Quand les patients financent l’installation d’une infirmière libérale !

Quand les patients financent l’installation d’une infirmière libérale !

Si devenir infirmière libérale marque le début d’une aventure passionnante, cela nécessite néanmoins de franchir toutes les étapes de la création d’entreprise, à commencer par le financement. Le financement participatif ouvre la voie du financement par les patients eux-mêmes ou leur entourage.

Le financement d’un cabinet d’infirmière libérale, le traditionnel dilemme du créateur d’entreprise

Prendre la décision de s’installer en tant qu’infirmière libérale implique déjà une longue et lente réflexion. Chaque infirmière ou infirmier pourra ainsi analyser les bénéfices d’une telle décision mais également en deviner les contraintes. Une fois l’installation prise, la future infirmière libérale va alors connaître les affres du parcours de la création d’entreprise. Il faut reconnaître, que depuis quelques années, les autorités publiques ont facilité la vie des entrepreneurs de manière générale, facilitation qui profite indirectement aux candidates à la profession d’infirmière libérale.

Chaque situation est unique, mais l’infirmière libérale en devenir devra alors organiser son installation, en trouvant un local adapté à l’exercice de sa mission, effectuer les démarches administratives pour créer son activité en tant que professionnelle indépendante, répondre aux obligations spécifiques faites aux professionnels de santé en général et aux infirmières libérales en particulier, s’équiper du matériel nécessaire, se rapprocher des différents prestataires, qui pourront l’accompagner (avocat, expert-comptable,…), demander les aides auxquelles elle peut prétendre, …

La création d’entreprise (et là-encore, les choix peuvent être différents d’un cas à l’autre, en fonction d’une installation en cabinet, du rachat d’un cabinet déjà existant, ou de la création pure d’un cabinet d’infirmière libérale) concentrera l’attention des infirmières, qui devront néanmoins rester focalisées également sur l’aspect sanitaire de leur activité (déclaration auprès de l’ONI, inscription auprès de la caisse d’assurance maladie, …)

L’installation d’une infirmière libérale, une question de passion et de …moyens

Il en faut de l’énergie pour mener toutes ces tâches de front sans jamais rien oublier. La question du financement de cette installation en infirmière libérale va alors se poser. L’infirmière ou l’infirmier, qui a pris cette décision, s’est déjà longuement interrogé sur sa rémunération pour les années à venir, mais il faut, dans l’immédiat, financer cette installation. Il n’existe aucun budget type pour l’installation d’une infirmière libérale, tant les situations sont multiples et différentes. En zone rurale, le budget des déplacements sera bien plus conséquent que pour une infirmière libérale exerçant au cœur d’une grande agglomération. Le local pourra être rattaché à une maison médicale ou être exclusivement consacré à l’activité infirmière. La nouvelle chef d’entreprise pourra rejoindre un cabinet déjà existant ou décider de se lancer seule.

Dans tous les cas, le financement des locaux, du matériel médical, des équipements nécessaires (véhicule, informatique, téléphonie, …), des différents prestataires (cabinet comptable, société de nettoyage, …), … occupera une bonne partie de l’attention des futures infirmières libérales.

Les patients peuvent aussi être à l’origine du financement de l’installation d’une infirmière libérale

Comme tous les créateurs d’entreprise, le premier réflexe de l’IDEL consistera à s’orienter vers les établissements bancaires classiques. La réticence de certains établissements financiers est aussi à l’origine d’une nouvelle forme de financement, qui séduit de plus en plus les professions libérales en général et les IDEL(s) en particulier : le Crowdfunding. Il s’agit alors de faire appel à tout un chacun pour financer tout ou partie de ses besoins. Le Crowdfunding reste un prêt, puisque l’infirmière libérale se devra de rembourser selon les conditions, qu’elle a expliquées lors du lancement de sa campagne.

Mais ce financement participatif a un autre mérite, puisqu’il permet, dans le cas d’une installation en zone rurale ou dans une zone « en manque de personnel soignant », de solliciter la solidarité des patients et de leur famille. Satisfaits de voir prochainement arriver une réponse à leurs besoins, ces derniers seront ainsi plus aisément réceptifs à la demande de financement. La campagne de crowdfunding sera de plus la possibilité de fédérer une communauté autour du projet, que ce soit en termes d’offres de soins ou de redynamisation du tissu économique local.

C’est pour toutes ces raisons, que le Crowdfunding progresse dans le financement des infirmières libérales, et que la tendance ne devrait pas s’inverser dans les mois et les années à venir.

Et vous, que pensez-vous de cette mode du Crowdfunding pour l’installation d’une IDEL ? Connaissez-vous une infirmière ayant eu recours à ce financement participatif ?

By |2018-04-12T15:16:13+00:0031 mai 2017|IDEL au quotidien|48 Comments

48 Comments

  1. Florian Poivre Le 31 mai 2017 - Répondre

    Non mais n’importe quoi! Pour les patients, on fait partie du domaine public ! (Alors que non!) Quoi qu’ils nous demandent ils ne veulent pas payer! C’est pas marqué à domicile mais ne veulent pas payer! Faut pas croire! Le libéral on doit se faire tout seul! Trop d’infs pensent que ça va être la poule aux oeufs d’or ! Ceux qui veulent être sûrs d’eux rachètent une patientelle! Les autres, bah ils verront que c’est pas si facile que ça!

  2. Céline Arsac Le 31 mai 2017 - Répondre

    Même en rachetant une patientèle c pas gagné d’avance!

  3. David de Pinho Le 31 mai 2017 - Répondre

    Pourquoi pas. .. mais sa m’étonnerait que les patients acceptent. … car radins comme ils sont…. ils s’étouffent de devoir payer le déplacement à 2,50 et hurlent aux scandale « nous avons cotiser 40 ont ne payera donc pas… » mais payer 90 euros 5min de consultation avec un médecin spé pas de souci. … alors je ne pense pas que les patients nous aiderons. .. on n’est pas médecin. .. on est des larbins à leur yeux

    • Aurelia Person Le 4 juin 2017 - Répondre

      Oh que oui je kiffe votre commentaire ca c la réalité et pourtant ces mêmes patients sont bien comptant que le larbin vienne chez eux leur faire des soins et demander au passage un peu plus que notre fonction. Mais cela tout le monde ne le voit pas ils Nous prennent pour leur bonniche
      Apres 17 ans d’expérience et pourtant aimant ma profession j’en suis au jour d’aujourd’hui dégoûté car certains m’ont épuisé et je passe sur le reste
      Un jour viendra où il n’y aura plus de libéraux où il n’y aura plus cette vocation
      L’exigence des gens et le non respect détruit ceux ou celles qui le faisait par passion
      Bientôt ils auront à faire à des robots et n’auront plus de choix que d’accepter
      Je l’ai toujours dit NOUS NE SOMMES PAS UN SERVICE HÔTELIER

  4. La bonne blague !

  5. Quand on demande à certains patients qui n’ont pas de mutuelle, de payer la part complémentaire suite à une IM, J’ai l’impression de leur demander la lune, alors leur demander de financer mon installation !!! C’est inimaginable.

    • Sandra Delabarre Le 3 juin 2017 - Répondre

      Bonjour. Je suis ESI et j envisage plus tard de m installer en libéral.
      ( naïvement peut être… certainement ), je pensais qu avant d’accepter la prise en charge du patient , on leur disait qu ils avaient un reste à charge à payer et à quoi il etait du.
      Dans la réalité du quotidien ( que je ne connais évidemment pas )ca ne se fait pas?
      Ma question n est pas là pour soulever un débat ou autre, mais uniquement pour ma propre compréhension. Merci. Et bon courage car la reconnaissance du métier est encore et toujours une bataille.

    • En gros, tu arrives chez le patient et tu decouvres qu il n a pas de mutuelle donc tu lui expliques qu il y aura un reste a charge d un certain montant (perso aucun patient ne s est jamais plaint, mais bon pour info je me reoriente professionnellement: j arrete ma tournee a la fin du mois :))

    • Geraldine Chaneac moi aussi je souhaite arrêter. Pouvez vous me conseiller ?

    • Bonjour avez vous une idée de ce que vous aimeriez faire Lahcène?

    • Bonjour avez vous une idée de ce que vous aimeriez faire Lahcène?

    • Geraldine Chaneac je me suis inscrit à un master management et organisation parcours de soins. Si je ne réussis pas, retour à l’hôpital

    • super! qu est ce que vous vouliez savoir?

    • Geraldine Chaneac comment se préparer pour arrêter le libéral ?

  6. Démarche illusoire …

  7. Marilyn Hacquard Le 1 juin 2017 - Répondre

    Dédicace Au drey et Aurelie Skweres

  8. Nadège Débois Le 1 juin 2017 - Répondre

    Bah fait toujours beau rêver !… utopia

  9. Gui Peo Le 1 juin 2017 - Répondre

    Bienvenue en utopie. Apres avoir essayer de trouver le pays de la theorie ou tout se passe bien. Nous arrivons en terre d utopie

  10. Laurent Locher Le 1 juin 2017 - Répondre

    Vous déconnez ou quoi ?

  11. Muriel Rigal Le 2 juin 2017 - Répondre

    N’importe quoi.

  12. illusoire !

  13. compliqué en effet

  14. Cathia Lorrain Le 3 juin 2017 - Répondre

    Mdr

  15. Lyly Sourie Le 3 juin 2017 - Répondre

    Les patients qui en auront besoin et qui ne trouveront pas d’ide libérale pour venir les soigner seront bien obligés de devenir un peu raisonnable et se dire qu’ils pourraient participer …

  16. Anne Carrera Le 3 juin 2017 - Répondre

    Après
    Faut peut être arrêter de toujours compter sur les autres non ? Quand on décide de s installer en libéral , c est un projet à planifier et à anticiper il me semble !!!

  17. Florence Couderc Le 4 juin 2017 - Répondre

    Pure illusion!on doit toujours pleurer pour qu on nous paye la part complementaire due!et encore combien encaissent a notre place et ne nous rendent pas le fruit de notre travail!Bon courage!

  18. Sylviemb Liarte Le 4 juin 2017 - Répondre

    Déserts médicaux ……lire

  19. Et la mairie ?

  20. Maissa Kamel Le 4 juin 2017 - Répondre

    Moi je donnerai car je soutien se metier difficile et les infirmieres k je connais ont toujours le sourire koi k il arrive et ça sa vo plus k la modik somme

  21. Céline Perrard Le 4 juin 2017 - Répondre

    Euh en rêve !

  22. Pourquoi pas. En tant qu’handicapée il me semble nécessaire de pouvoir être convenablement accompagnée. Je valide

  23. David Clerc Le 5 juin 2017 - Répondre

    Heu….
    Frais d’installation ??
    Quels frais ?

  24. Fafou François Le 5 juin 2017 - Répondre

    Franchement, vous croyez que nous ne sommes pas assez ponctionnés comme ça ?
    0€50 par boîte de médocs, 4€ sur une radio, sur les transports en ambulance, de plus en plus de médicaments non remboursés !
    Et pourquoi les futurs dentistes, médecins, kinés ne nous solliciteraient pas à leur tour ?
    Les désert médicaux, ce ne sont pas les patients potentiels qui doivent y remédier, c’est l’Etat.

    • David Clerc Le 5 juin 2017 - Répondre

      Surtout que de mémoire, les CPAM donne des primes d’installation dans les zones sous dotées

  25. Fafou François Le 5 juin 2017 - Répondre

    À la lecture des commentaires, j’ai l’impression que le métier d’infirmières et infirmiers libéraux est devenu un bagne!
    Personnellement je n’ai jamais eu de problèmes dans les nombreuses fois où j’ai eu affaire à eux.
    Les codes sont bien établis. Vous êtes pris en charge, aucun problème. Il n’est pas notifié à domicile sur l’ordonnance, au patient à en payer le surplus.
    Quant aux mauvais coucheurs et râleurs, on en rencontre dans tous les corps de métiers
    Pour avoir fréquenté les hôpitaux en tant que malade, je vous invite à passer 24 h dans les services d’urgence saturés.
    Là, vous aurez le droit de vous plaindre !
    D’ailleurs, beaucoup d’infirmiers hospitaliers sont passés de la fonction publique à privée pour une autre qualité de vie…
    Alors, payer votre installation en tant que libéraux, il faut quand même pas pousser !!!

  26. Oui c’est ça et ensuite on est serviable à souhait !

  27. Laurence Scius Le 5 juin 2017 - Répondre

    Je peux répondre à vos commentaires bien divisés …et me désolant .
    Pour avoir été des 2 côtes de la barrière infirmière urgentiste et finalement libérale pour des raisons purement géographiques et familiales .
    En effet les soins d’urgences demandent une bonne coordination et une organisation pavée de bon sens …ce qui manque me semble-t-il aujourd’hui dans certains services d’urgences …inimaginable …intolérable pour moi ! Quand du côté des libérales …le mien aujourd’hui ..il est inenvisageable pour moi de revenir dans le circuit hospitalier quel qu’il soit …au vu des problèmes d’organisation et de travail à proprement dit qui ne correspondent plus avec mes compétences et ma vision de notre travail …je m’aperçoit malheureusement aussi qu’aujourd’hui il n’existe que très peu de collaboration entre les services et notre travail à domicile ..intolérable !! Alors pour parler purement d’aide à l’installation des infirmières à domicile laissons peut-être parler nos patients …ceux pour lesquels nous nous coupons en 4 à leur sortie d’hôpital un vendredi soir à 19h…ceux qui n’avaient pas leur carte vitale …ceux qui débarquent de vacances sans ordonnance …et tant d’autres que quelques soient les circonstances nous soignerons avec professionnalisme et notre bonne humeur …laissons la parole à ces convertis de notre utilité …et de la vôtres vous nos collègues hospitalières.

  28. Sahra Kapler Le 5 juin 2017 - Répondre

    Tres bonne idée ! Bravo à vous !

  29. Valerie Egea Le 6 juin 2017 - Répondre

    2 euros c’est pas grand chose
    Les dépassement de certains médecin.

  30. S’il fallait donner 5 € par patients ce n’est pas énorme et la solution serait réglée …

  31. Carole Bost Le 6 juin 2017 - Répondre

    Ex IDE libérale….je suis soulagee d’etre revenue en structure et être salariée…trop de problèmes en temps que libérale.. je vous souhaite bon courage..et ce que je peux dire..le salariat n’est pas le bagne..pour moi c’était le libéral mon enfer.. .contente d’en être sortie..

  32. NAt Acha Le 6 juin 2017 - Répondre

    Je suis sûre que dans les zones de désert paramédicaux les gens seraient partant… Il en va de leur possibilité de rester chez eux malgré des soins…

  33. Elodie Delattre Le 6 juin 2017 - Répondre

    Ça paraît utopique non?

  34. L’idée est excellente, mais les patients ne vont certainement pas vouloir payer pour ça, je pense que ce n’est pas aux malades de payer 🙁

  35. Michael Schenker Le 2 août 2017 - Répondre

    On m a déjà reprocher le tarif exorbitant d une IM….vous avez la réponse…..peut être à Neuilly….pas à la Rocade d Avignon

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