Le choix de l’installation de l’infirmière libérale, une liberté sous contrôle ?

Le choix de l’installation de l’infirmière libérale, une liberté sous contrôle ?

La volonté de mieux réguler et contrôler l’installation des infirmières et infirmiers libéraux en France fait partie des thèmes récurrents des hommes et des femmes politiques. La liberté des citoyens devant le système de santé est un enjeu majeur. Pourtant, la liberté de l’infirmière libérale en la matière est déjà réduite …

 

Le choix de son implantation, entre liberté et politique de santé publique

On caractérise souvent l’exercice libéral de la profession infirmière par la grande liberté, qui semble l’accompagner. Pourtant dès le choix de l’installation, les premières contraintes se font sentir brisant cette apparence de liberté. En effet, l’Assurance Maladie a établi une carte de France basée sur la présence des cabinets d’infirmières et infirmiers libéraux. Chaque ville de France est ainsi classée en fonction de la concentration d’IDEL(s) par rapport à la population. Des communes qualifiées de « très sous-dotées » aux villes surdotées, ce classement n’est pas que purement indicatif puisqu’il implique aussi des conséquences pratiques pour les infirmières et infirmiers libéraux en quête d’un lieu d’exercice.

5 niveaux de classements existent : très Sous-doté, Sous-doté, Intermédiaire, Très doté, Sur-doté. Pour faciliter l’accès à l’information, l’Assurance Maladie tient une carte de ce classement à jour. Les 3 classifications « normales » (Sous-doté, Intermédiaire et Très doté) n’entrainent aucune conséquence pour l’installation de l’infirmière libérale, à l’inverse des deux classifications extrêmes. Dans le but de lutter contre les déserts médicaux, les zones très Sous-dotées et celles Sur-dotées impliquent la mise en place de mesures spécifiques.

Des obstacles pour l’installation d’une infirmière libérale dans certaines villes de France

Certaines communes présentent une concentration de professionnels de santé, dont les infirmières libérales. L’objectif affiché des mesures suivantes consiste à restreindre la liberté d’installation dans ces villes de France. Pour cela, l’accès au conventionnement dans ces zones très doté a été conditionné. La demande d’installation ne sera donc acceptée que si elle fait suite à la cessation définitive d’une infirmière libérale conventionnée. A cette condition indispensable s’ajoute la nécessité d’inscrire cette demande dans une logique de continuité des soins. De manière concrète et pratique, cela doit se traduire par la reprise de patientèle ou par l’intégration au sein d’un cabinet infirmier déjà existant.

Cette remise en cause de la liberté d’installation d’une infirmière ou d’un infirmier libéral se justifie non seulement par une politique ambitieuse de santé publique (l’égalité de chacun face à l’accès aux soins implique que chaque région dispose d’un nombre suffisants de professionnels de santé) mais aussi par la volonté de protéger les professionnels concernés.

Des incitations pour attirer les infirmières libérales dans les villes les moins pourvues

Si la concentration trop importante d’infirmières libérales dans une ville entraîne une restriction de la liberté d’installation, le manque d’IDEL(s) dans d’autres est également combattu par les autorités publiques. Des mesures existent pour attirer les infirmières et infirmiers libéraux dans les villes les moins bien loties en la matière. Ces incitations ne concernent que les zones qualifiées de très sous-dotées.

Il est possible alors de signer un contrat incitatif infirmier que ce soit pour une installation ou pour une infirmière libérale exerçant déjà dans ces villes très sous-dotées. Le contrat est accessible pour les exercices en groupe (il faut alors une formalisation de ce contrat) ou pour un exercice solitaire. Dans ce dernier cas, l’infirmière libérale s’engage à faire appel régulièrement à un remplaçant pour assurer la continuité des soins. L’infirmière libérale doit, pour pouvoir bénéficier de ce dispositif :

  • Consacrer 2/3 de son activité dans la zone très sous dotée
  • Afficher un taux de télétransmission supérieur à 80 %
  • Participer aux campagnes de l’Assurance Maladie pour les vaccinations contre la grippe
  • Assurer le suivi des patients aux pathologies chroniques, notamment les patients insulino dépendants.

Ce contrat incitatif infirmier permet de bénéficier d’aides, versées à posteriori par la caisse d’Assurance Maladie se traduisant par :

  • La prise en charge de l’intégralité des cotisations dues à l’URSAFF au titre des allocations familiales
  • Une aide financière pour l’équipement ou les investissements réalisés d’un montant maximum de 3.000 euros par an pendant 3 ans.

 

La lutte contre les déserts médicaux et l’ambition affichée de garantir l’égalité de tous les Français pour l’accès aux soins restent deux thèmes récurrents de la campagne électorale actuelle. Ces mesures seront-elles jugées suffisantes, ou ne se dirige-t-on pas vers une plus grande intervention de l’autorité publique dans le choix du lieu d’installation des infirmières libérales ? Les semaines et les mois à venir devraient nous permettre d’y voir plus clair …

 

Que pensez-vous de la situation actuelle en ce qui concerne ces problématiques de concentration d’infirmières libérales dans certains secteurs ? Etes-vous favorable à une modification des règles en la matière ou estimez-vous, au contraire, que la situation actuelle est satisfaisante ?

 

 

By | 2018-04-12T15:18:27+00:00 22 mars 2017|IDEL au quotidien|99 Comments

99 Commentaires

  1. Bastino Lamour Le 22 mars 2017 - Répondre

    Non on devrait garder des quotas d’installations car certaines ou certains s’installent sans analyser la demande dans des endroits dotés et du coup le boulot manque à chacun !!!

    • Florence Chemarin Le 22 mars 2017 - Répondre

      Exactement et on voit le résultat de 4 à 14 cabinets en 6 ans et tout le monde crève la dalle ……super comme résultat !

    • Bastino Lamour Le 22 mars 2017 - Répondre

      Cest exactement ça
      Cest la faute d’une part de la sécu qui ne réactualise pas assez souvent et qui devrait le faire à chaque installation ce qui me semble plus que simple et donc autoriser ou pas
      Et d’une autre part de nos collègues qui s’installent sans savoir

    • Ja Desetats Le 22 mars 2017 - Répondre

      De votre avis également

    • Lili Maxetpoe Le 23 mars 2017 - Répondre

      Je ne suis pas tout à fait d accord car si l installation est freinée il est toujours possible de remplacer . Beaucoup le font sur du long terme dans les zones surdotés en attendant le départ d ide pour pouvoir être conventionner. C est mon cas depuis deux ans et le travail est la.Du coup cela ne change pas le nombre d ide qui travaille c est juste question de statut.

    • Nathalie Mounette Le 24 mars 2017 - Répondre

      Votre reponse Pour une personne ça tient …mais imaginez qu’il y ait 30 Ide de plus. ….je pense que là vous auriez plus de boulot….
      Je crois qu’il fait garder les quotas.

    • Sébastien Dumont Le 25 mars 2017 - Répondre

      Tout a fait d’accord surtout qu’actuellement il y a une véritable hémorragie à l’hôpital se qui conduit de jeunes IDE à s’implanter n’importe où sans étude préalable du potentiel du secteur et vu qu’il n’ont pas de boulot ils essaient par tous les moyens de détourner une patientèle existante et comme accoutumé l’ordre fait la sourde oreille

    • Lili Maxetpoe Le 26 mars 2017 - Répondre

      Pouvez vous me dire qu est ce qui fait la différence hormis le statut .Quand des idel font des remplacements unique sur plusieurs années au sein d un cabinet sans qu on leur accorde le conventionnement. …Cela veut bien dire que le travail est la tout de même. Il est clair qu il faut de l ordre et de la vigilance et que tout soit regule mais dans certains cas il faut aussi lâcher du mou.Je pense que le gros soucis est qu il n y a pas d uniformité au niveau nationale et les accords différent d une région à une autre sans tenir compte des spécificités réelles de celles ci.

  2. Sophie Antoine Le 22 mars 2017 - Répondre

    On garde les quotas d installation … pas de boulot pour toutes !!

  3. Zoreydesiles Run Le 22 mars 2017 - Répondre

    Faire pareil pour médecins, kinés et autres

  4. Kat Lau Le 22 mars 2017 - Répondre

    33 cabinets interviennent maintenant dans ma petite ville !! Ils refusent de bloquer alors qu il n y a plus de boulot pour tout le monde ! Ridicule !

  5. David Clerc Le 22 mars 2017 - Répondre

    Je pense que c’est fait exprès pour dégoûter les IDEL…

  6. Aurore Magny Le 22 mars 2017 - Répondre

    Je suis du même avis. Il y a des zones on le nombre de cabinet explose et ça devient difficile pour tout le monde. Des quotas devraient exister afin de repartir au mieux…

    • Cécile Kéops Le 22 mars 2017 - Répondre

      Mais il y aussi des cabinets qui ont des petites tournées parce que leur souhait 😉 et c’est notre cas , on l’appelle la  » tournée mere de famille  »
      MaTin 6h50 au + tôt à 13h grand max
      On ne finit jamais plus tard ( sauf urgence et encore …) que 19h …

  7. Sylvie Fts Le 22 mars 2017 - Répondre

    Nous on est en zone surdotée donc pas de possibilité de création de nouveaux cabinets!

  8. Coucou Ide Le 22 mars 2017 - Répondre

    Il y a trop d instalation depuis quelques annees dans beaucoup de villes
    Même la ou zone intermediaires on est trop du coup olus de boulot

  9. Coucou Ide Le 22 mars 2017 - Répondre

    Trop d installations donc plus de boulot

  10. Clémence Lbt Le 22 mars 2017 - Répondre

    Il faut des quotas où c’est l’echec pour beaucoup. Idem pour les médecins au passage, ça éviterait peut être ce désert…

  11. Elodie Defer Le 22 mars 2017 - Répondre

    Et quand les collègues s’installent dans une ville ou un village limitrophe et viennent prospecter et travailler dans les secteurs déjà surdotés on fait quoi? Sans compter que certains arrivent encore à s’installer avec l’aval de la CPAM dans les zones déjà bouclées!

  12. Alex Gaybab Le 22 mars 2017 - Répondre

    « Pensez vous que les infirmiers devraient pouvoir s’installer où ils le souhaitent, librement? »
    Parce que c’est pas deja le cas!?

  13. Isabelle Gardes Pietri

  14. Gilles Istres Le 22 mars 2017 - Répondre

    Comment sont organisés ces quotas ? Dans la ville où je travaille, il y a 25 000 habitants. Quand nous étions 30 à 40 libéraux, la situation était parfaite pour les soignants et les patients. Nous sommes désormais 75 libéraux !
    Les nouveaux qui s’installent nous demandent du travail, vu que le « marché  » est saturé… et chaque année des nouveaux arrivent.

  15. Nad Eige Le 22 mars 2017 - Répondre

    Non il faut maintenir les cotations et si les médecins pouvaient s’y mettre ça éviterait les desserts médicaux….

  16. Hé oui ….ça s’ installe ça s’ installe….sans tambour ni trompette…..et l’ARS n’y voit aucun inconvénient !!!!

    • Alex Gaybab Le 22 mars 2017 - Répondre

      Ah si , ici avec tambour et trompettes
      Publicité dans les commerces, tableau d’affichage lumineux a l’entrée et à la sortie du village et tout et tout ?

    • Ben c pas mieux !!! Et ça pousse de partout ….sans vergogne les nanas…. (parce que nous c surtout des filles) !!

  17. Arnaud Boulard Le 22 mars 2017 - Répondre

    Il faudrait revoir plus régulièrement les cotas et voir même les durcir, quel est l’intérêt de laisser des personnes s’installer à un endroit où cela va être dur pour elle et pour ceux déjà en place alors qu’en allant à 15km ça irait mieux….. Mais biensur l’ars, la cpam et l’ordre se gardent bien de le dire…

  18. Avec un minimum de bon sens il faudrait légiférer afin que chaque infirmier/infirmière s’installant puisse être assuré(e) de gagner correctement sa vie.
    Quitte à limiter le nombre d’étudiants…

    Ensuite il y aurait lieu de revoir la rémunération des actes ainsi que le montant des IK.

    Il y aurait peut-être aussi lieu d’aider les nouveaux venus à trouver un local professionnel à un loyer accessible.

    Aussi revoir sérieusement le système d’assurances maladie mais autres aussi, notamment en termes de couverture mais aussi de taux de prélèvement.

    Etc…

    PS. Je ne suis pas infirmier libéral mais un patient lambda.

    • Patricia Cabioch Le 24 mars 2017 - Répondre

      Vous avez l’air tout de même plutôt bien informé pour un patient lambda …

    • Peut-être…

    • Veronique Baillet Le 28 mars 2017 - Répondre

      Les anciens se sont débrouillés, les nouveaux installés arrivent avec cette mentalité que tout leur est du… Après un loyer adapté, le décret de tourner dans la clientèle des collègues pour faire son marché ?

  19. Après tout ça je suis heureuse d’avoir quitté le libéral, trop de migraines

  20. Danielle Huczek Le 22 mars 2017 - Répondre

    Tout à fait

  21. Eric Bouïs Le 22 mars 2017 - Répondre

    Je ne sais pas comment des Infirmier(e)s peuvent s’installer dans des zones sur-dotées. Quand je vois la galère qu’ont les remplaçant(e)s à avoir une autorisation pour remplacer.
    C’est bizarre, de voir vos posts. Parce que, lorsque vous cherchez un/e remplaçant/e. Souvent, les annonces spécifient qu’il faut absolument avoir ses feuilles et être autonome pour les facturations. Comment obtenir des feuilles et pouvoir facturer sans être installé ou avoir une adresse professionnelle.
    Vous êtes réellement schizophrènes…

    • Flo Mizze Le 23 mars 2017 - Répondre

      Les remplacants peuvent demander leur CPS à partir de 30j de travail effectif, au moment de la déclaration à la cpam, INSEE, URSSAF et CARPIMKO.
      Et facturer via leur propre logiciel..
      Suffit de demander à la cpam

    • Eric Bouïs Le 23 mars 2017 - Répondre

      Ah! C’est bizarre mais ce n’est pas ce que m’a dit la cpam des bouches du Rhône car la région est en sur dotation et que cela passe en commission (tous les 2 mois). Et ce n’est pas sûr d’obtenir l’autorisation. Cela fait depuis janvier que je communique avec la cpam et les ordres des bouches du Rhône et des hauts de Seine. Car je déménage, je suis installé actuellement, je peux remplacer avec ma cps des hauts de seine. Mais ne peux facturer. Et toutes ces institutions me donnent des infos contradictoires. Et si je veux exercer partout en France en tant que remplaçant il faut que je conserve mon adresse pro actuelle. Et cela fait 3 mois que je répond à des annonces sur stethonet. Et soit les remplacés exigent d’avoir tes feuilles, soit elle t’ejecte pour d’autres raisons (qui ne sont pas liées aux compétences mais au sexe! )
      Alors je ne sais pas d’où vous tenez vos infos mais elles sont erronées ou applicable que dans votre région. Car il faut savoir que chaque cpam et chaque ordre n’applique pas la même politique.

    • Eric Bouïs Le 23 mars 2017 - Répondre

      Et si vous avez les démarches à effectuer pour que je puisse obtenir mes feuilles pour travailler à Marseille. Je suis preneur.

    • Nathalie Mounette Le 24 mars 2017 - Répondre

      Quand on est remplaçant on n’a pas de feuilles. On barre la feuille du titulaire…
      C’est vrai que maintenant on peut en tant que remplaçant avoir sa carte Cps. ..mais bon….coût en plus pour achat du logiciel…..

    • Patricia Cabioch Le 25 mars 2017 - Répondre

      J’ai eu un remplaçant avec carte Cps et c’est moi qui ai facturé sur mon numéro de conventionnement mais avec la carte vos de mon remplaçant Cela m’est pas si compliqué ….

    • Flo Mizze Le 26 mars 2017 - Répondre

      Je vais me renseigner mais si tu as ta cps je vois pas où est le problème.
      Il faut que les idel te donne les dsi ordo ou autre documents que tu entres dans ton logiciel pour effectuer tes facturations.

    • Eric Bouïs Le 26 mars 2017 - Répondre

      C’est l’ordre des bouches du Rhône et la cpam 13 qui m’ont donné cette procédure. Je ne l’ai pas inventée! Je parle de ma situation personnelle J’ai une adresse professionnelle dans les hauts de seine que je peux conserver en cabinet principal. Je déménage sur Marseille. Donc je peux y remplacer des infirmiers. Mais la cpam ainsi que l’ordre m’ont formellement interdit de facturer avec mes feuilles du 92.
      Pour obtenir le droit d’avoir des feuilles et donc de pouvoir facturer. Il faut que je fasse une demande de cps auprès de la cpam 13 et avoir un cabinet qui te prend comme remplaçant. Tu demandes l’autorisation à l’ordre ainsi qu’à la cpam. Elles se réunissent en commission paritaire. Elle décide si oui ou non tu peux ou pas. Bref c’est très compliqué et personne n’a le même son de cloche

    • Flo Mizze Le 26 mars 2017 - Répondre

      Qui a parlé d’inventer… je proposais de me renseigner auprès d’une collègue qui avait son cabinet et sa rempla facturait seule.
      Mais je ne sais pas si cette remplacante était remplacante ou conventionnée, ce qui expliquerait peut être ma confusion.
      Mais en effet dans le 13 c’est saturé pour les conventionnements.
      Après pour les rempla à ma connaissance il n’y a pas de quota.
      Après pour la cpam 13 en fonction de ton interlocuteur tu as pas toujours les bonnes indications.
      Bon courage dans tes démarches.

    • Les CPS de remplaçantes ne sont pas faites pour facturer c’est juste pour faire genre mais ça ne sert à rien à part à compliquer un plus le travail des remplacées

    • Eric Bouïs Le 26 mars 2017 - Répondre

      Je ne voulais pas être désagréable. Mais mon problème majeur est mon genre ( masculin).
      Eh oui! Nos collègues femmes de Marseille
      refusent systématiquement ma candidature car leur patientèle refuse la présence d’un homme et ça quelque soit l’arrondissement.
      J’en suis à la trentième réponse négative pour cette raison…. si vous avez des explications à ça! Help me!!!

    • Flo Mizze Le 26 mars 2017 - Répondre

      J’ai demandé à mes patientes si un homme pour la toilette ça les dérangerai, c’est oui.
      Donc j’ai blagué sur le côté discriminatoire en disant que dans le sens inverse refus d’une femme on hurlerai et sur le fait qu’à l’hopital on a pas toujours le choix.
      C’est bien dommage car le sexe ne fait pas la qualité de L’IDE!

    • Flo Mizze Le 26 mars 2017 - Répondre

      Magali Petiot Michaut merci de l’information, ça pourra me servir, je pensai vraiment qu’elles pouvaient avoir leur logiciel pour facturer. Enfin c’est ce que la CPAM m’avait dis, comme quoi chaque interlocuteur à sa version et que même a ma source on a pas tjs les bonnes infos!

    • Non je viens de poser la question a ma cpam on m a bien expliqué que le remplacé doit obligatoirement facturer au nom de sa remplaçante et rétrocéder sinon c est de la continuité de soins et collaboration

  22. Valérie Costa Le 22 mars 2017 - Répondre

    Joyeux anniversaire Karine tu es une femme formidable

  23. Perok Rose Le 22 mars 2017 - Répondre

    J’ai eu une remplacante pendant un certain temps.
    Apres avoir demandé son installation sur la commune ou je travaillais en zone surdotée , et les reponses negatives de la commission paritaire aupres de laquelle a été faite la demande; la remplacante durant mon congès maladie a tout simplement demandé son installation sur la commune voisine (zone intermediaire) et a dit aux patients que je « l’avais mis dehors ».
    Faux son contrat arrivait au bout et je ne pouvais prendre de remplaçante invitam eternam car de ce fait devenait collaboratrice et donc pas admissible sur zone surdotée.
    Moralité : peut importe ou on s’installe et ou on travaille…..elle ne risque rien car seul le libre choix du patient prevaut

  24. Corinne Lag Le 23 mars 2017 - Répondre

    Il serait intéressant que dans chaque commune, les idel se parlent et « sectorisent » … S’il y avait déjà une entente entre nous, on pourrait organiser des tournées autour de chaque cabinet plutot que de faire des km et des km pour pratiquer une injection !!!

  25. tout à fait d accord avec les commentaires on doit respecter le secteur de chacun et ne pas mettre saplaque n imprte où celà pousse partout les uns sur les autres conclusion les personnes qui exercent depuis un moment se voient voler leur clientèle il n y a aucun respect chacun pour sa gueule il devrait y avoir une loi qui impose autant d infirmières par secteur et quand le quotat est atteint interdiction de sinstaller je trouve celà déloyal et pas professionnel mais du commerce

    • Veronique Baillet Le 28 mars 2017 - Répondre

      Je vois que cette belle mentalité des nouveaux libéraux est commune quelque soit la région. Il faut les écouter, c’est intéressant leur vision de la profession, l’appât du gain avant tout qu’importe la qualité de soin. C’est comme ça dans mon secteur, encore 2 nouvelles installations il y a 15 jours près de chez moi. À quand un soignant par rue ? ?

  26. Steph Ane Le 23 mars 2017 - Répondre

    Serais temps de réglementer cela comme pour les pharmacie par exemple
    Ça devient du n importe quoi qui entraîne plein de dérive

  27. Edouard Gioanetti Le 23 mars 2017 - Répondre

    ne faisons pas de quotas…tres bien!!!! on fera comme les lunettiers et pharmacies qui deposent bilan ….apres il y a aussi des idel trop stupides pour faire des contrats sans clause d’instalation sur un perimetre reduits (validés par l’ordre jetiens à le signaler)…..donc faut pâs quetout le monde se plaigne….*

  28. Corinne Cervantes Le 23 mars 2017 - Répondre

    Oui , c’est essentiel pour équilibrer une équipe pluridisciplinaire, une infirmière fait partie de la chaîne…

  29. Planel Marie Le 23 mars 2017 - Répondre

    L idée que l offre créé la demande est une ânerie de G. Les gens ne tombent pas malades parce qu il y a des IDE.
    Ce sont des libéraux, ils choisissent leurs lieux d exercice. S ils ne travaillent pas, ils iront ailleurs…

    • Corinne Protêt Le 25 mars 2017 - Répondre

      S’ils en ont les moyens. …. le risque est qu’ils persévèrent, qu’un autre arrive et que tout le monde coule !

    • Planel Marie Le 25 mars 2017 - Répondre

      Avant de s installer un professionel liberal se renseigne avant …ca fait parti de son sens des responsabilites….

  30. Séverine Dubaut Le 23 mars 2017 - Répondre

    C’est mal connaître notre législation. On ne peut s’installer où l’on veut depuis un certains temps déjà selon qu’on est en zone intermédiaire ou sur dotée. C’est l’ARS et l’Ordre infirmier qui nous disent où l’on peut s’installer.

    • Alex Lef Le 23 mars 2017 - Répondre

      C est pas le cas dans ma région
      Vous rêvez ! !!!

    • Séverine Dubaut Le 25 mars 2017 - Répondre

      ben nous c’est hyper surveillé non je ne rêve pas et c’est contractuel et même conventionnel

    • Alex Gaybab Le 27 mars 2017 - Répondre

      Chez nous cest revu tous les 5 ans par l’ars alors en 5 ans Ca s’installe …et une fois installés c’est mort!

  31. Marie Laurent Le 23 mars 2017 - Répondre

    chez nous c’est pareil. Je suis ds une grde ville pas considérée comme surdotée et pourtant certains secteurs de la ville le sont car des idels s’installent à 2 rues d’autres cabinet !! Et ce sans savoir s’il y aura assez de boulot pour chacun. alors que ds la mm ville des quartiers se retrouvent sous dotés … C’est en effet dur pour tout le monde dans ces cas là …

  32. Je pensais que l ARS et la CPAM n accepter pas les installations dans les zones sur dotés?

    • Patricia Cabioch Le 24 mars 2017 - Répondre

      Il est possible de faire une demande de changement de zone lorsque des places se libèrent (retraite ou arrêt d’activité)

    • Fred Masson Le 25 mars 2017 - Répondre

      En zone sur dotée impossible de s’installer ! Demande bloquée !
      Par contre on devrait prendre en compte le temps de travail et non le nombre d’infirmières ! Tout le monde ne veut pas bosser au même rythme …

  33. Si y avait que ca, on a vraiment les menottes en libérale

  34. Alex Lef Le 23 mars 2017 - Répondre

    Bien sur limiter les quotas,
    C est une logique
    En ville c est devenu une guerre, une vraie mafia…
    La sécu contrôle ce qui l arrange
    Entre les had qui nous piquent tout notre boulot et ces cabinets en sur nombre le libéral est mal barré

  35. ViTrix Weymar Le 24 mars 2017 - Répondre

    Ooooooohhhh lala vous êtes déprimants déprimants !!! Bien franco-français cette atmosphère ! Rien qu’à la lecture des 1ers mots je passe !!!!!!! Un peu de Courage de Force de Tonuuuus !!! Que Diable ! What a shit !

  36. Etienne Bouzac Le 24 mars 2017 - Répondre
  37. Kawol Journaix Le 24 mars 2017 - Répondre

    …. fo aussi parler des ide ki ouvrent leur cabinet ds zone intermediaire ( déjà bien dotée…) et ki par manque de boulot font ke du hors secteur ds les villes limitrophes !!!

  38. Eric Bouïs Le 24 mars 2017 - Répondre

    Moi je pense que nous devrions commencer à revoir notre façon d’exercer! Qui est individualiste…
    il faut se regrouper, se sectoriser, se moderniser.
    Le liberal d’ici quelques années sera mort. Les technologies évoluent vite et nous sommes à la traîne. La télé médecine, les appareils connectés , nous remplaceront. Bien sûr que l’on aura besoin de nous encore pour des gestes techniques.
    Il faut que l’on réfléchisse vraiment tous ensemble et maintenant à ce que sera la médecine et les soins d’ici une dizaine d’année. En tout état de cause c’est ce que je pense. Et ce n’est pas en se tirant dans les pattes que l’on fait avancer les choses.

  39. Edouard Gioanetti Le 24 mars 2017 - Répondre

    la faute à qui ? dejà si les idels faisaient des contrats avec close de non installation sur un certains perimetre et sur une durée determinée ca chouinerai moins…..faut aussi faire marcher sa cervelle…je vois des idels bien content de trouver de trouver des remplacantes quand ca le arrangent (ppeu de jours, à l’occasion, sur les congés,etc…….) et qui s’etonnent de les voir s’installer apres sur le meme secteur !!!!!

  40. Valé Dejac Le 25 mars 2017 - Répondre

    L’ARS n’a qu a revoir sa carte en urgence ! Qu’elle fasse son job.

  41. Caroline Poulain Le 25 mars 2017 - Répondre

    Pour moi le libéral c’est s’installer ou on le choisit…
    Après , peut être créer un mode d’installation vraiment plus intéressant dans les zones sous dotées …ce qui pèserait sûrement pour certains de ceux qui cherchent a s’installer…
    Pourquoi interdire ?
    Plutôt inciter je pense…
    Ça change bcp…
    C’est légitime pour chacun , au départ , d’avoir une préférence pour un lieu…

  42. Marie Raby Le 25 mars 2017 - Répondre

    Je me suis installée dans une zone surdotée suite à un départ à la retraite en toute légalité contre un rachat de patientèle que je rembourse pendant 7 ans ….Chaque jour je croise des nouvelles IDEL qui tournent librement sur mon secteur en mettant leur plaque dans des zones autorisés limitrophes ….

  43. Oui.
    L offre et la demande.
    Qui garanti leurs manque a gagner.

  44. Guillaume Hellich Le 25 mars 2017 - Répondre

    Après l’ars définit l’état d’une. Zone au nombre d’inf installé par hab, mais elle ne compte pas les remplaçants, du coup il y’a des zones intermédiaire qui en réalité sont saturées, ex cabinet de 2 avec 4 remplaçants

  45. Geraldine Martin Le 26 mars 2017 - Répondre

    Non il ne faut pas limiter.mais prendre en considération l expérience clinique et les motivations des futures idels.moi je demanderai 5 ans d expériences en milieu général au minimum et polyvalence des soins.pas de 10 ans en psy oú centre de soins oú les ides ne font que quelques injections .le préalable à l installation et au remplacement:de l expérience avérée!

    • Pff…. je suis liberale depuis 4 ans . Ça fait 2 ans que j’ai monté mon cab en milieu rurale. Je trouve votre commentaire hors sujet… avant cela j’ai fait 7 ans d’HP dont 4 ans en gérontopsy avec des cas lourds aussi sur le plan somatique que nous traitions dans nos services. Je ne me sens pas moins compétente quune ide qui a fait du général… de plus la formation continue sert à quoi alors?J’oserai même vous dire que la sphère psy en libérale est primordiale car nous gérons mieux des cas dit difficiles que beaucoup d’ide issus du général ne savent et surtout ne veulent pas gérer. De plus je ne suis pas une partisante du « je pique sans parler à mon patient, sans même le considérer, jme casse le plus vite possible et jencaisse » parce-que des idel comme ça madame j’en ai vu un paquet. Alors oui je préfère être une ancienne de psy qui sait encore écouter mes patients qu une technicienne qui aura été un courant d’air toute la journée.

    • Geraldine Martin Le 28 mars 2017 - Répondre

      Dorothee Simonetti j attendais cette réponse.donc conclusion celles qui n ont pas fait de psy ne savent pas parler aux gens?…5 ans en milieux général…car en milieux général on soigne aussi le mental et peut être encore plus que en psy :relation d aide!depuis 1995 les ides font de la psy!soigner le mental n est plus l apanage de la psy…mais avoir de l expérience polyvalente…ca c est bien!celui qui a fait 10 ans de Cmp oú Hdj en psy….desolee mais il n à plus l analyse clinique du milieu général surtout quand il n en n à jamais fait.?…..et la formation continue en psy est ciblée sur la psy…

    • Geraldine Martin Le 28 mars 2017 - Répondre

      Dorothee Simonetti oui d accord mais la relation d aide ,le soutien psy n es pas l apanage des ide psy…et lorsque l on a fait que de la psy on se croit tout puissant par rapport à ça!non les ide du milieu général font de la psy dans leur soins!elles sont …polyvalentes.mais oui la gerontopsy vous a apporté une bonne expérience en somatique aussi .mais certains secteurs de psy font de la psy pure et dure type lacanienne..savez vous que les anciennes ide psy n ont pas accès au soins généraux à moins de faire une équivalence?vous voyez donc que faire que de la psy c est pas top non plus.l important c est de bouger ,de multiplier les secteurs de soins,ne pas rester confiné durant des années en psy et tout d un coup hop on se met en Liberal.mais vous n y êtes pas reste longtemps visiblement donc c’est bien.

    • Sandra Silodeb Le 28 mars 2017 - Répondre

      Avant le libéral j’ai fait 1 an de neonat’ puis 5 ans de psy adulte. Je ne me suis jamais sentie « toute puissante », juste ide aimant son travail. Je me suis formée à la DP, j’ai été encadrée par les collègues, je n’ai pas hésité à aller en formation pour me remettre à jour et mon expérience en intra n’a jamais été un problème pour exercer. Il est essentiel de se former régulièrement quelque soit notre expérience car les pratiques et protocoles évoluent à vitesse « grand V » et surtout avoir beaucoup de passion pour notre job!

  46. Geraldine Martin Le 26 mars 2017 - Répondre

    Apres il y a trop d installation aussi car l hôpital va mal!

  47. C est justement le bon moment pour En parler à qui de droit….

  48. Carole Dumas Le 27 mars 2017 - Répondre

    Nous sommes en période électorale, je voulais savoir si une d’entre vous connaissais le programme de l’avenir en commun JLM pour les infirmier(e)s libérales ? y’a-t-il des insoumis ? Merci pour votre réponse.

  49. Maya Beach Le 27 mars 2017 - Répondre

    Que pensez vous des soins d’aides soignants effectués par les infirmières libérales tarifés au tarif infirmier ? Que pensez vous de l’interdiction de pratiquer le métier d’aide soignante libérale soutenue par les infirmières libérales ?

  50. Florence Pineault Le 27 mars 2017 - Répondre

    je suis remplaçante, et je ne peux pas devenir collaboratrice car zone sur dotée, du coup je perd mon contrat, alors qu’on a beaucoup de boulot et surtout qu’on est super bien à travailler ensemble… C’est frustrant!

    • Florence Pineault Le 27 mars 2017 - Répondre

      la répartition n’est pas étudiée au cas par cas, il faudrait qu’ils réexaminent mieux les besoins par endroits…

  51. Gaelle Fradin Le 27 mars 2017 - Répondre

    Je pense que les quotas sont une grosse hypocrisie. Je le vois quotidiennement là où j’exerce. Nous sommes 4 cabinets et nous nous entendons très bien. Nous n’hésitons pas à nous appeler entre nous quand nous ne pouvons pas assurer une prise en charge etc..,Par contre comme la commune limitrophe est saturée d’idel et bien ces dames viennent sans gêne tourner sur notre commune et ce de plus en plus et sans prendre le temps de se présenter. Et comme par hasard les demandes chez nous ont baissé ! Donc les quotas pour moi ça ne sert à rien

  52. Bernard LE Gall Le 28 mars 2017 - Répondre

    Logique

  53. Violaine Fournier Le 29 mars 2017 - Répondre

    Et bien à lire tout cela , dure dure de se motiver pour devenir libérale.
    Concernant le « vol » des patients dont vous parlez toutes, ne pensée vous pas que ceux-ci ont le libre arbitre , et que c’est eux qui décident de faire appelé à telle ou telle infirmière?
    Pourquoi voir l’installation comme une ville de gagne pain plutôt que comme une collaboration éventuelle en cas de sur boulot?

  54. Anna Hadera Le 29 mars 2017 - Répondre

    les infirmiers libéraux ne sont pas des fonctionnaires.
    il faut créer un statut d’infirmier fonctionnaires pour pouvoir decider de leur affectation.
    bien à vous!

  55. […] ici et là, sur l’installation des infirmières et infirmiers libéraux sur le territoire. Les régions sous dotées ou au contraire sur dotées expliquent ces disparités vis-à-vis de la liberté d’installation des professionnels […]

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