La juste distance entre l’IDEL & patient, nécessité ou utopie ?

La juste distance entre l’IDEL & patient, nécessité ou utopie ?

Même si on parle peu souvent, la relation entre une infirmière libérale et ses patients représente un enjeu majeur dans l’efficacité des soins dispensés. Existe-t-il réellement une juste distance et si oui est-il possible de la respecter, quoi qu’il arrive ?

Les patients et la patientèle, le cœur de l’activité des IDEL(s)

C’est une évidence, et pourtant il est bon de le souligner. Les infirmières et les infirmiers libéraux n’ont pas de clients mais des patients, et cela change tout. Nous entendons déjà certaines et certains oser un rapprochement entre les deux notions. Mais les soins dispensés par l’IDEL ne sont pas de simples prestations d’un professionnel indépendant. Tous les professionnels libéraux de santé prennent en charge plus qu’ils ne vendent. Cette précision sémantique dépasse largement la seule question de vocabulaire mais définit en profondeur la nature même de l’exercice libéral de la profession infirmière.

Les soins eux-mêmes doivent pouvoir être réalisés par toutes les infirmières libérales dans le respect des protocoles et des règles, édictées par les multiples autorités sanitaires et médicales du pays. Même les tarifs sont strictement encadrés. Cette situation n’empêche pas une concurrence entre les IDEL(s) eux-mêmes, et récemment, c’est cette autorité de la Concurrence qui est intervenue pour défendre les droits des infirmières et des infirmiers libéraux à l’occasion de la rédaction d’un Code de déontologie.

L’infirmière ou l’infirmier libéral gère donc des patients et non pas des clients, mais en quoi cela modifie-t-il la nature des relations entre les deux parties ?

La relation entre le patient et son infirmier, la clé de voûte d’une politique de santé

C’est LA différence entre les professions libérales et ces mêmes professionnels agissant dans le domaine de la santé. La relation entre une infirmière et son patient représente l’essentiel de son activité. Bien évidemment, chaque infirmière, chaque infirmier, qu’il soit hospitalier ou libéral, a été formé pour apprendre à gérer ses relations humaines. Mais contrairement aux infirmiers œuvrant en milieu hospitalier, l’infirmier(e) libéral(e) doit faire face seul(e) aux difficultés inéluctables de ces relations humaines.

Les patients des IDEL(s) nouent en effet, au fil du temps, des relations particulières avec ces soignants. Parfois, l’infirmière libérale sera l’une des seules visites d’une personne âgée, qui attend alors son arrivée avec empressement. Dans d’autres, l’infirmier libéral permettra à un patient d’être écouté pendant quelques minutes, rompant ainsi une solitude difficile à vivre. Ces relations peuvent, en apparence, s’opposer à la nécessaire prise de distance, enseignée à tous les professionnels de santé. Mais considérer l’activité de l’infirmière ou de l’infirmier libéral, sans prendre en compte la dimension humaine, reste inconcevable.

Entre relation professionnelle et amicale, quelle « juste distance » pour l’IDEL face à ses patients ?

Entre une infirmière libérale et son patient, il n’existe, en théorie, ni relation professionnelle ni relation amicale mais un rapport soignant/patient. Cette exigence implique le respect d’une « juste distance », permettant au soignant de se protéger en ce qui concerne l’affect. Le travail dans un milieu hospitalier permet d’envisager cette juste distance en équipe (groupe de paroles, de travail, commission d’éthique, …), alors que l’IDEL doit répondre à toutes ces problématiques, sans trop perdre de temps.

C’est une difficulté majeure, qui s’impose à toutes les infirmières et à tous les infirmiers libéraux, à un moment ou à un autre de leur parcours. Répondre favorablement à un patient, demandant à son infirmière de lui remonter son courrier lorsqu’elle le visite …est-ce déjà une dérive ou n’est-ce que le prolongement d’une saine relation soignant/patient ? Les IDEL(s) répondent au cas par cas à chacune de ces demandes et doivent s’adapter à toutes les situations. Car même s’il existe de nombreux conseils et d’innombrables règles, régissant ces rapports entre les infirmiers et leurs patients, la relation humaine ne peut pas être traitée comme une variable comme les autres : une règle applicable à tous en toutes circonstances. Cette relation soignant / patient relève d’une approche qualitative (elle va influer directement sur la qualité du soin dans son ensemble) et non pas quantitative (une relation ne se mesure pas, et donc ne se « gère » pas). Ce constat ne doit pas occulter, que comme chaque profession indépendante, l’IDEL est soumis également à une pression quantitative (assurer une activité suffisante en visitant un certain nombre de patients) pour lui permettre de vivre tout simplement. Et ce « stress du chiffre » ne fait que compliquer un peu plus cette approche de la relation avec la patientèle !

Avez-vous mis en place des barrières, que vous vous interdisez de franchir ? Que signifie selon vous cette « juste distance » ?

 

By | 2018-04-12T15:24:35+00:00 23 mai 2016|IDEL au quotidien|154 Comments

154 Commentaires

  1. Bernard LE Gall Le 23 mai 2016 - Répondre

    Tellement facile

  2. ???? Monsieur Bernard le Bernard LE Gall?!

  3. Marjorie Carette Le 23 mai 2016 - Répondre

    Utopie !

  4. Benoit Rivet Le 23 mai 2016 - Répondre

    A domicile c’est pas toujours facile je trouve

  5. Dufrenoy Celine Le 23 mai 2016 - Répondre

    Utopie

  6. Ça me rassure de vous voir écrire utopie. …moi j arrive pas ! !!!

  7. Rachel Staub Le 23 mai 2016 - Répondre

    Plus facile avec certains qu’avec d’autres …. lol ! ! !

  8. Nécessite parfois.Utopie souvent.

  9. Mary Vlt Le 23 mai 2016 - Répondre

    Pauline Dfr regarde

  10. Audrey Vinckel Le 23 mai 2016 - Répondre

    Rien à faire de la distance etc moi je suis naturelle et je ne me pose pas de questions! Beaucoup de patients me tutoient et me donnent des petits noms ( tant que c’est pas des gros mots ! ) .. Ça me va très bien comme arrêtons de nous prendre la tête .. Les gens n abusent pas .. Ce sont ceux que je connais peu finalement qui ont tendance à abuser !

  11. Lisbeth Ayuso Le 23 mai 2016 - Répondre

    Nous sommes la pour soigner les malades et comme dans chaque relation humaine il. Y a la juste place il y a l empathie vis à vis des malades après il faut aussi apprendre à se protéger nous ne pouvons pas accueillir toute la souffrance du monde

    • Caroline Miel Le 26 mai 2016 - Répondre

      Je pense qu’on peut accueillir cette souffrance, la laisser nous traverser…. L’important pour nous est de la laisser filer….

    • Je ne veux pas te froisser Lisbeth, mais je crois que notre métier n’est pas d’accueillir toutes les souffrances du monde. D’où les échecs au concours d’entrée d’IFSI, quand les jeunes ont une « vocation »… Notre métier est d’accompagner les gens qui sont malades. Nous ne sommes pas des éponges, mais des guides. Un guide connaît une grande partie du chemin qu’il va vous faire prendre (il en connaît les théories et sait se montrer humble quand à votre connaissance « in vivo »), il va vous expliquer ce que vous allez rencontrer, il va au fur et à mesure du chemin, vous montrer ce qu’il a à voir, répondre à vos questions, et aller chercher les réponses quand il ne sait pas. Un éponge fait corps avec vous, elle vous phagocyte, mais sur le chemin, elle laisse une trace humide: elle fuit, elle a des pertes et au final, elle arrive sèche, racornie et élimée au bout du chemin…
      Si vous êtes malade, vous voulez quelqu’un qui se dise souffrir avec vous ou quelqu’un qui vous explique ce qui va vous arriver et soit présent quand vous allez en avoir besoin?

  12. Ça dépend des jours et des affinités comme toute relations ..évite le copinage même si les sentiments colère ou joie ne doivent pas être montrés faut être pro

  13. On a été, on est ou on sera tous, un jour, un patient. Est ce qu’il vous viendrez à l’esprit d’aller « trop loin » dans votre relation avec votre médecin, votre infirmier?
    Moi (IDEL) quand je suis en relation avec un patient je suis comme je voudrais que mon IDEL soit avec moi.
    « Ne vous projetez pas » disaient mes formateurs à l’IFSI: quelle belle connerie! Soyez vous, aimez vos patients, chouchoutez les….
    En 16 ans (dont 10 en psychiatrie), une petite poignée de patients hommes m’ont fait des propositions ou réflexions déplacées, comme quand je suis « madame tout le monde » et que je me promène en ville -> donc mes réponses sont les mêmes: « votre réflexion est inappropriée, insultante, violente, … » Et souvent c’est suffisant.

  14. Rachida Ben Le 23 mai 2016 - Répondre

    Pour avoir fait mon TFE sur ce sujet plus facile en théorie qu en pratique on est humain et d’autant plus difficile avec les chronique

  15. Esther Thause Matthieu Salmeron

  16. Sofia Julia Le 23 mai 2016 - Répondre

    Si on donne trop on peut se faire bouffer faut se protéger on n’est pas la copine ni la famille du patient

  17. Marie Hivert Le 23 mai 2016 - Répondre

    Je suis entrain de corriger un mémoire sur ce thème justement .

    • Cela doit être très intéressant même si perso j’ai mon opinion

    • Marie Hivert Le 23 mai 2016 - Répondre

      On verra à la soutenance.
      je suis IDEL depuis 20 ans

    • Marie Hivert Le 23 mai 2016 - Répondre

      de toute façon il ne faut pas de « calins » voir des contacts physique qui pourrait être interprété d une mauvaise manière .
      A la limite lui tenir la main oui pour des situations très difficiles à vivre au niveau de la fin de vie .
      déjà le fait de tutoyer des patients on ne devrait pas mais on le fait toutes moi y compris

    • Caroline Shine Le 23 mai 2016 - Répondre

      Je ne suis pas d’accord sur le pas de câlins … Quand une dame de 94 ans n’a plus aucune famille pour la prendre dans ses bras , la rassurer … Je trouve que tout est question de situation…

    • Marie Hivert Le 23 mai 2016 - Répondre

      Caroline Shine oui c est vrai , dans cette situation et puis je ne sais pas de qu’elle région ou vous êtes mais ici ou je vis , c est considéré comme de la familiarité (on me l à reproché ça au début, je suis une chti donc je suis arrivée ici de ma région natale ou nous sommes très ouvert et conviviaux et on M à reproché ma familiarité qui consiste a tendre la main simplement pour dire bonjour )

    • Caroline Shine Le 24 mai 2016 - Répondre

      Reviens à la maison alors 😉 comme ça tu pourras être toi 🙂
      Je suis de la Marne

    • Marie Hivert Le 24 mai 2016 - Répondre

      j ai épouse un breton donc je ne peux pas revenir dans mon nord

    • Lau Lievois Le 24 mai 2016 - Répondre

      Je suis dans le Pas de Calais et certaines de mes patientes âgées demandent un bisous le matin ce que je fais avec plaisir. Un peu de tendresse ne peut faire que du bien ! Malgré cela je maintiens le vouvoiement bien qu elles m appellent ma poule !

    • Marie Hivert Le 24 mai 2016 - Répondre

      lau je suis du pas de calais aussi . etudes faites a bethune a la croix rouge (promo sortie 93)

    • Lau Lievois Le 25 mai 2016 - Répondre

      Moi Arras la même année

    • Valérie Konsek Le 26 mai 2016 - Répondre

      Je suis ch’ti et vis maintenant en Bretagne. J’ai eu meilleur accueil ici que dans le Nord!!! Hé oui!!!

  18. Quant on entre dans l’intimité d’une personne durant des mois et des mois on ne peut que ça vestiaires et cela dans tous les domaines surtout affectif

  19. Utopie……

  20. Sonia Landherr Le 23 mai 2016 - Répondre

    Loréna

  21. Emeline Guinle Le 24 mai 2016 - Répondre

    Mèlissa De

  22. Armelle Pertzing Le 24 mai 2016 - Répondre

    Utopie totale je ne suis pas un robot qui mets en œuvre les bonnes pratiques relationnelles ( distance thérapeutique …)
    Ça ne m’empêche pas d’être pro et qu’un respect mutuel soit instauré

  23. Audrey Bourgade Le 24 mai 2016 - Répondre

    Marion Coureau

  24. Corinne Fiorucci Le 24 mai 2016 - Répondre

    Proximité assumée me va bien. Je M investi et j aime ma façon de faire. Naturelle spontanée au cas par cas au jour le jour…avec toutes les nuances des sentiments

  25. Ghislaine Target Le 24 mai 2016 - Répondre

    UTOPIE VOUS CROYEZ QUE LES IDEL PRENNENT LE TEMPS POUR CA MDR DU CHIFFRE C EST TOUT CE QUI COMPTE

    • Laura Fouliard Le 24 mai 2016 - Répondre

      ? oui les bonnes IDEL prennent le temps pour ça !

    • Laura Fouliard Le 24 mai 2016 - Répondre

      De là a dire que « seul le chiffre compte »… Un minimum de relationnel…

    • Marine Yechou Le 24 mai 2016 - Répondre

      C sur qu’à l’hôpital elles ont tout leur temps pour faire de l’affectif avec les patients … Encore une qui connaît pas le libéral tient

    • Ghislaine Target Le 24 mai 2016 - Répondre

      Marine Yechou JE CONNAIS LES DEUX ET L HOPITAL C IDEM

    • Marine Yechou Le 24 mai 2016 - Répondre

      Le manque d’affection vient peut être plutôt de vous non ? C peut être une question de personnalité et pas de temps

    • Bien dit!!!

    • Laura Fouliard Le 24 mai 2016 - Répondre

      Marine Yechou je pense que ca doit dépendre de notre vécu alors. Parce-que j’ai justement quitter le salariat à cause de la charge de travail qui m’obligeait à jeter des médicaments à des patients en soins palliatifs ! Depuis je fais du libéral ! Et ceux qui dise qu’ils n’ont pas le temps pour le relationnel c’est plutôt quils ne prennent pas le temps ! En libéral c’est nous qui choisissons notre charge de travail et la façon dont on veut travailler…. Il suffit juste de ne pas vouloir gagner toujours plus ! Au détriment de la prise en charge des patients.

    • Sophie Maigrot Le 24 mai 2016 - Répondre

      Le relationnel ne dépend pas forcément du temps. ..de simples gestes regards peuvent déjà faire la différence. ..des patients nous parlent d’IDEL qui font la gueule baclent le boulot …question de personnalité surtout indépendamment de la charge de travail

    • Marine Yechou Le 24 mai 2016 - Répondre

      Laura Fouliard vous n’avez pas saisi l’ironie de mon propos .. Je suis libérale aussi et justement je défendais l’idée que nous faisons plus dans l’affectif à domicile

    • Laura Fouliard je suis pleinement d’accord avec vous. Nous avons le « pouvoir » de créer notre charge de travail.. A chacun d’y mettre sa définition.

    • Pour celles et ceux qui pensent qu’IDEL rime avec argent, voici un petit calcul: moi je bosse de 7h30 à 12h30, puis de 17h30 à 19h30, soit 7h/j et ce 1 semaine/2, soit 15j/mois. Je bosse donc 105h/mois pour 3000€. Je donne 1500€ aux divers organismes (URSSAF, CARPIMKO, IJ, …..). Je gagne donc 1500€ pour 105h. Soit 14€/h. A l’hôpital, je gagnais 13€/h… Voilà, le calcul est fait!!

    • et j’oubliais, demain j’ai une réunion de synthèse pour un patient, de 13h30 à … Et je ne suis pas payée pour ces heures!

    • Ghislaine Target….avez vs une expérience ds le lib car lorsque vs dites il n y a que le chiffre qui compte peut être parlez vous de votre propre expérience mais ce n est pas le cas de tt le monde….alors biensur que si je fais du libérale c pour gagner un peu mieux ma vie mais ça a un prix …début de journée 6h et fin de journée 20h avec une coupure entre 12h30 et 16h que j utilise pour aller chez le pharmacien ou le med pour mes patients ou pour m occuper de ma compta …..
      Et ne vs déplaise du tps j en passe bcp auprès de mes patients qd ils en ont besoin et beaucoup plus que lorsque je travaillais en cancérologie. ..
      je vs propose de passer une journée avec une ide lib avant de cracher ss vergogne sur elles.

    • Ce commentaire mets toutes les idel ds le même panier c’est insultant, j’estime prendre soin de tous mes patients des jours j’ai plus le temps que d’autres. Et petite précision en service qd on s’empresse de finir le tour pour se votrer en tisanerie? On en parle?

  26. Difficile parfois

  27. Câlins ????

    • Oui, un caresse sur la joue, une embrassade, …
      Câlin: Se dit d’un comportement doux et caressant ; tendre et affectueux.

  28. La « juste distance  » les « barrieres » toutes ces betises qui menent au mal etre du soignant et du soigné dans le deni de nos emotions, ce que j’en pense ? Ben la reponse est dans la question…

    • Federico Angelo Le 24 mai 2016 - Répondre

      Tout à fait , il faut travailler avec son coeur ouvert aux patients et c’est ps pour autant qu’on descend les poubelles , c’est ces balivernes de distance pour se cacher en tant que personne humaine qui a justement déshumanisé la médecine moderne

    • Merci…

  29. Elisabeth Humeau Le 24 mai 2016 - Répondre

    Moi, je suis spontanée et naturelle! Faut arrêter avec cette légende de la distance avec les patients…j’en vouvoie certains, j’en tutoie d’autres….l’essentiel, c’est que le travail soit fait et le patient satisfait.

  30. Vanessa Leblanc Le 24 mai 2016 - Répondre

    Même en soins généraux la relation au patient est indispensable. Elle est forcément différente avec chacunes des personnes que nous cottoyons mais c’est l’essence même de ce métier et heureusement sinon on ne serait que bons a faire du chiffre comme dit dans certains commentaires…. J’aime à croire que le (trop peu de temps) qu’on passe avec nos patients nous est bénéfique a tous

  31. Caroline Touzet Le 24 mai 2016 - Répondre

    La seule barrière que je m’impose c’est le tutoiement après je m’adapte en fct des personnes que je soigne mais même après avoir suivi pdt 5ans une personne exceptionnelle avec qui j’ai eu une relation d’amitié en plus de celle de soignante je ne pouvais pas la tutoyér et elle ne me l’a jamais reproché

    • Sandrinou Loyer Le 28 mai 2016 - Répondre

      Je suis pareil..je suis AVS..donc bcp de temps passer avec les personnes. ..je ne peux pas les tutoyer ..j’ai pourtant un papi ki le souhaiterai ..mais je peux pas ..ç un respect que je pense leur devoir….mais eux peuvent me tutoyer ça ne me dérange aucunement.

  32. Sam Soussou Le 24 mai 2016 - Répondre

    Nicole De Beaunay.. Intéressant

  33. Pascale Mayca Le 24 mai 2016 - Répondre

    Nécessité!

  34. Agnes Bontemps Le 24 mai 2016 - Répondre

    C est une question très intéressante et très propre à chacune . Selon les personnes , les affinités se créaient , se tissent et se tricotent . Difficile de faire l économie du rapprochement . Néanmoins c est instinctif dans la plupart des cas . Nous travaillons aussi avec notre cœur

  35. Sopht Flag Le 24 mai 2016 - Répondre

    La distance : une foutaise des cadres à l’école d’infirmière.
    Impossible à mettre en place à domicile. Lol

    • Sandrinou Loyer Le 28 mai 2016 - Répondre

      Surtout qu’à domicile comme ils disent souvent….Vs êtes notre deuxième famille.

  36. Je pense que l’on est humain avant tout donc forcément on s’attache et on créer des liens c’est notre coeur qui parle enfin pour ma part

  37. Fofi Carpentier Le 24 mai 2016 - Répondre

    Trop naze impossible quand on a un cœur

  38. Fofi Carpentier Le 24 mai 2016 - Répondre

    Ils sont en manque d’amour bien souvent

  39. Fofi Carpentier Le 24 mai 2016 - Répondre

    Alors….

  40. Claire Ldt Le 24 mai 2016 - Répondre

    Pauline Senderain

  41. Tant qu’il y a du respect je voit pas où est le mal

  42. Parfois, ça va au-delà de notre volonté…
    Toutes les semaines, je faisais une prise de sang à une dame. Les échanges étaient agréables et simples, avec elle. Petit à petit, j’étais mal à l’aise, pourquoi je ne savais pas, l’ambiance dans la maison…
    Avant dernier passage, je sens que c’est à cause de son mari que l’ambiance est plombé. Je ne sais pas pourquoi mais je n’ose pas le regarder, lui serrer la main me dégoute.
    Dernier passage, j’ai pas du tout envie d’y aller, au lieu de 7h30 comme d’habitude je me pointe volontairement a 10h, tellement j’ai pas envie d’y aller.
    Je sonne, Mr m’ouvre me sert la main (il me dégoute), je préleve sa femme. Je me mets à trembler, je n’ai qu’une envie : partir. Je lève la tête, cherche son mari et la dans le petit couloir noir : son mari, entrain de se masturber. D’abord, un sentiment de honte m envahit puis la colère me fait fuir. Une fois dans ma voiture, je me suis sentie SALIE.
    La relation soignant soigner va bien au delà de ce qu’on imagine.
    Petite précision le couple à dans les 65 ans, j’ai porté plainte, classée sans suite. La faute à mon comportement, sûrement même m’a dit le flic!

    • Steph Legrix Le 25 mai 2016 - Répondre

      Sa doit refroidir

    • LOL! Je dis LOL non pas pour me moquer mais parce que c’est quelque chose qui arrive souvent en psychiatrie… Moi je lance carrément une réflexion: « ça va, vous êtes heureux là? Je ne vais pas vous serrer la main en partant!! Vous savez pourquoi?? … Sachez que votre attitude n’est pas humiliante pour moi mais pour vous.. Vous en avez bien conscience?? » . Même si ça ne change pas son attitude, ça me permet au moins de mettre à distance la relation!!

    • J’ai déjà porté plainte une fois pour des choses plus violentes la police a rigolé.. Ils m’ont dit vous lui avait tapé dans l’œil ça devrait vous faire plaisir. Et Il n’y a jamais eu de suite non plus.

    • On nous prend pour des p…s et ça je ne le digère toujours pas

  43. Lolo De La Vega Le 25 mai 2016 - Répondre

    La juste distance c’est justement ne pas tomber dans un relationnel trop affectif …. une relation grand parent/ petit enfant … une projection. Mais les estimer, les chouchouter, prendre soin, s’en occuper COMME ci c’était un proche tout en sachant que ce n’est pas le cas. Faire dans l’humanitude … car nous vivons avec eux…ils vivent avec nous…loin de leur chez eux…. de leurs familles…
    Si le patient exprime la demande on peut l’appeler par son prénom en accord avec l’équipe…. Des résidents nous appeleront tjrs ma caille, nine…
    Mais je ne tutoies jamais et le « ma belle » me hérisse les poils……
    Voilà pour moi la juste distance et c’est celle que m’a enseigné mon école.

  44. Max Masdeville Le 25 mai 2016 - Répondre

    Mon mémoire de D.E il y a quelques années …. était sur la distance soignant /soigné , plus j’avance et plus je reste convaincu que les choses se font d’elles mêmes quoi que nous fassions… Être vrai et authentique, humain….

  45. utopie absolue…. c’est quoi la juste distance ?

  46. Marie Marabou T Le 25 mai 2016 - Répondre

    Je suis comme je suis et parfois je m’accroche aux gens parfois non. Nous sommes des etres humains, dans la relation homme/homme et soignant/soigné. Donc barrière tout ca…. je m en fiche. Du moment que le respect et le professionnalisme est la… car bien une fois je me suis trop rapprocher d un patient avec qui je sentais des rapports pere/fille et heureusement qu’il a fini ses jours a l hôpital je ne sais comment j aurai fais.. . Donc ca peut etre problématique mais perso je n y peux rien on soigne avec notre coeur et nos émotions. Tant que je serais comme ca je serais ide, si je deviens froide et que je garde la « distance  » je change de job.

  47. La juste distance professionnelle mon sujet de TFE ! A chacun d’adopter celle qui souhaite , et bien je préfère être moi et que mes patients soit chouchouter et palier à leur isolement social et affectif car quand on donne qu’est se que l’on se sent bien la journée fini ☺☺☺

  48. Sans essence dur !

  49. Sali Sali Le 26 mai 2016 - Répondre

    Je reste naturel et cette fameuse distance relationel est pour les personnes ne connaissant pas le terme relationel!

  50. Adeline Girard Le 26 mai 2016 - Répondre

    Etre soi-même impose le respect et la distance naturelle. il faut arrêter de se prendre la tête avec les soit disant « bonnes pratiques ». Estimer, chouchouter, en prendre soin comme d’un grand parent pour les personnes âgées ou d’un enfant de la famille pour un petit et je ne me prends pas la tête hormis les questions purement professionnelles.

  51. Pascale Pierre Le 26 mai 2016 - Répondre

    UTOPIE!j adore mes patients et j en suis fiere!

  52. Sabah Krakouki Le 26 mai 2016 - Répondre

    Monik Djiaga Yapi ca m’a fait pensé à ton sujet de Mémoire

  53. Lu Cie Le 26 mai 2016 - Répondre

    Camille Baudoin Lisa Eschen

  54. Magali Mathon Le 26 mai 2016 - Répondre

    Je ne me pose pas la question. Je reste naturelle… Le terme « juste » distance me gêne car les relations varient selon la personne qu’on a face à soi! Il n’y a pas de règles à suivre

  55. Ti Bilou Le 26 mai 2016 - Répondre

    La distance c est que du blabla…
    On est humain ou on ne l’est pas…

  56. Marie Glacet Le 26 mai 2016 - Répondre

    Rien à fouttre des barrières! Ils n’ont que nous … soignants! Un mot gentil… un surnom! Un bisou a un anniversaire à Noel n’as jamais tué personne ! Tant que le respect est la! Avec les poly handicapés les personnes âges ce comportement est approprié … il l’est bcp moins en.psychiatrie !

  57. Isabelle Guy Le 26 mai 2016 - Répondre

    merci pour les infirmières libéral mème si ils ne suive plus elles prènent des nouvelles de vous merci

  58. Emma Bognini Le 27 mai 2016 - Répondre

    Bambi Diawara ca parle plus du libéral mais ça peut donner des idées

  59. Maevaa C. Ricord Le 27 mai 2016 - Répondre

    Allison Brbs

  60. Stéphanie Lorho Le 27 mai 2016 - Répondre

    Je trouve très bien cette question . C’est très difficile d’y répondre les familles ne font plus leur rôle alors forcément en travaillant en libéral les gens seuls comptent « trop sur nous ». Parfois je suis irritée par leurs demandes et énervée par rapport aux réponses de l’état français qui n’apporte pas suffisamment de mopens pour garder les anciens chez eux avec de l’aide . L’infirmière est gratuite pas l’aide ménagère qui du coup intervient pas assez souvent chez eux. Je fais des choses pour lesquelles la sécu ne retribue pas mais là il n’y a plus de distance c’est aider quelqu’un comme aider ceux qui aident les SDF. Vous croiyez dur comme fer de faire que votre travail mais c’est plus de bonheur de faire cela.

  61. Tony Druard Le 27 mai 2016 - Répondre

    Queudale la distance…Moi j les savate si ils me poussent à bout, jme sers dans leur frigo, j fais les chèques, j rend pas la monnaie, j leur donne des surnoms et surtout j lâche autant de caisses à leur nez qu eux au mien
    ……….

  62. Cecile Vieuvel Le 28 mai 2016 - Répondre

    Le titre de mon mémoire. ..

  63. Caro Llmops Le 28 mai 2016 - Répondre

    Ah ben tiens , c est exactement mon sujet de mémoire 😉

  64. Pas toujours facile ! !!

  65. Sandrinou Loyer Le 28 mai 2016 - Répondre

    Pareil pour les AVS….tant que les patients et ns restons correct et bien tt va bien…être naturelle ….Les gens apprécient.

    • Sandrinou Loyer Le 28 mai 2016 - Répondre

      Moi je prends soin deux comme j’aimerai que l’on fasse pour moi à leur place…et ns dire en formation de ne pas s’y attaché. ..ç pas possible..ou alors on a pas de coeur…et pour ces métiers la….il en faut du coeur….ç mon avis .?

  66. Justine Ogez Le 28 mai 2016 - Répondre

    Pauline

  67. Sophie la Sof Le 28 mai 2016 - Répondre

    UTOPIE !!!!
    Le jour où je ne pleurerai plu mes résidents qd ils partent je changerais de métier !
    En attendant je sais faire que ça 😉

  68. Stef Tms Le 29 mai 2016 - Répondre

    Idem je suis avec eux comme dans la vrai vie impossible me déposer certaines barrières surtout que parfois on les
    Voit plus que notre vraie famille

  69. Odette Kazadi Le 29 mai 2016 - Répondre

    Je suis pour garder une bonne distance professionnelle, car en jouant sur l’affectif nous risquons de nous faire manipuler.
    C’est juste mon expérience en tant qu’ infirmière.
    Nous ne sommes pas des êtres humains certes, mais le professionnalisme permet de déjouer certains pièges de la dépendance à l’autre. !

  70. Angie De Vreese Le 29 mai 2016 - Répondre

    Pas de distances particulières pour ma part…
    Je reste pro en ayant des affinités avec certains!
    Certains me tutoient, d’autres veulent que je les appelle par leur prénom et ça n’enlève en rien le travail effectué…
    Je pense que ça n’a jamais blessé personne de recevoir une bise sur demande…

  71. Vero Carrai Le 29 mai 2016 - Répondre

    Regarde Marina Mendes lis un peu des coms 🙂

  72. Clémence 🙂

  73. Cam's Rbc Le 30 mai 2016 - Répondre

    C’était plus ou moins mon sujet de mémoire pour le D.E. Et jme dit maintenant que je me prenais trop la tête avec ça quand j’étais étudiante! Rester naturelle ya que ça de vrai!

  74. Ça dépend avec qui. Parfois c nécessaire mais en général je suis moi même et je pratique la bisou thérapie …

  75. Helene Gouhier Le 31 mai 2016 - Répondre

    Les barrières on les franchit parfois quand la situation l impose comme une évidence et même si on a fait des erreurs et parfois souffert on apprend et on offre tellement plus qu un soin,ça vaut toujours la peine de s investir.

  76. Paula Machado Le 31 mai 2016 - Répondre

    Set vrai

  77. Nadia Grira Le 31 mai 2016 - Répondre

    Nécessité !

  78. Carole Gironne Le 31 mai 2016 - Répondre

    On est pas des robots!

  79. Maëva Llobet

  80. Chacha Hagui Le 1 juin 2016 - Répondre

    On est des êtres humains

  81. Anne Santos Le 1 juin 2016 - Répondre

    Transfert plutôt

  82. Cleo Pâtre Le 2 juin 2016 - Répondre

    Rien n’est mal excepté l’excès de familiarité surtout avec les personnes âgées, (du moment que la personne est d’accord alors pas de problème )

  83. Emeraude André Le 3 juin 2016 - Répondre

    Emilie Gréaud

  84. Dedel del Del Le 3 juin 2016 - Répondre

    On sort tout frais emoulu de l’ifsi avec de « beaux » principes en tête, et puis on mûrit.Quoi qu’on fasse, soignant ou pas, quand on travaille auprès de personnes en souffrance on peut pas s’empêcher de casser la barrière, parce que leur souffrance nous rappelle la notre, ou nous laisse entrevoir celle à venir!moi pour ma part je reste naturelle , ça ne m’empêche pas de vivre chez moi normalement ma vie de femme, et de maman.Je pense que c’est une force

  85. La juste distance est ce que me dicte ma conscience. Si une personne me tombe en larmes dans les bras je ne vais pas la repousser mais la consoler on appelle ça faire preuve d’humanité.

  86. Linda Bob Le 4 juin 2016 - Répondre

    En tant que futur aide soignante je sais que le toucher l’affection c’est bien d’en donner à nos patients sa les rassurés après à nous de détecter quand ça va trop loin de mettre la une barrière de protection tout en restant soit même

  87. Cindy Nini Le 4 juin 2016 - Répondre

    Ke Ly 😉

  88. Heureusement qu’on peut la franchir cette barrière !! Sinon à quoi bon faire ce boulot ! 25 ans que je la franchis et je m’en porte bien , mes patients apparemment aussi ! Faut pas écouter tout ce qu’on vous dis à l’école ( oh pardon , dans les instituts !! ) Que du bonheur ! Et que ça dure !

  89. Sarah CeriiSe Le 4 juin 2016 - Répondre

    Sabrina Bourahla c pour toi !!

  90. Utopie.

  91. Hafida Boukraa Le 5 juin 2016 - Répondre

    Bonsoir, je suis auxiliaire de vie,très difficile de rester professionnel, on est une amie aussi avec certaines personnes,nous vous croisons,de temps en temps,belle profession

  92. Sabrina Bourahla Le 5 juin 2016 - Répondre

    Elb Sissy

    • Elb Sissy Le 5 juin 2016 - Répondre

      Sabrina ma soutenance c’était jeudi passé et ça s’est super bien passé hmd..le jury ma dit ke mon thème est très intéressant et qu’elles ont pris plaisire à le lire ?

    • Sabrina Bourahla Le 5 juin 2016 - Répondre

      Bien super !!!????

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