Parfois les médecins mentent, et vous les infirmiers ?

Parfois les médecins mentent, et vous les infirmiers ?

Les résultats d’un récent sondage effectué par Médiascape mettent en évidence que 43 % des praticiens ne diraient pas toute la vérité sur leur état de santé à leur patient. Pourtant la loi de Santé 2015 souhaite une transparence complète du dossier médical, ce qui peut sembler difficile au vu des pratiques actuelles. Mais pour autant la vérité est-elle toujours souhaitable ? Et vous les IDELs, quel rôle jouez-vous dans l’annonce d’une pathologie ou d’un pronostic vital ?

Les obligations légales de l’IDEL en matière de communication sur l’état de santé de leur patient

Chaque patient réagira différemment face à l’annonce d’une maladie grave ou d’un pronostic fatal. Parfois la vérité sur cet état sera salutaire dans d’autres cas elle pourra être destructrice, ne laissant aucun espoir au patient. Chaque professionnel de santé a des responsabilités face à ces annonces. Dans certains cas, par manque de temps ou de disponibilité, cet acte premier de communication entre soignant et soigné revient à l’infirmier libéral ou l’IDE.

Quels sont les devoirs et responsabilités de l’infirmier ?

Conformément à l’article L. 1110-4 du code de la santé publique, « en cas de diagnostic ou de pronostic grave, l’infirmier peut être chargé par le médecin, de délivrer à la famille, les proches de la personne malade ou la personne de confiance définie à l’article L. 1111 -6, les informations  nécessaires  destinées  à  leur  permettre  d’apporter  un  soutien  direct  à  la  personne malade ». Toutefois l’infirmier n’est pas tenu d’informer ces mêmes personnes s’il s’agit d’un pronostic vital.

En réalité les obligations destinées à l’infirmier par le code de la santé publique sont plutôt nuancées et de ce fait relativement « libres » à l’interprétation de chacun :

« Conformément à l’article L. 1111-2, toute personne a le droit d’être informée sur son état de santé. L’infirmier  met  en  œuvre  ce  droit  dans  le  respect  de  ses  compétences professionnelles. Cette information est relative aux soins, moyens et techniques mis en œuvre, à propos desquels l’infirmier donne tous les conseils utiles. Elle incombe à l’infirmier dans le cadre de ses  compétences telles  que  déterminées  aux articles  L.  4311 -1 et  R.  4311-1  et  suivants. Dans le cas où une demande d’information dépasse son champ de compétences, l’infirmier doit  inviter  le  patient  à  solliciter  l’information  auprès  du  professionnel  légalement  ou réglementairement compétent ».

Savez-vous dire « non » à un malade qui vous demande si il va vivre ou mourir ?

Donc à en suivre les cadres légaux, absolument rien n’oblige l’infirmier IDE ou IDEL à avoir à annoncer des pathologies, des maladies ou des erreurs médicales en ce qui concerne son patient. Toutefois, entre la réglementation et la réalité du terrain, les visions et les obligations ne sont plus les mêmes. Savez-vous dire non à un malade qui souhaite savoir s’il va vivre ou mourir ? Savez-vous dire non à la femme ou le mari d’un patient qui vous implore de connaître enfin la vérité ? Où commence et où s’arrête le rôle du soignant et celui du conseiller ? Comment peut-on établir une relation de confiance entre patient et soignant si elle est établie sur un mensonge ou un non-dit ? Enfin toutes les vérités sont-elles bonnes à dire ?

La moitié des médecins déclarent qu’il faut minimiser les risques des interventions pour les faire accepter aux patients.

En effet bien que légalement cela soit au médecin de diffuser l’information médicale « le malade s’adresse souvent aux infirmier(e)s, les percevant comme moins distant(e)s,  étant  donné  le  temps  qu’ils  (elles)  passent  avec  les  malades ». Et parfois aussi les médecins cachent des vérités…

Les médecins généralistes cacheraient certaines vérités alors que la nouvelle loi de Santé veut la transparence du dossier médical…

Selon le sondage Médiascape établi auprès de différents spécialistes et généralistes dans plusieurs pays (21.500 médecins praticiens, opérant dans 49 pays) « Près de la moitié des médecins français (43%) estime qu’il faut savoir relativiser les risques associés à un traitement ou à une intervention pour obtenir l’adhésion d’un patient ». Peut-on trouver cela choquant ? Cela se discute.

Tout d’abord les médecins français n’ont pas toujours l’obligation légale, actuellement, de donner toutes les informations dont il dispose à son patient. Le Code de Déontologie médicale, dans son article 35 stipule que :  « Le  médecin  doit  à  la  personne  qu’il  examine,   qu’il  soigne  ou  qu’il  conseille,  une information  loyale,  claire  et  appropriée  sur  son  état,  les  investigations  et  les  soins  qu’il propose. Toutefois, dans l’intérêt du malade et pour des raisons légitimes que  le  praticien  apprécie  en  conscience,  un  malade peut  être  tenu  dans  l’ignorance  d’un diagnostic ou d’un pronostic grave ».

En effet comme le souligne la psychiatre et psychanalyste Anne-Marie Merle-Béral au Parisien, le médecin ne veut pas devenir «le messager du désespoir». En effet les réponses des médecins français au questionnaire Médiascape sont argumentées par le fait que 21 % d’entre eux préfèrent agir en fonction du patient et que dans les réponses fournies « ceux-ci indiquent que leur attitude dépend du traitement, « du risque, et du rapport bénéfice/risque », mais aussi « de la psychologie du patient », « de sa capacité à comprendre » ou « à donner son consentement ».

Pourtant on entend encore beaucoup de patients se plaindre de ces secrets médicaux et la Justice rendre des verdicts sur ce droit à l’information essentielle et inaliénable.

« Le fondement de cette obligation d’informer le patient réside d’une part dans la nécessité de mettre ce dernier en situation d’exercer de façon raisonnée son droit à disposer de lui-même, d’autre part d’équilibrer une relation médecin-malade par nature inégalitaire » DAUBECH (Lin) – Le malade à l’hôpital – p.207.

Ainsi la loi de santé 2015, estimant que le patient doit avoir accès à son dossier médical dans sa totalité,  a été votée à l’Assemblée nationale le 14 avril 2015 mais reste en attente de son passage au Sénat. Elle propose d’ « Ouvrir l’accès aux données de santé, notamment celles issues des feuilles de soins, pour développer de nouveaux services, mais aussi faciliter la recherche et l’innovation, dans le respect de la vie privée ». Afin de mettre le patient au cœur de son parcours de soin, de le responsabiliser face à la maladie et lui laisser de choix de vouloir connaitre toutes les informations le concernant.

Le débat sans fin continue entre transparence et éthique, protection du patient et protection du secret médical…

Et vous, infirmières et infirmiers libéraux, avez-vous déjà rencontré une situation dans laquelle vous deviez annoncer une maladie ou pronostic vital à un patient ou sa famille ? Avez-vous été formés à ce type de communication très particulière ? Êtes-vous pour la transparence des données médicales ou pour la protection de certains secrets médicaux pouvant nuire à la sensibilité psychologique du patient et donc à son état ?

By |2018-04-12T15:32:51+00:0024 avril 2015|Actualité Albus|86 Comments

86 Comments

  1. Ray Samphor Le 24 avril 2015 - Répondre

    …..c est le medecin ment on ai obliger de suivre ou dire les chose autrement !!

  2. Lise Robin-Ray Le 24 avril 2015 - Répondre

    Je pense qu’il faut amener les gens à se poser les bonnes questions. Quand le médecin ment c’est qu’il a ses raisons. Il faut faire attention à ne pas mettre les pieds dans le plat. Tout le monde ne supporte de tout savoir. Parfois on croit que les patients sont prêts à entendre et en fait on se rend vite compte que non. Alors c’est du cas par cas…

    • Valérie Camus Le 25 avril 2015 - Répondre

      Les médecins mentent par lâcheté svt , bcp se cachent derrière du vocabulaire incompréhensible et tt ça génère encore plus de stress pour le patient , je suis pour dire les choses comme elles sont avec un vocabulaire adapté mais stt pas mentir , l incompétence des médecins à communiquer ( pas tous bien sur ) ne font qu engendrer des situations inconfortables pour le patient et nous les soignants parcs qu ils se retournent vers nous pour avoir des explications et nous ne sommes pas sensés annonces des diagnostics et pronostics

    • Tine Chris Le 25 avril 2015 - Répondre

      Par expérience , je peux dire que le cas par cas est adapté .. Tous les patients ne sont pas prêts à entendre la vérité sur leur etat de sante ..certains vont même garder un infime espoir du « quand j’irai mieux …. » Ca les aide à aborder plus sereinement leurs derniers moments..
      Nous devons les accompagner .. C’est parfois dur , souvent quant on connaît le patient depuis longtemps .. Ou de part son jeune âge , son contexte de vie etc.. Mais c’est ainsi ..

    • Lise Robin-Ray Le 25 avril 2015 - Répondre

      Merci Tine. Je n’ai jamais dit qu’il fallait mentir aux patients. Je dis juste qu’il faut être prudent dans ses propos. Au cabinet nous faisons tout pour amener les patients à se poser les bonnes questions. Ça n’a jamais voulu dire mentir. Dire les choses qd ce n’est pas notre rôle peut être un jeu dangereux. Plonger un patient dans le désespoir ou la dépression ne va pas l’aider à aller mieux. Et si je ne comprends pas le silence du médecin alors je décroche mon téléphone et je lui demande pourquoi. Dire que les médecins mentent par lâcheté est sacrément gonflé je trouve. Je ne sais pas avec qui vous travailler mais la confiance et le respect mutuel me semble être la base de notre métier. Vous vous sentez certainement investie d’un rôle mais prenez garde à ce que cette démagogie ne vous joue pas des tours. Nous préférons accompagner les patients plutôt que de jouer au médecin que nous ne sommes pas. Bon courage à toutes et tous dans l’accompagnement des patients qui est un excercice difficile il faut bien l’admettre sans honte.

    • Estelle Guyot Le 27 avril 2015 - Répondre

      Ce n’est pas au médecin de savoir ce que le patient ou sa famille peuvent entendre ! Je suis maman d’un enfant handicapé et on ne nous dit pas tout ou en jargon médical sans traduction !!! Nous méritons de savoir et nous sommes assez grands pour mesurer ce dont nous sommes capables !

  3. Steffy Dierstein Le 24 avril 2015 - Répondre

    Mentir au patient peut lui donner de faux espoirs. Un patient qui n est pas prêt à entendre la vérité mettra en place des mécanismes de défenses il niera peut être la vérité mais au moins le médecin lui aura dit ce qu il en ai. Je suis contre le mensonge qu importe le cas. Le tout est de savoir comment dire les choses

  4. Bel Sab Le 24 avril 2015 - Répondre

    Mon sujet de MFE!!

  5. Ester Gutierrez Le 24 avril 2015 - Répondre

    Nous leur devons la vérité sur leur état de santé…qui sommes nous, nous soignants (médecins, IDE, kiné, AS….) pour décider de ce que le patient doit savoir ou non..?
    Les patients, et surtout, les patients en fin de vie ont le droit de savoir que l’échéance approche…rien que pour faire leur adieux aux proches

    • Alix Martine Le 25 avril 2015 - Répondre

      Entièrement d accord

    • Delphine Francou Le 25 avril 2015 - Répondre

      de toute manière, en plus ils sont pas débile, ils savent bien la plupart du temps ou ils en sont!! je pense que cela ne sert à rien de cacher la vérité!

    • Ester Gutierrez Le 25 avril 2015 - Répondre

      Je leurs dis tjr que je ne suis pas là pr leurs mentir…la relation soignant-soigné et qui plus est en palliatif doit être basée sur la confiance!
      Ils savent même le contenu de chaque mot que je fais aux spécialistes…c’est la moindre des choses que nous devons aux personnes qui luttent chaque jour…être honnête et les considérer comme des être humains à part entière…ce qu’ils sont!
      J’aimerais que les soignants qui s’occuperont peut-être de moi plus tard, maintiennent ma dignité jusqu’à mon dernier souffle…l’honnêteté en fait partie!

    • Catherine Beaumont Le 25 avril 2015 - Répondre

      Je suis d accord avec le principe..mais parfois même si les patients pressentent , j ai souvent eu l’impression Qu ils ne voulaient pas entendre la vérité ..un non dit, mais sans mensonge..l avis du conjoint qui s investit est aussi a respecter.chaque cas est différent , chaque histoire a respecter..le fil du rasoir..on se doit d être au plus clair mais en respectant aussi l histoire de chacun et la force de faire face..il dise juste essayer de s adapter ..chaque cas est différent, chaque histoires est différente..pour moi c est au cas par cas..pas de solution toute faite..juste une histoire a finir de construire en fonction de chaque aventure de soin et d accompagnement..nous venons de vivre le départ d un patient après 2ans de soins , passage 3/ jour ..cancer larynx a qui le cancérologue avait laisse tous les espoirs..sa femme voulait
      Le préserver et le soigner dans l espoir , jusqu au bout ..on s est adaptées et avons redpecté..il s est éteint doucement en qqes heures a domicile dans les bras de sa femme qui l a câliné et rassuré jusqu au dernier souffle..nous n avons aucun droit sur cela..juste respecter l histoire de chacun ..

    • Estelle Guyot Le 27 avril 2015 - Répondre

      Cet espoir je l’ai connu jusqu’au bout avec ma marraine. Lorsq’elle s’est éteinte ça a été encore plus traumatisant !!!

  6. Mélanie Favero Le 24 avril 2015 - Répondre

    Oh non, ce n’est pas le rôle de l’infirmière xD. Dans mon cas, les infirmières ne savaient même pas répondre à nos questions sur la maladie de ma gd-mère. Oui, il faut l’annoncer au patient et à la famille assez rapidement et pas attendre la dernière journée de vie mais par le médecin et avec les formes !

  7. Isabelle Carayon Le 24 avril 2015 - Répondre

    Apprendre à répondre aux questions avec tact et respect, ne pas être obnubilé par une notion théorique de vérité que l’on soit medecin, infirmier ou autre professionnel de sante et Savoir dire je ne sais pas…

    • Catherine Arnal Le 24 avril 2015 - Répondre

      Si je le pouvais j’afficherai votre commentaire sur mon lieu de travail.

    • Isabelle Carayon Le 24 avril 2015 - Répondre

      Vous pouvez le faire… Il faut que les choses changent. Et ce n’est pas un problème de lois, les lois elles existent mais on (medecin, infirmier, …) s’assoie dessus bien trop souvent. Ce sont aux professionnels de changer et pas aux législateurs de nous inonder de textes

  8. Stéphane Rodriguez Le 24 avril 2015 - Répondre

    Les médecins mentent seulement parce qu’ils ne sont pas foutus de gérer la bombe émotionnelle qu’ils ont l’obligation morale de lâcher. Le patient a le DROIT d’être au courant. Un bon médecin dirait « j’ai eu les résultats, êtes-vous prêt à les entendre ». C’est au patient de décider, pas à nous.

    Qu’il soit capable d’encaisser ou non, objectivement personne ne peut savoir.

    • Isabelle Carayon Le 24 avril 2015 - Répondre

      Plutôt « j’ai eu vos resultats, voulez vous que nous en parlions? Car dans la formulation proposée il y a déjà une connotation négative »

    • Stéphane Rodriguez Le 24 avril 2015 - Répondre

      Oui tout à fait Isabelle Carayon !

    • Laurent Dragon Le 26 avril 2015 - Répondre

      Je pense qu au delà de la mauvaise nouvelle ce qui devrait être indissociable Cest le projet :
      – vous avez un cancer, mais on va faire ça, ça, ça etc
      Permettre à l’espoir et la vie de pouvoir survivre, se créer, même en milieu hostile/difficile

  9. Lélene A'd Le 24 avril 2015 - Répondre

    C est au médecin de le faire car quid de la responsabilité en cas d erreur ?

  10. Coucou Ide Le 24 avril 2015 - Répondre

    C’est au medecin de dire la vérité pas a nous les infirmières
    Mais nous on doit etre honnête vis a vis deux

  11. Sandrine Champ Le 24 avril 2015 - Répondre

    Par expérience, je sais q il vaut mieux une triste vérité q un joli mensonge : le patient donne parfois le change pour la famille, mais il SAIT. C est terrible de voir un patient partir sans q il puisse prendre certaines dispositions q il aurait souhaité, sans dire au revoir à ses proches et inversement. Les « non-dits » n allègent en rien la situation : » la vérité n est pas un droit des patients, c est un devoir des soignants (bien sûr avec la hiérarchie qui s impose…). Les patients sont libres de l entendre ou pas.. Ça fait partie de l accompagnement.. »
    (Médecin des soins palliatifs de l Institut Paoli-Calmettes à Marseille lors de mon mémoire à ce sujet)

    • Ne pas dire la vérité ne veut pas dire mentir… Mais juste ne rien dire… Si le malade veut savoir, il posera la question… Si il ne pose pas de question, on ne dit rien. Si il pose la question , il faut dire la vérité… Je pense…

    • Ray Samphor Le 25 avril 2015 - Répondre

      svt les patients le savent eux meme mais veulent pas l admettrent é esperent le mieux pr eux meme au fond donc pourkoi leur gacher leur souhait et envie d aller mieux a mon humble avis il tjr leur laisser une lueur d espoir ………..

    • Tout à fait d’accord Laure-Hélène. Tout dépend de l’âge du patient aussi… l’annonce n’est pas la même pr un ado, un jeune adulte ou une personne âgée. Si le patient veut entendre les mots il posera la question, mais au fond de lui il sait…

    • Agnès Lambinet Le 27 avril 2015 - Répondre

      Perso je préfère entendre la vérité, même si c est difficile sur le coup, cela permet de mieux gérer l après.

    • Estelle Guyot Le 27 avril 2015 - Répondre

      Ne pas dire la vérité n’est-il pas mentir par omission ???
      La vérité n’a jamais été dite à ma marraine avant son décès. Ce n’est pas humain ! Elle était en droit de savoir.

  12. Audrey Coupé Le 24 avril 2015 - Répondre

    Bien sur qu’il faut dire la vérité.

  13. So Phie Le 24 avril 2015 - Répondre

    Je pense qu’il faut raisonner au cas par cas. Il y a des vérités à dire qui sont néfastes pour les patients qui peuvent les entraîner dans la dépression le laisser aller et partir prématurément et d’autres au contraire qui auront envie de mener un dernier combat contre la mort. Quoi qu’il en soit le bien être du patient reste primordial et il est du devoir des soignants d’être cohérent et de former une unité auprès de celui ci.

  14. Laure Hrouch Le 24 avril 2015 - Répondre

    C’est de la responsabilité du médecin. Après , le patient n’est pas bête et il y a mille et une manière de le faire avec douceur . Question de tact et connaissance des techniques de communication . N’oublions pas que 80% de la communication reste non verbale …

  15. Flo Brun Le 24 avril 2015 - Répondre

    Répondre aux questions posées avec sincérité en empathie oui asséner des « vérités » sous prétexte qu’il faut tout dire non …. Il y a un moment opportun pour tout et par expérience certains patients ne sont pas prêts à entendre certaines « réponses » à des questions qu’ils ne verbalisent pas. On n’est pas obligé d’assommer certains patients avec des choses qu’ils ne veulent pas entendre sous prétexte d’une obligation de vérité

  16. Il faut arrêter de prendre les patients pour des imbéciles ! Quand une personne pose une question concernant l’issue de sa maladie, c,est qu’elle sait mieux que quiconque ce qui se passe dans son corps….

  17. A l école… On apprends la chose suivante: si un patient pose une question précise, on doit lui répondre précisément. Si il pose une question vague, il faut lui donner une réponse vague. Si il ne pose pas de question, il ne faut rien dire… Imposer la vérité à quelqu un qui ne veut pas savoir, ça n est pas lui rendre service. Je crois que cette règle est bonne…. D ailleurs je me suis retrouvée confrontée à ce triste dilemme personnellement, et d avoir suivi cette règle m a bien aidé…

    • Jeanne Boyer Le 26 avril 2015 - Répondre

      Je suis entièrement d’accord avec toi, c’est la façon de faire la plus adaptée car elle tient compte de l’état psychologique du patient et de ce qu’il est capable d’entendre au moment ou il pose la question!

  18. Vm Sofy Le 24 avril 2015 - Répondre

    Apres que les patients ne disent pas a la vérité à leur proche surtout aux enfants pour les protéger c’est pire que tout car ca crée des drames!! C’est pas toujours bien de trop protéger, il vaut mieux savoir car ça permet de passer et profiter des derniers moments avec eux et ça permet aussi de se préparer meme si c’est trop dur mais c’est moins dur quand on cache la vérité et que les personnes l’apprennent d’un seul coup comme un couperet qui tombe!!! Les patients ont aussi besoin de savoir mais y a une manière pour leur parler et les préparer aux résultats!!

  19. Armelle Devulder Le 24 avril 2015 - Répondre

    Tout est une condition du patient. Continuer l’acharnement thérapeutique pour leur donner espoir, ça : NON

  20. Françoise Croydon Le 25 avril 2015 - Répondre

    NON!

  21. Alix Martine Le 25 avril 2015 - Répondre

    Non il faut que le médecin dise la vérité aux patients.. les gens ne sont pas débiles…les infirmiers sont la pour prendre la suite.. et surtout ne pas mentir aux patients.. C est un devoir un respect de dire la vérité

  22. Tony Druard Le 25 avril 2015 - Répondre

    Je vais mourrir????
    Noooon…ca va aller….

    Voyons…un peu de bon sens…

  23. Orim Tourim Le 25 avril 2015 - Répondre

    Tout dépend! Sujet ou l on pourrai écrire des pages. S il y a dénis surtout pas.

  24. Phiphi Pire Le 25 avril 2015 - Répondre

    je pense que tu finis par connaître parfaitement ton malade, et, tu sais donc s’il est capable d’accepter une mauvaise nouvelle !!!!!!!!!!!

  25. Isabelle Lépiller Le 25 avril 2015 - Répondre

    Je pense qu’il vaut mieux dire la vérité au patient de toute façon le patient le sent le sait intérieurement! J’ai eu l’exemple il ya 1 an et demi avec mon père qui a lui même demande au médecin combien de jours il lui restait à vivre et cela le lundi il est parti le jeudi soir suivant ils nous a dit au revoir vers 19 heures il est mort à 23 heures paisiblement

  26. Cali Mero Le 25 avril 2015 - Répondre

    Avec mon vécu sur le terrain en HAD en tant qu’AS je trouve que la verite doit être dites mais il est vrai qu’en la sachant certaines personnes lâchent prise et n’ont plus envie de se battre alors quoi faire surtout qu’à domicile on est seule au chevet des malades qui en profite pour nous questionner !!! Alors moi je ne dit rien évidemment je laisse le soin aux DR et IDE de les informer

  27. Carine Dorbessan Le 25 avril 2015 - Répondre

    Il faut leur dire la verite

  28. Celine Bonnaire Le 25 avril 2015 - Répondre

    en 8 ans de pneumologie ou 90% des patients sont atteints de cancer, j’ai pu voir de nombreuses situations. En tant qu’infirmiere, il est difficile de travailler en toute sincerite avec le patient quand lui ne sait pas la verite. Il a besoin d’une realtion de confiance dans lequel on a l’impression de le trahir car lui ne connait pas la verite. Et puis, j’ai remarquer que la majorite des patients sentent quand le diagnostic n’est pas bon, ils attendent juste qu’on leur dise de vive voix. trop souvent nous critiquons les medecins mais il ne faut pas oublier qu’eux aussi sont des etres humains et il peut etre difficile pour eux d’annoncer de mauvaises nouvelles. je pense qu’il ne faut jamais oublier que dans notre metier on est jamais seul. on travail en equipe pluridisciplinaire. si le medecin rencontre des difficultes d’annonce dd diagnostic, c’est aussi notre role d’en discuter avec lui et de trouver des solutions adaptes a chaque situations.

  29. Christiane Mahé Le 25 avril 2015 - Répondre

    Pour moi, je pense qu’il faut dire la vérité au patient. Cela pourra certainement l’abattre au début mais lui donne une chance de combattre au mieux la maladie. En tout cas en ce qui me concerne, je préfèrerais savoir la vérité que le mensonge.

  30. personnellement je préférais le savoir.sinon je risque de ne pas me soigner.mais pour annoncer la mauvaise nouvelle il faut que se soit le médecin et l infirmière.ensemble.merci aux infirmières et infirmiers milieu hospitalier ou libérale d être la avec nous les patients

  31. Phanie Off Le 25 avril 2015 - Répondre

    J ai bosse dans un service ou on avais enormement de deces medecine avec lits d onco 9 on etais appele le bureau de saint pierre pour les autres services ! Quand un patient meme en utilisant pas des termes precis  » je suis fatigué  » et qu on lui repond c est normal vous subissez un traitement lourd ils nous repondaient souvent non ce n est pas ça vous ne comprenez pas !
    Il tend la perche pour savoir la plupart du temps s il lache ou pas ses espoirs !
    Je ne crois pas qu esquiver la verite rende service a qui que ce soie , je ne crois pas non plus que c est aux autres de discerner si le patient est en mesure d entendre ou pas !
    Souvent je le suis assise au chevet de certains ou discuté pendant les soins et quand on en arrive au point determinant ils le verbalisent eux meme pas en disant je vais mourir mais quand on ecoute bien c est ce qu ils disent et quand s arrivent a le dire et qu on leur dis oui peut etre je ne sais pas le medecin vous en as parle ?
    Non et moi non plus ! De la pudeur des angoisses voila ce qu ils ressort alors quand ils en arrivent la ! Tres souvent ils demandent comment ça se passe qu est ce qu on ressent physiquement a quoi je vais ressembler ? Comment les membres de ma famille vont me voir a toutes ses questions la nous devons faire face et repondre le plus objectivement possible tout en assurrant notre disponibilite a ces moments la ! J ai meme vu un dement appeler au secours pendant ses dernieres heures parce qu il se noyais croyez vous qu ils ne se rendait pas compte meme s il
    N etais pas capable d entendre ? Sincerement quand l heure est la ils le savent et nous aussi arretons de nous mentir aussi on as un debut et une fin autant le debut est une joie autant la fin est une source de deni d echecs alors n est il pas possible de l accepter j ai vu des soignants refuser la mort comme si c etais un echec ! Ce n est pas un echec c est la fin d une vie autant que possible essayons d entourer cette fin avec le plus d humilite et de dignite possible qui dis dignite dis ne pas mentir et ne pas se cacher derriere un autre praticien pour eluder les questions que l on vous posent ! C est indigne pour le patient et pour nous memes

  32. il y a toutes sortes de façons de d’exprimer la vérité; mais au final n’est ce pas le patient qui détient sa propre vérité au plus profond de lui? l’aider à faire le chemin vers sa vérité, c’ est peut etre lui permettre de partir plus sereinement……

  33. SILVERII Le 25 avril 2015 - Répondre

    En premier lieu , le plus apte à annoncer une maladie et son pronostic vital est celui ( ou plutôt l’équipe) qui a posé le diagnostic .
    Secondo, le médecin de famille n’a pas toujours tous les tenants et aboutissants malgré ses compétences. Il n’a pas toujours la possibilité d’avoir une réunion pluridisciplinaire avec l’équipe de l’hôpital . Il se retrouve dans une situation qui est souvent désagréable .
    Tertio, l’infirmier est le dernier à savoir et se retrouve souvent seul devant un patient qui lui posera une question plus qu’embarrassante car il a encore moins les connaissances necessaires pour y répondre .
    Le patient en plein désarroi car on ne lui a pas tout ou rien dit et essaie de savoir en posant des questions à tous ceux qu’il croise. C’est humain d’imaginer tout et n’importe quoi Lorsqu’on ne sait rien.
    Non , le medecin n’est pas menteur ; il essaie de protéger au mieux son patient car il pense que ce dernier n’est pas à meme de supporter le pronostic et parce qu’il n’a pas de boule de cristal.
    Je pense en tant qu’IDEL que la décision d’annoncer le pronostic doit être un travail d’équipe. L’IDEL est celui qui est le proche du patient et il est là pour accompagner. Il ne peut donc pas etre mis en porte-à-faux.

  34. Pierre Leclair Le 25 avril 2015 - Répondre

    Suis un patient… mdr… 80 % des blouses blanches pensent à la montre avant le reste… alors….

  35. Pierre Leclair Le 25 avril 2015 - Répondre

    Phanie Off… merci.. fait partie des 20 % de valabes

  36. Joëlle Tschopp Le 25 avril 2015 - Répondre

    Les patients ont le droit de connaître la vérité au sujet de leur état de santé. C’est leur vie, leur existence. Ils risquent de mal prendre une mauvaise nouvelle?? Oui, évidement, c’est normal. Mais nous sommes censés être en mesure de les soutenir et de les accompagner. Ce n’est pas à nous à juger de qui a le droit de savoir ou non. C’est un sentiment de supériorité mal placé. À nous de trouver les mots adaptés aux capacités du patient.

  37. Delphine Francou Le 25 avril 2015 - Répondre

    A notre époque avec internet, ils vont chercher les informations, le plus souvent pas les bonnes et du coup, ils ne savent plus ou ils en sont! donc évitons les mensonges!!

  38. Aude Vaccari Le 25 avril 2015 - Répondre

    Cela depend de ce que le patient est pret a attendre je travail avzc des patients en spins palliatifs et l annonce ce fait progressivement ou d un coup en fction des patients… mais il ne faut pas mentir. Il ne faut pas oublier non plus que x est au patients de décider si il veut informer sa famille ( qd celui ci est capable de le dire…)

  39. Nadege Gery Le 25 avril 2015 - Répondre

    Je suis idel , mentir à mes patients jamais je trouve que c un manque de respect , par contre j’accompagne par mes réponses sans être trop directive je donne des pistes , jamais de faux espoirs c trop dur je l’ai vécu avec des proches c inadmissible .Apres chaque individu est différent,chaque être humain a sa propre sensibilité il faut en tenir compte . Je m’aide du soutient de certains médecins et des personnes resources qui gravitent autour du patient . Mais je pense qu’avant tout c le rôle du Medecin .

  40. Frederic Maucherat Le 25 avril 2015 - Répondre

    La vérité sur quoi ? Moi je leur dit ma vérité et je leur donne mes conseils. Je n’ai aucune confiance dans les médecins

  41. Pour ma part, je préfère savoir afin de tout préparer!

  42. Joelle Toulemont Le 25 avril 2015 - Répondre

    Pour ma part ne pas dire la vérité, c’est voler la fin de vie du patient et de la famille (je suis une ancienne infirmière )

  43. Pour moi il faut le dire. Ne serait ce que pour s y préparer matérielement, psychologiquement, affectivement …

  44. Cet article concerne tous le personnel soignant !! Cette situation met arrivé chez un patient qui quitté son domicile pour une entrée en soin palliatif à la demande de son médecin qui n’avait pas mis la famille au courant donc moi AS et ma collègue ide avons préféré dire la vérité qu’il n’allait pas revenir chez lui à sa femme qui ne sqvait rien de tout ca ….

  45. Sophie Favart Le 26 avril 2015 - Répondre

    Pour ma part je ne suis qu aide soignante je suis d accord avec Lise Robin-Ray j ai mon papa qui est dcd d une tumeur au cerveau et le son médecin lui disait pas tout dans ces paroles il lui donnait de l espoir ….alors qu a moi il m’a dit que c était un glioblasthome stade 4 étant dans la profession je savais que j était en train de perdre mon papa , il se posait beaucoup de question sur la chimio pourquoi il avait tant de douleurs et un jour il m’a posé la question:dit moi la vérité toi…….cela nous a permis de nous dire au revoir de faire ce qu il avait à faire et surtout moi de faire mon deuil même si encore aujourd’hui j ai mal (3 ans qu il est partis à 67ans) donc moi je suis pour la vérité même si elle est dure à dire….

  46. Nathalie Cansier Le 26 avril 2015 - Répondre

    Dans la question posée il est dit « doit on annoncer les mauvaises nouvelles aux patients dont le pronostic est engagé » et les réponses sont liées aux fins de vie ! Mais pronostic engagé ne veut pas dire personne condamnée non ? Donc si la personne nous demande si elle va mourrir de cette maladie dont le pronostic est engagé, de quelle vérité parlons nous ? Qui la connaît vraiment ?

  47. Lionel Daumas Le 26 avril 2015 - Répondre

    Kassandra Daumas

  48. Chloé Zelfa Le 26 avril 2015 - Répondre

    Krystoffer Lfbvre

  49. Corine LE Quellec Le 26 avril 2015 - Répondre

    Franchement je préfère dire la vérité… Et le contraire est réciproque….

  50. Jeanne Boyer Le 26 avril 2015 - Répondre

    Tenir compte de ce que le patient est capable d’entendre, pour moi c’est ça le plus important, certains d’entres eux peuvent entendre les pronostics dans leurs entièretés d’autres ont besoin de plus de temps, aux soignants d’être assez psychologue pour accompagner le patient et non de penser à travers ses propres croyances…

  51. Muriel Gafsou Le 26 avril 2015 - Répondre

    Ce n’est pas aux infirmièrs de décider. Par contre ils peuvent infléchir les décisions médicales..

  52. Stéphane Thomé Le 26 avril 2015 - Répondre

    Il faut savoir pour pouvoir se battre, si on pose la question c’est qu’on est prêt à entendre et donc on doit entendre la vérité à ce moment précis c’est logique

  53. Mathilde Besnier Le 26 avril 2015 - Répondre

    Mon sujet de mémoire il y a 8ans … L absence de vérité ampute-t-elle la qualité des soins?

  54. Chaque être est différend! Tout le monde n’est pas prêt à entendre une mauvaise nouvelle, ou se refuse à l’entendre… Ce qui lui donne la force de continuer… Par contre, je pense et je crois que c’est le rôle du médecin et non de la famille pour l’annoncer, c’est déjà trop lourd à porter 🙁

  55. Cindiy Noisette Le 27 avril 2015 - Répondre

    Suis désolée il est un devoir de tout dire je n’aime pas que l’on me cache des choses sur mon état 😉

  56. Juliette Grd Le 27 avril 2015 - Répondre

    Mélinda Prin 🙂

  57. Je suis IDE et je suis passée de l’autre côté ( côté patient ) pour un k du colon … Et la vérité est utile car elle permet de se battre … J’ai fini mon combat et mon IDEL est devenue mon amie …

  58. Aurélie Louchart Le 27 avril 2015 - Répondre

    Bonjour à tous et à toutes. Je suis préparatrice en pharmacie et je suis en reconversion professionnelle: actuellement en concours infirmier. J’aurai aimé avoir votre point de vue en tant que soignant sur la question suivante: un enfant de 8 ans vous demande si il va mourir dans sa chambre d’hôpital? Que répondez vous? Sachant que vous savez qu’il ai condamné. Merci par avance pour vos réponses. Pour ma part, j’aurai tendance à vouloir lui dire la vérité, tout en étant bienveillante. Je ne sais pas si ma démarche est la bonne. Cordialement

  59. Ça dépend des gens quand ils demandent c’est qu’ils veulent savoir j’ai vu ça personne ne voulait dire à la dame qu’elle n’avait que quelques mois à vivre elle se tournait vers nous (as et amp) pour savoir mais on ne pouvait pas lui dire c’est devenu ingérable pour nous alors on a fait intervenir une psychologue

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