La relation entre l’IDEL et son patient, une question centrale !

La relation entre l’IDEL et son patient, une question centrale !

Les soins infirmiers constituent une partie seulement de l’activité des IDEL(s) au quotidien. L’infirmière ou l’infirmier libéral doit en effet gérer la relation, qu’il ou elle entretient avec ses patients.

La relation entre une infirmière et son patient, le quotidien de l’IDEL

Par définition, l’infirmière ou l’infirmier libéral intervient dans un cadre personnel et intime du patient. Nous parlons bien évidemment des patients suivis des IDEL(s), dont le nombre ne cesse d’augmenter. Même si la mission infirmière s’exerce dans le cadre d’un parcours de soins défini, l’exercice de cette mission plonge le (ou la) professionnel(le) de santé à pénétrer le cadre de vie de son patient. La relation entre l’IDEL et le (ou la) patient(e) représente alors un élément essentiel et caractérise, en partie, les soins infirmiers prodigués.

Comme à l’hôpital, et peut-être plus encore, cette relation soignant-soigné doit contribuer au mieux-être du malade. Si l’infirmière libérale ne dispose pas de structures établies pour guider et encadrer cette relation, elle a pleinement conscience de son importance. Impossible d’évoquer ces liens, qui se tissent au fil du temps, sans penser aux multiples facteurs qui entrent alors en ligne de compte. L’entourage familial, l’histoire personnelle du patient, la perception que ce dernier se fait de sa maladie, la psychologie, …autant d’éléments, que l’infirmière ou l’infirmier libéral concerné se doit de prendre en compte. Mais aussi professionnelle soit-elle, l’infirmière libérale se dévoile, elle aussi, laissant sa propre perception de la situation, sa propre expérience, …influer sur cette relation en perpétuelle évolution. C’est cette subtile confrontation entre deux personnalités bien distinctes, qui forge cette relation, même si l’entourage familial et d’autres professionnels de santé peuvent s’ajouter à ce rapport entre l’IDEL et son patient.

L’IDEL, la proximité comme « liant » du parcours de soins

Si l’infirmière ou l’infirmier libéral comprend l’importance et les bénéfices de cette relation soignant – soigné, le patient aussi dispose de sa propre grille de valeurs. Il connait le rôle social de l’infirmière ou de l’infirmier, qui le visite tous les jours. Le patient, ou son entourage dans certaines situations, a pleinement conscience également de la « hiérarchie des soignants ». Mais cette connaissance ne l’empêche pas de voire dans la visite quotidienne de son IDEL une preuve de son importance prépondérante.

C’est l’infirmière ou l’infirmier libéral, qui représente alors le meilleur lien entre le patient d’une part et les professionnels de santé d’autre part. C’est sur l’IDEL, que le patient s’appuiera, dans la grande majorité des cas, pour obtenir une réponse à un doute ou à une interrogation, même si le sujet relève du médecin, du masseur kinésithérapeute ou de tout autre intervenant extérieur.

Puisque l’IDEL est plus accessible et plus disponible, c’est vers ce professionnel, que les patients et l’entourage de ces derniers se tourneront instinctivement. La relation soignant / soigné   se renforce un peu plus encore, impliquant confiance et respect de part et d’autre.

Quand la relation IDEL/patient devient un élément essentiel des soins infirmiers !

Au fil du temps, la visite de l’infirmière ou de l’infirmier libéral représente pour le patient mais aussi pour son entourage un moment attendu et espéré. Il ne s’agit plus que d’une simple relation soignant/soigné, mais bien de la visite de « son infirmière » ou de « son infirmier ». En intervenant à domicile, l’IDEL doit accepter l’évolution de cette relation, tout en préservant son statut de « professionnel de santé ».

Il suffit de lire le témoignage de certaines infirmières et de certains infirmiers libéraux, pour comprendre que les liens tissés ne concernent plus que l’aspect professionnel. Cette intimité relative représente tantôt une force tantôt un obstacle pour les IDEL(s), mais elle existe bel et bien. Une grimace, une mimique, une attitude, …, suffisent à un patient de se faire comprendre de l’IDEL et inversement.

Dans un cadre hospitalier, ces mêmes problématiques se posent, mais les structures et les règles d’organisation atténuent le renforcement de ces relations entre les infirmières et les patients du service, où elles évoluent. Pour une infirmière libérale, il n’est pas possible de se retrancher derrière ces structures mais il faut garder ses distances tout en acceptant que la relation avec le patient fait partie intégrante du parcours de soins. Quelle est alors la limite à ne pas dépasser dans un sens (trop de distance) comme dans l’autre (trop d’intimité) ? La question est cruciale, mais chaque infirmière ou infirmier libéral aura sa propre réponse.

Comment gérez-vous ces relations avec vos patients, qui peuvent devenir de plus en plus fortes ? De manière générale, laissez-vous les choses se faire naturellement ou vous êtes-vous fixés des limités ou des règles plus strictes ?

 

 

By | 2018-04-12T15:25:11+00:00 5 mai 2016|IDEL au quotidien|26 Comments

26 Commentaires

  1. C’est l’essence même de notre profession…

  2. Isabelle Mouly Le 5 mai 2016 - Répondre

    Nous sommes humains avant d’être soignants !

  3. Ange Est Là Le 5 mai 2016 - Répondre

    « Angela vous faites partie de la famille ! »
    « Au delà d’une infirmière, vous êtes une amie »
    C’est la richesse et la beauté de notre métier. D’ailleurs c’est pr ça qu’on le fait.
    Mais c’est à double tranchant, parfois ça efface le côté professionnel, certains en abusent et « prennent la confiance »…

  4. Oui c’est vrai que nous sommes humains avant d’être soignant

  5. Sonia Landherr Le 6 mai 2016 - Répondre

    Loréna

  6. Il en est de même avec les patients hospitalisés au long court, par exemple psychiatrie et gériatrie.

  7. pas toujours mais rien ne vaut le rapport humain c est ce qui fait la richesse de notre metier

  8. Kat Kis Le 7 mai 2016 - Répondre

    Sa c de la piscine j atrive lol

  9. Pas toujours évident surtout avec des patients chroniques .
    Mais ça reste gérable .

  10. Sali Tal Le 7 mai 2016 - Répondre

    Les liens que l’on tissent avec nos patients se font naturellement parce qu’on est des êtres humains et pas des machines ! Idel depuis janvier je me rend vraiment compte que notre métier est une vraie richesse au niveau relationnelle et Jadore ❤️apres je gère au cas par cas la distance que je dois mettre pour garder qd meme l’aspect pro.

  11. Hayet Houita Le 7 mai 2016 - Répondre

    Hayet Houita

  12. Blanc Mireille Le 7 mai 2016 - Répondre

    Il y a plus où moins des affinités et des liens qui se créent et la plus part du temps nous sommes reconnaissants de la qualité des soins et de l’implication et du professionnalisme. Ce qui mérite toute notre gratitude.

  13. Sally Sangaré Le 7 mai 2016 - Répondre

    Oui mais tout ca change bien malheureusement je trouve!!!!
    Je suis d accord avec vous c est le principe meme de notre metier la relation humaine…sinon nous serions tous a l usine sur des machines ,des objets…cela dit L ETRE HUMAIN n est plus ce qu il etait . Mais nous rencontrons et nons nous occupons parfois de gens extraordinaires dans leur Etre …oufff!!! ca redonne du boost.

    • je suis plutot vers la fin de ma carriere et j ai fait de belles rencontres dans tous les milieux sociaux et puis quand on quitte la blouse la relation est plus egalitaire j avais bcp de certitude j ai changée mais je pense qu on aussi trop seules

    • Sally Sangaré Le 8 mai 2016 - Répondre

      Seule pas forcement ca depend des cas mais imcomprises beaucoup.
      Du coup on tombe souvent sur des jeunes qui veulent faire ce metier et sont a la recherche de l argent uniquement sans empathie et respect de la personne et ca ca m insupporte….respecter s est prendre son temps se mettre a niveau de la personne meme qd on court apres malheureusement….

  14. Oui surtout humaines quand on est soignantes ( et les soignants hommes aussi).Le beaba pour tenir dans ce métier c’est avant tout aimer les gens. Sinon vous ne pourrez jamais être une bonne infirmière. C’est mon vécu d’années d’expérience.(28ans) dont 27 ans en libéral. A présent hommage à vous tous pour ce métier à l’hôpital ou en Hepad mal payé ici en France on récompense les Instits il y a un problème de reconnaissance

  15. Imma Lecru Le 10 mai 2016 - Répondre

    C est un métier difficile
    Pas toujours évident de trouver le juste milieu…
    Mais il est une évidence nous avons besoin de « ces petites mains » comme j aime les appeler affectueusement
    Et rien n est plus important que le rapport humain…

  16. Imma Lecru Le 10 mai 2016 - Répondre

    C est un métier difficile
    Pas toujours évident de trouver le juste milieu…
    Mais il est une évidence nous avons besoin de « ces petites mains » comme j aime les appeler affectueusement
    Et rien n est plus important que le rapport humain…

  17. Florence Chesnay Le 10 mai 2016 - Répondre

    Moi ne kiffe les infortunes libéraux

  18. mais qui donc s interesse à cela , quand on assiste à des retours sauvages d hospitalisation de patients ages,grabataires,ou en fin de vie ????

  19. Sam Bouanane Le 10 mai 2016 - Répondre

    Disons que nous avons a faire a un être humain et non pas a des fleurs ou des produits que nous utilisons tous les jours
    Il est parfois difficile de mettre des barrières entre le patient et le professionnel
    Les émotions, les sentiments, le mal être…. Sont présents
    Il faut savoir accompagner tout cela!
    Établir un lien de confiance et sécurisé pour un mieux vivre pour nous soignants et pour eux patients
    Nous sommes peut être les seules interlocuteurs qui sommes a leur écoute

  20. Sam Bouanane Le 10 mai 2016 - Répondre

    Mais une grande richesse pour le patient et pour le soignant
    Parfois la famille est a côté
    Parfois elle ne l’est pas
    Parfois elle ne veut pas
    On jongle! On accueille! On accompagne

  21. Ils sont si surbookés que lors de mes dernières IM , chrono 3 mn entre son arrivée et son départ.
    Un jour je me sentais très mal. L’ Ide avait son tensiomètre ds sa voiture, et n’ a pas eu le temps de descendre et remonter les 5 étages pour le chercher et me prendre la tension tant elle avait de boulot . Depuis je me suis achetée un tensiomètre .
    Comment allier tout ce boulot et un peu de temps pour le patient ????
    Les Ide libéral(e)s bossent au pas de course .

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