Les injections intraveineuses, le fer de lance de la révolte des infirmiers libéraux ?

Les injections intraveineuses, le fer de lance de la révolte des infirmiers libéraux ?

Le 28 mai 2014, la FNI écrivait une lettre à la ministre de la Santé, Marisol Touraine afin d’alerter le gouvernement sur la situation préoccupante, tant au niveau des infirmiers libéraux qu’au niveau de la sécurité des patients, qu’avait créé l’interdiction d’effectuer des injections intraveineuses de fer. Cette mesure, mise en vigueur à compter du 31 janvier 2014 sur recommandation de l’ANSM, semblait pourtant suivre, relativement rapidement cette fois, les principes de précaution préconisés par la Commission européenne. Reste à savoir où se situe le problème, à sa source ou dans sa mise en œuvre ?

Les injections intraveineuses de fer sont-elles devenues potentiellement dangereuses ?

Revenons donc sur l’historique des faits. Sur incitation française, il a été décidé à l’échelon européen d’effectuer en décembre 2011 une vaste étude concernant les bénéfices/risques des spécialités à base de fer suite à, comme le cite l’ANSM,  « l’identification de cas de réactions allergiques graves et chez la femme enceinte, d’hypertonie utérine, entraînant un risque pour le fœtus avec des spécialités à base de fer IV. ».

Cette étude a démontré que si les risques existaient, le bénéfice de ces injections demeuraient notables et que, pour tenter de limiter au maximum les conséquences parfois fatales de chocs anaphylactiques graves ou bien encore d’anoxie, de détresse fœtale voire de mortalité du fœtus lors d’un traitement chez la femme enceinte, il devenait nécessaire d’en adapter les conditions.

Ainsi, en suivant l’avis du Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’EMA (Agence européenne du médicament) et les recommandations nationales de l’ANSM, la loi du 31 janvier 2014 promulgua les nouvelles conditions d’administration de ce type de traitement afin, à toute première vue, d’en sécuriser la délivrance et les effets indésirables. Le CHMP préconise donc un encadrement du traitement ainsi :

  • sous une surveillance médicale attentive pendant et jusqu’à 30 minutes après chaque administration,
  • avec la disponibilité immédiate d’un personnel formé pour évaluer et prendre en charge les réactions anaphylactiques,
  • dans un environnement disposant des moyens nécessaires pour assurer une réanimation.

Donc ces médicaments seront classés « en réserve hospitalière, c’est à dire qu’ils ne seront plus disponibles en ambulatoire, en ville ou en rétrocession, ils ne seront dispensés qu’au sein des établissements de santé publics ou privés. », et  les infirmiers libéraux qui administraient ce type de traitement se sont vus interdire d’effectuer ces fameuses injections intraveineuses de fer.

Les conséquences de l’interdiction de ces injections intraveineuses de fer IV, la révolte du FNI

Cette décision entraîna un report de ces activités réservées jadis aux infirmiers libéraux vers les HAD. Ce qui bien évidemment entraîna une perte de revenus conséquente pour les libéraux pour des raisons que beaucoup ne comprennent pas et estiment injustifiées, au regard de leurs qualités de soins. Notons, comme le précise la lettre du FNI, que ces injections étaient avant février 2014 réalisées à 75 % en ville  « sans qu’à notre connaissance

[FNI], aucun signalement en ambulatoire n’ait été rapporté. ».

De plus, si les infirmiers libéraux étaient formés à ce type d’injections il semblerait bien que le personnel d’HAD, composé majoritairement d’aides-soignants, ne soit pas apte actuellement à effectuer seul ces traitements sans faire appel à des infirmiers libéraux venant en renfort. Ce qui bien évidemment pose deux problèmes majeurs : la question de la responsabilité du soignant et la question de la formation initiale.

De ce fait le FNI souhaite « la parution d’un texte précisant clairement les responsabilités juridiques des intervenants lors d’une injection intraveineuse à base de fer réalisée par un infirmier libéral dans le cadre d’une HAD », afin que l’infirmier libéral ne se situe plus dans un flou juridictionnel qui pourrait lui être préjudiciable en cas d’incident.

Ajoutons que transférer une compétence d’un personnel à un autre nécessite de créer des formations adaptées. Or il semblerait que cela ne soit pas encore le cas des aides-soignants ce qui peut faire s’interroger quant à la pertinence de ce nouveau parcours de soin, « les protocoles de prise en charge et de surveillance ainsi que les formations semblent faire défaut. ».

Bien évidemment se pose aussi la question de la pertinence du choix économique lorsque l’on procède au remplacement d’un soin ambulatoire pour un soin hospitalier, là où les politiques gouvernementales souhaitent intensifier les soins dits « de ville » afin d’économiser les deniers publics et d’épargner un séjour hospitalier à un patient qui ne le nécessite peut-être pas. Ainsi les demandes du FNI sont claires, et souhaite d’une part que « l’intérêt du patient prévale et qu’il soit replacé au centre du dispositif de ce soin. » et d’autre part de « diligenter une enquête afin d’établir une cartographie de la réalité des pratiques des HAD sur cette question » afin d’évaluer la pertinence réelle et concrète de ce choix qui ne semble pas être des plus judicieux.

Enfin, notons que le climat de coopération entre infirmières et HAD n’était déjà pas franchement au beau fixe, il est clair que cette interdiction tombant comme un couperet sur une profession libérale qui souffre au bénéfice d’une hospitalière, qui n’a absolument pas les mêmes potentiels économiques, est tout simplement vécue comme une concurrence déloyale et une dévalorisation des compétences de l’infirmier libéral. Le FNI souhaite donc que cette interdiction d’injections soit tout simplement levée.

Et vous les infirmiers libéraux, comment avez-vous vécu au quotidien cette interdiction ? Avez-vous vous aussi remarqué une difficulté pour les HAD d’exercer cette nouvelle compétence ? Les HAD ont-ils fait appel à vos services pour effectuer ces injections intraveineuses de fer ?

 

By |2018-04-12T15:39:59+00:0016 juin 2014|Actualité Albus|56 Comments

56 Comments

  1. Capdeville Le 16 juin 2014 - Répondre

    un truc par ci ,un truc par là …les HAD grigntent lentement mais surement tousnos soins techniques et nous sous-traitent les nursings avec l’assentiment sans vergogne de nos politiques de tous bords !! c’est une honte ,quand on voit le prix que ça coûte à la société en plus ces structures !!!

  2. Girard Le 16 juin 2014 - Répondre

    Même avis que toi Joëlle les had ne devraient faire que de la coordination et nous déléguer tous les soins a bonne entendeur!!!

  3. Desetats Le 16 juin 2014 - Répondre

    Ok avec vous également

  4. Voisin Le 16 juin 2014 - Répondre

    marre des had,. Les forfaits abbérants, le buisness

  5. Robin Le 16 juin 2014 - Répondre

    Attendez venir la prochaine ( je l’ai subit ) , patient plus ou moins autonome et diabétique feront leurs insuline eux mêmes , plus besoin d’infirmiers pour cela , une visite par mois du médecin c’est mieux

  6. Lamothe Le 16 juin 2014 - Répondre

    l HAD c’est la mort de l’ infirmiere liberale !!!!

  7. Grou Le 16 juin 2014 - Répondre

    Avec l’HAD de la valette du var cela se passe très bien il n y a de « vol » de soins c est même eux qui m appelle pour les soins de jour et eux prennent la nuit ce qui nous arrange considérablement 😉
    Peut être que les autres HAD ne fonctionnent pas de la meme façon?

  8. Lapointe Le 16 juin 2014 - Répondre

    C’est de la fumisterie .
    Mais tant que on seras incapable de faire corps de toute notre poids on se feras marcher dessus.

  9. El Masbahi Le 16 juin 2014 - Répondre

    Je les taclerai bien : c’est HAD de merde !!!

  10. Champ Le 16 juin 2014 - Répondre

    Il n y a malheureusement pas suffisamment de solidarité entre les cabinets infirmiers, du coup l HAD qui est une grosse machine finira par écraser les IDEL. Il n y a pas vraiment de « partenariat » avec nous : ils présentent leur structure aux patients com si c était Dysneyland… Toutes nos interventions coordonnées avec l HAD n ont pas permis aux patients d être en confiance : médecin et infirmières de l HAD, médecin traitant et infirmières libérales, sous peu q il y ait des désaccord ds la prise en charge, c le bordel ! Et je ne parle même pas du matériel mis à disposition….!! Bref !

  11. Jatz Le 16 juin 2014 - Répondre

    Ben y a des directives aux seins de tous les services, leur demandant d’organiser TOUTES les sorties avec l had… nouvelle politique de santé… concrètement pourront pas tenir la distance, pas assez nombreux. En plus, comme ils aiment pas finir tard leur journée de travail, alors là je me marre!
    Mais certains cadres de santé font la gueule et de la résistance car les libéraux et prestataires sont 10 fois plus réactifs, avec nous le patient sort dans la journée, alors qu’avec l had faut presque une semaine pour tout organiser… en terme d’économie y a pas photo…

  12. Sadoun Le 16 juin 2014 - Répondre

    C’est de pire en pire!!! Que reste t-il pour les infirmière libérales??????

  13. Fiechter Le 16 juin 2014 - Répondre

    Oui ok avec Tt ceci on nous grignote petit a petit notre taf et on ne dit rien !!!! Tant que les libérales ne seront pas en capacité de s’unir et de se passer des patients ou de se parler un miminun et bien …w voilà ou on en arrive !!!! Prenons nous en main et parlons nous pour ne oas nous faire bouffer !!!! A bon entendeur !!!!

  14. Sauzet Le 16 juin 2014 - Répondre

    Ras le bol des HAD qui nous prennent tous nos patients!!! Et qui ne tiennent pas compte des souhaits des patients qui préfèrent leurs IDEL! C est une honte!!!

  15. Legros Le 16 juin 2014 - Répondre

    L.’had en Martinique.ce sont des voleurs.Maintenant depuis janvier 2014.Ils ont leurs IDE.Donc n.ont plus besoins de nous pour les soins techniques.Je me suis même fait voler une cliente à son domicile.J’arrive l’apres midi pour faire mon soin et la famille me dit qu’elle est déjà baignée par l.had.Ils font des détournements de patientele.De plus les soins qu’on faisaient avant sont payés au bout de 6 mois.Ils trompent les familles en leur proposant monts et merveilles.C’est après que la famille découvre qu.il y a aucune différence avec nos soins.Maintenant ils veulent nous piquer les injections de Fer.Deja, certains médecins d’hopitaux leur donne déjà le Tienam à domicile.

  16. Simpson Le 16 juin 2014 - Répondre

    Les liberales qui critiquent les HAD ne connaissent visiblement pas le fonctionnement d une had!
    Si l had n existait pas les patients ne rentreraient pas au domicile il resterait en hospitalier!!!!et il existe des relais had/liberal!
    Un patient pr un lovenox ne rapporte rien a une Had reflechissez un peu!

  17. Prouvost Le 16 juin 2014 - Répondre

    Et pourquoi ? Les formations d ide sont les mêmes!?

  18. Erouart Le 16 juin 2014 - Répondre

    La guerre entre HAD et libérales est complètement ridicule, tout comme la guère entre libérales…. Et cet article d’ailleurs qui ne fait qu’entretenir cela. Déjà chaque HAD à un mode de fonctionnement qui lui est propre… Elle peut être rattachée à un hôpital ou indépendante (asso Loi 1901), elle peut très bien ne fonctionner qu’avec son propre personnel (IDE et AS) ou en partenariat avec les libéraux ou même exclusivement avec des IDE libérales. Dans certains cas lorsque la prise en soin du patient devient difficile pour x raisons, les libérales sont parfois bien contente de laisser certains actes aux HAD… Une HAD ne « vole » pas de soins aux libérales, l’intérêt c’est celui du patient et de son entourage, non ? Là dans ce cas présent on se trompe de cible il me semble, cette décision dépend du gouvernement….

  19. Arribert Le 16 juin 2014 - Répondre

    L’HAD prend notre place, uniquement pour justifier son existence! À nous de nous unir et nous battre d’ une même voix!

  20. Simpson Le 16 juin 2014 - Répondre

    Et ce qui mfait le plus rire c est celle accepte l had ou qui estime pouvoir assumer seule et qui sont INJOIGNABLE la nuit ou ne se deplacent pas pr un change

  21. Garcia Rothe Le 16 juin 2014 - Répondre

    Ras le bol…..

  22. Lipo Le 16 juin 2014 - Répondre

    Had = hospitalisation à domicile nécessitant une prise en charge hospitalière à domicile.(vac réa Certain antalgique)…. Le truc c’est que ce n’est est pas ce qui se passe sur le terrain… il y a un glissement des tâches ils prennent des patients qui nécessitent des soins infirmiers ils font du soin infirmier à domicile… et des exemple je en ai plein…. et le chantage qui va avec et bien réel. … votre grand père sortira seulement si il est prit en charge par le had. … il y avait une toilette et un pénilex et surveillance de l’état général rien nécessitant une had donc….

  23. Le Bolc'h Le 16 juin 2014 - Répondre

    La collaboration entre had et idel dépend des régions ! Ici pas de collaboration que ce soit avec l’had ou le ssiad d’ailleurs . L’had se déplace pour un lovenox ou une pose d’alim sur sng . Je cherche encore l’économie faite !Et les hôpitaux obligent les patients à prendre l’had ou le ssiad , les patients sont obligés de faire le forcing si ils veulent nous garder ! Par contre pendant les vacances ou sortie sur le we on est bien content de trouver les idels . Bref il y aura toujours les pour et les contre mais il faut voir la réalité sur le terrain !

  24. Verlynde Le 16 juin 2014 - Répondre

    J en pense qu il y en a marre!!!!! Et 1 de moins pour les IDEL!!:((

  25. Capdeville Le 16 juin 2014 - Répondre

    au moins le sujet fait debat !! et s’il ne tenait qu’à nous ce serait : IDEL 1 – HAD 0 !! alors ….à l’abordage !!

  26. Ferracci Le 16 juin 2014 - Répondre

    moi j’ai eu pas mal de patients qui ont refusé catégoriquement les had suite à une hospitalisation: perf d’antibio , alimentation sur pac , pompe à morphine etc …pourtant gros forcing de l’hopital , je ne dirai pas qu’on est mieux que les had mais pour un patient qui a la confiance en son ide il est impensable pour lui de changer , sans compter le nombre d’intervenant ça aussi c’est pas top , quant à dire qu’on se déplace pas la nuit alors là j’hallucine!!!!

  27. Maréchalle Le 16 juin 2014 - Répondre

    Je viens de lire un commentaire qui m’a interpeller de Gautier Erouart. Je peux vous assurez que certaines HAD volent des patients aux Ide libérales puisque ça nous est arrivés… Ils ne tiennent pas compte du libre choix du patients et ne voyent pas un patients mais plutôt un tiroir caisse…

  28. Flahaut Le 16 juin 2014 - Répondre

    Sans compter de ce que ça coûte à la société… Le prix de journée d’une HAD comparé aux soins réalisés par les IDEL mais ça ça ne dérange pas le gouvernement….

  29. Off Le 16 juin 2014 - Répondre

    Euh depuis quand les actes sur prescriptions pour lesquels nous passons un diplome en 3 ans et demi ( j allais oublier le demi …)ferais l objet d une attribution exclusive aux had cela est tout bonnement illegal !!!!!

  30. Giorgione Le 16 juin 2014 - Répondre

    Une fois de plus ,nous sommes virés!!
    Qd je pense qu’il y a 15 ans je préparais des chimio à domicile et les injectais!!!
    Notre profession est responsable de ce qui arrive aujourd’hui!!

  31. Drincqbier Le 16 juin 2014 - Répondre

    Je ne savais pas qu une infirmière de l HAD était plus intelligente et avait un autre diplôme que les infirmiers libéraux ….

  32. Petit Le 16 juin 2014 - Répondre

    J’en pense que c’est bien. Ces injections demandent une logistique et surtout une surveillance hospitalière. L’HAD sert à ça. Pour une fois qu’on lui donne à faire un soin qui rentre dans ses missions. J’approuve. Il va juste falloir prévenir les médecins généralistes pour qu’ils n’en prescrivent plus en ville.

  33. le Cam Le 16 juin 2014 - Répondre

    ah?ben je ne le savais pas!!!!!!!!!j’en ai fait une en février,prescrite par un ch!!!!et puis,l’HAD c’est bien,mais nous(dans notre région),ils nous appellent n’importe quand,même lorsqu’on n’est pas de service!!!!!!!!!et c’est une obligation de se déplacer faire les soins,quelque soit l’heure!!!!!!ils nous appellent sur nos tel perso!!!!quant au matériel et renouvellement de celui-ci,il y a de quoi dire!!!!!!!!!!

  34. Brocail Le 16 juin 2014 - Répondre

    Il ne faud pas oublier qu’il y a un partenariat entre idel et had ils travail tout 2en collaboration
    Si le patien doit avoir un traitement hospitalier et qu’il peut l’avoir qu’avec l’had ils peut toujours garder son infirmière libéral pour les soins qu’ils doit avoir dont  » les injection hospitalière « 

  35. Delangle Le 16 juin 2014 - Répondre

    Je rêve!!!!

  36. Henri Le 16 juin 2014 - Répondre

    On en pense que les HAD nous e******* de plus en plus et qu’ils nous lèvent du boulot ! C’est honteux

  37. Di Giamberardino Le 16 juin 2014 - Répondre

    Ca fait un moment qu ils prennent le boulot

  38. Sadoun Le 16 juin 2014 - Répondre

    Moi suis ide puéricultrice de hospitalière et les Tt de fer venofer IVL se font sous couvert ´d’1 Med présent au sein du chu et souvent de jour et la durée est d’1h protocole. D’où peut être la préférence HAD ce n’est pas 1 histoire de compétence !!!

  39. Hill Le 16 juin 2014 - Répondre

    La question de la sécurité n’est pas réglée !! Que se soit IDE HAD ou IDE libérale en collaboration avec HAD qui fait l’injection où est le médecin (qui doit être à proximité) ? A domicile où y a t’il le matériel de réa à proximité comme le spécifie le nouveau protocole ? Donc plus d’injection de fer du tout à domicile….

  40. Hill Le 16 juin 2014 - Répondre

    Perso je n’ai jamais été OBLIGÉ de faire un soin sur demande de l’HAD !!! On accepte le soin ou ils appellent un autre cabinet… ils n’ont pas mon num Perso (je vois pas comment ils peuvent l’avoir si on leur donne pas !!) et n’appellent jamais à n’importe qu’elle heure (ils ont des horaires de travail normaux hormis les horaires d’astreintes) –

  41. Avis Le 16 juin 2014 - Répondre

    Vers la fin du liberal…?

  42. Wolff Le 16 juin 2014 - Répondre

    Ancien infirmier liberal, Je suis maintenant coordinateur pour une HAD, et je peux vous dire qu’il y a des idel tres bien formées, mais aussi un certain nombre qui ont des difficultés à prendre en charge des patients nécessitant des soins complexe et c’est normale, combien suivez vous de patients sous vac ou pico, un ou deux maxi? Combien avez vous de patiens porteurs de pca, pareil? Combien avez vous de patient en nut parentérale par pompe? Porteur de pompe cardiaque? Combien injectez vous de chimio par jour? Etes vous prêt à vous deplacer 24h/24 au moindre appel? Combien d’enfants avez vous permis de mourir dans sa chambre au milieux de sa famille la tete de son chien sur l’oreiller? Combien d’entrevous savent ce qu’est un kt intratecal? Une infirmière en had voit en moyenne 6 à 8 patients fortement médicalisé par jour, posez vous la question: pourriez vous vous permettre de vivre en ne voyant que si peu de patient par jour?
    Dans ma fonction, je suis amené à travailler avec bcp d’idel (oui, nous faisons appel aussi à des idel) mais un certain nombre d’entre elles ne veulent pas se deplacer la nuit, et dans ma region, le maillage idel n’est pas tres dense, alors dans ce cas, si nous (had) n’étions pas là, le patient resterait hospitalisé.

    Parlons financier maintenant, pas de décote des soins en had.

    Alors voilà, avant de critiquer et raconter n’importe quoi, essayez maîtriser un minimum le sujet…

  43. Jouglet Le 17 juin 2014 - Répondre

    perso j’en ai jamais eu mais le problème c’est que de plus en plus les HAD deviennent nos concurrents et plus nos « associe » faudrait pensé a montre un peu de solidarité entre idel

  44. Maréchalle Le 17 juin 2014 - Répondre

    Posez vous la question de pourquoi les idel ne prennent pas en charge ces patients.. on a le même diplôme que les ide Had et on a surtout l’expérience. .. quand je vois des jeunes diplômés venir m’apprendre mon boulot j’ai envie de rire… surtout quand une vactherapie est poser en propre et non en stérile. .. sur un patient diabétique…. alors c’est bien beau de parler de soins technique mais commencer par bien former vos jeunes DE à faire les soins de bases correctement avant de partir dans des soins très technique. Après certaines idel préfèrent les soins simple peut être par manque de temps de formation aussi… faut pas mettre tout le monde dans le même panier mais en tout cas mes collègues et moi sommes en guerre contre le HAD!

  45. Sam Le 17 juin 2014 - Répondre

    Pour ma part,je connaît tout ces soins et je serai prêt à les pratiquer. De plus j’ai une vision de mon travail,humain,qui ne me freine pas à me relever la nuit pour aller dépanner une PCA…mais il y a en effet une tel concurrence avec la HAD que nous ne sommes même plus contacter pour ces soins mais pour des soins très peux techniques et peux côtés.

  46. Cordiez-federbe Le 17 juin 2014 - Répondre

    c’est honteux ca commence a bien faire l’had et encore si c’était bien ……..

  47. Blondé Le 17 juin 2014 - Répondre

    Les HAD feraient bien de prendre en charge correctement leurs patients (qui sont généralement les autres soit dit en passant !) avant de piquer les actes des autres !

  48. Pidoux Le 17 juin 2014 - Répondre

    Chez nous les HAD fonctionnent de 8h à 18h après on tel aux IDEL pr savoir si il y a possibilité de prendre en charge les patients de 19h à8h!!!!! Et faut être joignable et dispo donc ns on prend pas les HAD dommage pr les patients….

  49. Georges Le 17 juin 2014 - Répondre

    Julie berlingo Simpson tu as tout faux car dans la situation de l had très souvent par exemple l had va négocier un partenariat pour mieux voler ce qu il y a prendre financièrement et donc la lovenox est souvent laissée à l infirmière sous condition par exemple des pansements faits uniquement par l had… très souvent sur un retour d hospitalisation pour éviter le flash on me laisse les petits actes uniquement … et je ne vois pas dans quelle logique de soins l had peut justifier l obtention des actes plus techniques si ce n est pour avantage d argent. d autant plus que la convention de la sécu ne nous paye pas pour plusieurs actes à la fois or l had se prend dans ces cas un « package  » de forfait de base en soins qui est bien plus lourd pour la sécu que nos accords conventionnés. il existe bel et bien un désir de suppression des ide libérales, une mort programmée si on ne se défend pas, et ce n est pas cet ordre infirmier qui nous défendra puisqu il ne sait ponctionner que les ide leberales et ne faut que leur mettre des bâtons dans les roues. blanc bonnet bonnet blanc. et après on pointe du nez l ide libérale du trou de la sécu… une politique de vol là où il se peut au sacrifice volontaire pour la privatisation des soins

  50. Did Le 17 juin 2014 - Répondre

    Il ne devrait pas y avoir de polémique car à la base, cela fait parti de notre cœur de métier maintenant il y a aussi le savoir être et le savoir faire et lá le débat est loin d’être gagné …

  51. Pétra Le 17 juin 2014 - Répondre

    De mieux en mieux !!! Pour avoir travailler en HAD (en intérim), j’ai été effarée de voir ce qui s’y passait : bon nombre des patients pris en charge, si ce n’est la totalité, aurait pu être intégré sur une tournée de soins libérale… Aussi, on m’a rétorqué que c’était à cause de l’éloignement géographique ( en plein centre ville ????), que les soins étaient trop lourd (surveillance d’un VAC !!!), qu’il y avait une toilette (et les SSIAD, c’est pour les chiens ???). Et quand, je vois le prix de journée de l’HAD, et ce que nous sommes payés pour faire la même prestation (et le plus souvent avec beaucoup plus de temps, d’envie, de QUALITE !!!), je ne suis pas étonnée du déficit de la Sécu… ;(

  52. Sonia Le 17 juin 2014 - Répondre

    Personnellement je suis Idel depuis 3 ans et je n’ai pas vraiment de soucis avec l had. Je pense que leur rôle est complémentaire du notre. Je suis bien contente quand l’had gère le matériel du pac et des injections de mon patient en fin de vie, parce que j’ai bien mieux à faire que de gérer ça. Je préfère m’occuper de mon patient en toute sérénité. D’autre part je ne maîtrise pas tous les actes techniques fautes de pouvoir les pratiquer régulièrement toutefois je pense que je ne suis pas assez demeurée pour me lancer la dedans sans faire des recherches sur la technique et les règles d’hygiène. Toute les idel ne sont pas comme ça mais personnellement je suis prête à me former pour un patient s’il est en confiance et rassuré par ma présence qu’il connait depuis longtemps. Chacun à sa place et il n’y aura pas de conflits, mais pitié, laisser nous accompagner dans une relation de confiance NOS patients lorsque cela est possible.

  53. Copin Le 17 juin 2014 - Répondre

    Je suis dans la Drome.
    Crest plus exactement.
    Depuis 2004 existe l’HAD.
    J’étais moi même infirmier dans cette structure jusqu’en 2008, puis je me suis installé en Lib.
    Malheureusement toutes les HAD ne se ressemblent pas.
    Celle ci a pris parti de ne faire intervenir que les inf. Lib du secteur et gère les urgences les nuits et toute la logistique, il y a même une équipe d’aide soignante pour les nursings.
    C’est un moyen pour nous de faire au quotidien notre métier d’inf.
    Bien sur tout n’est pas tout rose tous les jours…

    C’est plutôt valorisant au quotidien.
    Et le point central reste le patient et son entourage.
    Structure gérée par un patron femme….
    Ceci explique sûrement cela.

  54. Copin Le 17 juin 2014 - Répondre

    Pour répondre au questionnement financier que certains sous entend….
    Il y a une législation pour gérer les HAD qui ne peuvent prendre que certains patients ….
    Ils doivent rentrer dans une quarantaine de critères ou ne peuvent pas être pris en charge en HAD.

  55. De Babath Le 17 juin 2014 - Répondre

    sur la seyne les structures Had font appel aux idel donc on travaille en equipe …l’had prend en charge les soins de nursing et les idel les soins tech ….. ce qui me fait halluciner c’est les facturations l’had nous fait coter tous les soins souvent meme gonflée les cotations et tout à taux plein !!!

  56. Georges Le 17 juin 2014 - Répondre

    L had c est un service créée et développé pour que les hôpitaux soient accrédités
    Sans accréditation un hôpital devient local , il est déclassé …
    Donc on pousse au développement de ces had
    On nous pique nos soins aux patients qu on connaît très bien …

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