée qui a coupé la compresse et le gant!

    • Moi j ai un DE de 89 !!!! Donc appris à faire des prélèvements sans gants et sans corps de pompe. ? Et à ce jour pas d AES

    • Tony Druard Le 24 mars 2016 - Répondre

      Tu me donneras le nom des Idel qui piquent avec des gants et sans bijoux et sans garrot….mdr

    • Alors moi c’est sans gants, sans bijoux, sans garrot pour le potassium, et pas AES 16 ans d’exercice

    • Olivier Blanchard Le 25 mars 2016 - Répondre

      Tony Druard Hello ! You want my name ?

    • Marc Fontaine Le 25 mars 2016 - Répondre

      Moi j’ai juste envie de dire c’est pas du tout l’objet de la question posée dans la publication … alors la photo on s’en fiche un peu …

    • Kev Lab Le 25 mars 2016 - Répondre

      Le mec aurait dû faire cadre …??

    • Glagla CB Le 25 mars 2016 - Répondre

      Mais franchement je fais 700 prises de sang par an voir 1000 et je pique avec garo et avec manucure et aussi manches longues mais surtout sans gants ( diplômée 1994) mdr mais je me marre avec certains commentaires de certaines personnes : Parce qu’à l’hôpital ils sont tous soignés et propres ? C’est pour ça on les récupérés avec des staph des escarres et J ‘en passe ?! Faut arrêter de critiquer les uns et les autres . Les regles D hygiène sont différentes à l’hôpital avec les maladies nosocomiales et ensuite à domicile c’est devenu un service de soins sur mesure car ce sont des patients clients et de toute façon si on es pas ou peu professionnelle et bien on a plus d’appel . Voila

    • Glagla CB Le 25 mars 2016 - Répondre

      Et il y’a une différence entre mettre les mains dans la m………sans gants et faire une prise de sang sans gants ….. Alors arrêtez de donner des notions d’hygiène parce que sur la photo elle a une gourmette et une blouse manche longue . Il n’y aucune erreur d’hygiène . Et pour le garo Ca reste défendable .

    • Guy Leclercq Le 26 mars 2016 - Répondre

      Martine Grondin J’utilise toujours des gants à domicile. A l’hôpital j’étais moins rigoureux sur Ca. Mais à domicile les gens regardent et sont plus pointilleux. J’ai eu beaucoup de remarques de Patient qui n’apprécier les infirmières avec tes bijoux… Qui m’était pas dedans… Avec les French Manicure… Ça contribue au bouche-à-oreille est aux soins dans une hygiène raisonnable et une sécurité raisonnable. 1 aes c’est déjà trop. Il suffisait que ça soit pas le bon patient

    • Tessa Jacquemard Le 26 mars 2016 - Répondre

      Je ne mets pas de blouse un eu de réalisme : il en faudrait une pour chaque patient àvec tous les déplacements extérieurs et trajets voiture !!!!!
      Blouses jetables pour certains soins spécifiques ok

    • Marie Leviste Le 27 mars 2016 - Répondre

      En libéral les ongles les bijoux il y a …. Arrêtez de faire les ignorants !!! C est pas l hôpital c est du domicile chez l habitant !!!!

    • NOrémii FasOl Lasii moi aussi

    • Sonia Pradel Le 27 mars 2016 - Répondre

      non mais c’est pareil A l’hôpital bijoux et sans gants il faut arrêter de faire passer mes IDEL pour des infirmiers négligents ! Et oui les patients nous le font remarquer directe si il y a une faute ! Mon remplaçant ne se lave pas les mains aussi souvent que moi bah je le sais car les patients me le disent !

    • Marine Yechou Le 28 mars 2016 - Répondre

      De toute façon si on se pique , ça traversera le gant

  4. Jay Morin Le 23 mars 2016 - Répondre

    Et 50 % d’administratif ou comment bosser à 150% tout le temps jusqu’à l’épuisement !

  5. Anaïs Minier Le 23 mars 2016 - Répondre

    dans mes début les deux plus gros dileme était le rapport à l’argent et la peut d’être en retard ou de la réaction du patient si retard il y avait.
    1 an 1/2 après j’ai lâché prise sur les éventuelles retards que je peux avoir! (tous les jours lol) les patients s’adaptent si je dois rester plus de temps avec une famille ou le patient je prends ce temps!
    Pour l’argent il me reste des progrès à faire mais pas facil.

  6. Anaïs Minier Le 23 mars 2016 - Répondre

    pour le temps passé à faire mes papiers j’avoue je ne compte plus, j’ai encore passé une heure aujourd’hui pour de la compta. Et ça c’est pas cool. et les vacances c’est super chaud.

  7. La paperasse bien sure avec surtout la gestion des charges (Urssaf entre autre). Pour ce qui est du relationnel, aucun soucis, bien au contraire un épanouissement pro absolu… qui m’a conforté des mon choix.

  8. Patricia Syzdek Le 23 mars 2016 - Répondre

    Je dois dire que j ai été favorisé à mes débuts j ai commencé par des remplacants avec un ami qui avait un cabinet il y avait bcp de travail car on jumelait lorsque je remplaçais avec une tournée d une autre liberale située à qqs kms de là…donc bcp de distance et de patients mais ils avaient  » éduquer leur patientéle pas de stress d horaires ..ouf d ailleurs j ai conserve leur côté « cool » et qd je vois des collégues courir et se stresser pour une tournée je les plains…et après j ai commencé e a m intéresser à la facturation peu à peu. Ce qui m a plus ennuyé au début c était d être seule face au prise de sang …et si je l a ratait que faire vis à vis du patient …et j ai développé des strategies relationelles pour ni stresser et rassurer le patient. Je crois que ce qui est important c surtout d être bien coacher au début et la relation fait tte la différence car les soins on les as appris le reste c du savoir être et tt le monde ne l a pas..

  9. Marie Quiniou Le 23 mars 2016 - Répondre

    Les ppales difficultés. : La paperasse et la compta…

  10. Le remboursement des mutuelles grrr!

    • Danielle Suzanne Le 25 mars 2016 - Répondre

      Oui quand les mutuelles paient c’est bien
      Mais 40 pour cent d’un vaccin c’est mission impossible pour se faire régler et les gens ne veulent absolument pas régler de leur poche même si on fait une feuille de soin… Bref mutuelles c’est la merde

    • Patricia Cabioch Le 26 mars 2016 - Répondre

      Moi lorsque les patients ne sont pas à 100/100 il paye ou pas de soins lorsqu’il rechigne je leur parle de leur coiffeur (est ce qu’il refuse de payer leur coiffeur ?)

  11. Laurent Raidi Le 23 mars 2016 - Répondre

    Moi c’est les patients qui en demandent toujours plus que j’ai du mal à gerer

    • Syssou JJ Le 26 mars 2016 - Répondre

      Comme a l hopital ne pas se faire bouffer malgre notre patience et gentillesse

  12. Moi ce serait plus rapports avec les patients, qui nous prennent bien svt pour leurs esclaves et leurs bonnes à tout faire. Paperasse aussi, mutuelle.

  13. Magalie Quinton Le 23 mars 2016 - Répondre

    il manque les 50¨% du temps de chef d’entreprise cotations papiers formations compta etc …

  14. Orim Tourim Le 23 mars 2016 - Répondre

    Je sortais de réa et j avais l impression d être la top des top d infirmière…( bon j étais jeune )
    Et puis quand j ai du faire front a plein de questions car on doit tout savoir ( je plaisante) prendre le temps d écouter les angoisses mêmes les plus idiotes prendre le temps pour toute la famille ( j étais en quartier défavorisé) et bien la ma vision de l infirmière a changé…

  15. Agnès Davienne Le 23 mars 2016 - Répondre

    Moi la paperasse ne me faisait pas peur… Après 5 ans de réa, c’était le fait d’être seul. De ne pas avoir de ressources immédiate en cas de pb… Dès ma 1ère semaine j’ai dû gérer un oap à domicile…
    Encore maintenant, après 10 ans, j’ai besoin d’appeler mon associée pour pleurer ou avoir un « coup de gueule » !!!

  16. Kiko Kawasaki Le 24 mars 2016 - Répondre

    Avec 20 ans d’ expériences dans les hôpitaux, je pense avoir un peu de maîtrise dans l’ art et la façon d’ être, de faire, de dire et d ‘ écouter…..par contre, quand j’ ai débuté, je me suis sentis terriblement noyé dans tous ce qui touche à l’ administratif ( urssaf, carpico, cgss et autres ) et même maintenant je n’ ai tjs rien compris sauf qu’ il faut signer les chèques……bon : suis_je débile ?

  17. Cathy Mini Le 24 mars 2016 - Répondre

    Curieusement pour moi c’était de penetrer dans le domicile des patients, un peu plus dans leur intimité. Mais j’ai vite appris que c’était une grande source de données aussi! Et puis le pire: demander le règlement de mes honoraires…. même après 25 ans parfois encore j’ai un peu de mal, quel comble!

  18. Sandrine Hz Le 24 mars 2016 - Répondre

    Alors moi ce avec quoi j ai le plus de mal, c est le « votre collègue il fait pas comme ça ! Et il a pas ça votre collègue, etc etc… » !!! Bref le comportement des gens……

  19. Micky Cuman Le 24 mars 2016 - Répondre

    Je ne mets jamais de gants pour piquer a domicile!! On m’a aussi apris a relâché le garot en fin de prelevement!! et manche longue aussi surtout en hiver!!! A domicile on ne travail pas en blouse, soyez réaliste!

  20. Carine Semirot Le 24 mars 2016 - Répondre

    La critique des idel est très facile. ..qd on travaille avec les « gros « moyens des hôpitaux. ..nous on est seuls sur le terrain à faire face à des chutes, des hémorragies, des comportements agressifs, du matériel qu’on se fournit nous mêmes. …j’ai été hospitalière médecine chir et travaillé aux urg. ..et ai aussi critiqué les idel. ..maintenant que j’en suis une je regrette tout ce que j’ai pu penser et regrette bcp tous ces propos qui sont véhiculés. Venez un mois sur une tournée et vous verrez

    • Aurelie Chevalier Le 24 mars 2016 - Répondre

      Bien dit quand on a 85 patients dans la journée qu’ on se tape des journées de 16:00 sans pause qu’ il n’y a pas de matériel parce que les médecins oublient simplement de prescrire et qu’ il faut courir après pour une simple ordo pour un soin qui rapporte kedal c saoulant au domicile des patients c’est leur environnement ça n’a rien à voir avec l’hôpital perso j’utilise pas de gant mais je me desinfecte les mains avant et après chaque soin c pas comme ça qu’ il va contracter un staph doré !! Ca c des bébêtes qu’ on trouve le plus en milieu hospitalier on est pas des sagouins on essaie de faire au mieux avec les moyens du bord et comme certains l’ont dit le patient a domicile est comme un employeur si il n’est pas satisfait il changera d’infirmière de toute façon donc si pas de plainte tout va bien

    • 85 patients ????

    • Nicolas Cartier Le 24 mars 2016 - Répondre

      Hum hum des journées de 16h et 85 patients… c’est sur que l’on a pas tous la même vision de son exercice à domicile … enfin je voulais dire on a pas tous le besoin de gagner 8000€ en 10 jours d’exercices… mais que faites vous sans prescription de nuit chez des patients avant 8h ou après 20h… votre besoin ou celui du patient..??
      Cette critique ne VOUS est pas directement adressée mais à tous ceux qui « voit » (si cela est possible) 85 patients

    • Danielle Suzanne Le 25 mars 2016 - Répondre

      Ah que oui c’est bien vrai ca !

    • Marechal Nelly Le 25 mars 2016 - Répondre

      Merci carine pour votre message . Et oui en effet on a pas a domicile les même moyens qu a l hôpital . C’est dur d entendre les ide du milieu hospitalier critique notre travail a domicile car on fait ce que l on peut pour faire des soins le plus correctement que possible avec les moyens que nous avons et toute les difficultés que nous rencontrons . Bon courage .

    • oui c’est tres different gestion des soins moyens ,etc,etc,mais discussion sterile ,par contre on n est pas là non plus pour s en fouttre plein les yeux ;j ai 35 ans de metier,milieu rural ,nuit et jour pour bien prendre en charge jeunes et surtout moins jeunes ,….et 85 patients en une journee ,c’est de l abattage !!!cela ne m ‘interesse absolument pas de savoir qui en fait combien !ce qui m interesse c’est qui est bien à faire quoi et si les patients sont satisfaits….

    • 85 c bcp mais 85 sous cut c’est pas 85 toilettes!! ?

  21. Le plus étrange au début c’est de présenter une facture pour des soins .
    Aussi l’exigence des gens par rapport aux horaires
    Je me suis fait engueuler parce que j’arrivais au moment des Feux de l’amour….et les gens qui vous demande de faire la vaisselle et, ou d’acheter le pain et le journal

    • Danielle Suzanne Le 25 mars 2016 - Répondre

      Et oui ca aussi
      Ménage vaisselle poubelles courses et oui les papis et mamies qui sont seuls et qui rentrent de l’hôpital par exemple et pour qui rien n’est prévu en terme de soutien ménager …

    • Ann Onyme Le 25 mars 2016 - Répondre

      Nous sommes multitâches … C’est usant parfois !!! Mais c’est la vie ‘n

    • Syssou JJ Le 26 mars 2016 - Répondre

      Multitaches aussi a l hopital de nuit on nous demande de reparer la tv deboucher le lavabo rearer la chasse d eau etc

    • Il faut aussi apprendre à dire non sauf urgences ou cas particulier quand les demandes sont abusives. Je leur répond pas de souci je tonderais même la pelouse en ressortant quand le médecin vous sortira la poubelle et que le kine fera la vaisselle ; )

  22. La paperasse administrative et la compta ! Le reste c’est tout à fait ça ! Le soin est une introduction au contact humain !

  23. Dierstein Edith Le 24 mars 2016 - Répondre

    Merci au infirmier

  24. Nadine Morhain Le 25 mars 2016 - Répondre

    il y en a toujours qui rale mais vous faite un beau métier et le contact humain est bien la courage a toutes et tous merci pour votre dévouement

  25. Carole Flamion Le 25 mars 2016 - Répondre

    moi..c’est la solitude du metier….determiner ou non la gravité d’une situation….et en vieillissant..la crainte d’etre appele pour un soin technique que je ne maitrise pas…..

  26. Mat Small Le 25 mars 2016 - Répondre

    Infirmier scolaire en lycée pro et en internat c top aussi 🙂

  27. Lou Yétut Le 25 mars 2016 - Répondre

    Les 50% de paperasse on les met ou ?

  28. Virginie Guérin Le 25 mars 2016 - Répondre

    Moi démunie face aux conditions sociales. .. conditions de vie précaires dont nous sommes témoins et sans réponse. .

    • Corinne Verdeau Le 26 mars 2016 - Répondre

      Moi aussi j’ai commencé seulement il y a 15 jours. Et c’est l’insalubrité et la pauvreté de certaines personnes âgées qui m’a surpris même si je m’étais préparée à cela. Je m’y adapte pourtant très bien car la patientele est très agréable.

    • Virginie Guérin Le 26 mars 2016 - Répondre

      Moi j’exerce en campagne je vois des choses à se demander si nous sommes bien en 2016!!

  29. Valerie Cavalin Le 25 mars 2016 - Répondre

    L humain reste au coeur de notre profession… Ce soir 45 min pour enlever deux fils a un enfant je pense hyperactif… De 5 ans… Pour 8, 80-40 % de charge… Je crois qu’il y a quelque chose à revendiquer… Patience… Il nous faut de bons représentant… N oubliez pas de voter aux élections Urps

  30. Ingrid Combes Le 25 mars 2016 - Répondre

    Et les gants…

  31. Christelle Dalenc Le 25 mars 2016 - Répondre

    C’est vrai qu’être infirmière libérale elles ont vraiment du courage . J’en ai au quotidien et je vous le boulot qu’elles sortent . Je dis respect

    • Sandrine Squilbin Le 25 mars 2016 - Répondre

      Merci ..?

    • Sabrina Taret Le 26 mars 2016 - Répondre

      ?Merciiii Ca fait plaisir

    • Christelle Dalenc Le 26 mars 2016 - Répondre

      Je reconnais le travail que les infirmières libérales sortent . En plus avec les kilomètres et les heures de dingues qu’elles ont . C’est juste une reconnaissance à leur égard . Ce qui est toit à fait normal à mon sens .

    • Christelle Dalenc Le 26 mars 2016 - Répondre

      J’ai 3 infirmières libérales au quotidien . Ben à Noël elles ont toutes les 3 quelque chose . C’est pas grand chose mais pour moi ça signifie une reconnaissance . Si chaque patient faisait pareil ce serait sympa pour elles

  32. Delphine Ginioux Le 26 mars 2016 - Répondre

    « Quand l ‘ hôpital se déplace à domicile  » … rien que ce titre m ‘ exaspere. Les patients attendent tout sauf l ‘ hôpital et si j’ai démissionné de la fonction publique ce n’est pas pour l ‘ imiter

  33. Nicole Carbonnell Le 26 mars 2016 - Répondre

    Elles sont courageuses !!

  34. Tessa Jacquemard Le 26 mars 2016 - Répondre

    Et de plus en plus de paperasse !!!

  35. Jean-pierre Baron Le 26 mars 2016 - Répondre

    Je suis dentiste depuis 30 ans
    et travaille en maison médicale avec un médecin , un kiné , une pédicure , et 4 infirmiers libéraux

    Idem pour la chirurgie dentaire
    La technique doit être maîtrisée , approfondie (surtout) tout au long de l’exercice , mais la dimension psychologique et humaine est la plus importante , primordiale !
    L’aspect financier grève cette approche , trop profondément dans notre société qui n’est tablée que sur une relation d’argent !
    Politiquement , à vous de choisir …

  36. Syssou JJ Le 26 mars 2016 - Répondre

    Moi je dis il faut des ide hopital et des ide domicile et dans les deux cas pour certaines on voit des fautes car les moyens faut se les donner dans les deux cas pour bien s occuper de l etre humain en face de nous qui est demuni et fragile par ce qui lui arrive ! Je suis aussi ben malade et le role de patient pas facile encore moins lorsque l on voit toutes les fautes certaines memes graves hygiene , temps , douleur , moral etc ….
    Meme dans le liberal parfois le temps manque… pour certaines et c est dommage quand je lis 85 patients et 16 h sans pose c est plus que de l inconscience car le choix dans le liberal il y est … bonjour le depassement d honoraires d actes annuels ! ….
    J aimerai beaucoup faire du liberal mais ma priorite respecter le patient encore plus qu a l hopital !
    Avec autant de patients pour certains les moyens pour le materiel doivent etre là surtout que la plupart des patients fournissent tout pour avoir fait des remplacements idel !

  37. Syssou JJ Le 26 mars 2016 - Répondre

    A l hoital aussi nous croulons sous la paperasse !

  38. Sanaa Merizak Le 26 mars 2016 - Répondre

    Tailland Ines

  39. Marc Lesage Le 27 mars 2016 - Répondre

    Milana Milana Mathieu

  40. Quand j’étais étudiante apprenais ces gestes des la 3eme annee de Medecine .
    Ils sont si importants.
    Combien de Medecins les ont oubliés ….
    Bon courage
    Belle journee à vous

  41. Christelle Farand Le 27 mars 2016 - Répondre

    Tu vois vraiment la misère du monde, tu es obligé de soigner les gens dans n importe qu elle situation, avec rien tu d adapté , sdb de misère ect , et avec des animaux partout !!!! Mais tu dois soigner aider, que les gens finissent dans la dignité !!!!!et finissent leurs jours dans les meilleurs conditions possibles !!!

  42. Et 50% De charges …

  43. Fabrice Marciano Le 27 mars 2016 - Répondre
  44. Fabrice Marciano Le 27 mars 2016 - Répondre

    Pas bien il pique sans gants

  45. Andrew Beaujuge Le 28 mars 2016 - Répondre

    En ayant bosser dans des services « techniques » je ne m’en faisait pas de trop pour les soins mais le fait de se dire qu’on est seul c’est pas facile facile au début !

    Le grand changement c’est de se dire que l’on va chez le patient et que ce n’est plus le patient qui vient à nous ! Nous sommes sur leur territoire !!

    Par contre 50% de soins et 50% de relation je pense que vous oubliez la masse administrative … On y passe une bonne partie de nos repos …!

  46. Geraldine Chaneac Le 28 mars 2016 - Répondre

    Le fait de devoir mettre des limites avec certains patients en permanence : non je ne descends pas les poubelles, non je ne passerai pas a la banque pour vous… surtout chez des patients entoures ou qui ont le personnel… je ne pense pas qu etre dans le sacrifice soit souhaitable dans mon metier (que ce soit pour moi ou pour les patients)

  47. Déborah Zaoui Le 28 mars 2016 - Répondre

    Mimô Lette

  48. Moi j ai mais infirmières et n en changerais pour rien au monde

  49. Alice Hoffmann Le 29 mars 2016 - Répondre

    Vous avez oublié la part non négligeable d’administratif…

  50. J’ai travaillé dans plusieurs disciplines urgences, pneumologie , cardiologie, , chirurgie , domicile , psy, gérontologie etc…on prend tous un choix, nous n’avons pas besoins de nous justier dans nos soins. Nous avons choisi ce métier parce que nous aimons ce que nous faisons. Nous avons tous un objectif en commun une bonne prise en charge globale pour le bien être du patient. Alors gardons cette belle image de notre métier. Bravo pour ce que vous faites et continions tous ensembles, les patients on besoin de nous. ..bonne continuation. 😉

  51. Rabia Balidia Le 7 mai 2016 - Répondre

    Bravo

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