Les infirmières libérales seules face à la mort des patients !

Les infirmières libérales seules face à la mort des patients !

 

Une fois n’est pas coutume, c’est le témoignage d’une infirmière libérale, que nous avons décidé de partager. Nous ne sommes pas les seuls, puisque d’autres sites se sont également empressés de s’en faire l’écho. Alix, une jeune infirmière libérale, termine son post posté sur Facebook par une simple demande, à laquelle nous avons été sensibles :

 « (…) si vous voulez faire chose, juste partagez pour que ça soit lu par un maximum de médecins généralistes. Pour que ce genre de mort survienne le moins possible. Merci. »

Les infirmières libérales face à la mort, une situation difficile à vivre

Vous l’avez déjà compris, le récit relate les dernières heures d’un patient, qu’Alix et sa collègue ont accompagné jusqu’à la fin. De retour d’un centre de convalescence, le patient en question se retrouve bien mal en point chez lui, et Alix sait que la fin de vie est imminente. Le patient ne souhaitait qu’une chose, vivre ses derniers instants à son domicile, et c’est donc chose faite mais dans quelles conditions et à quel prix ? Alix se révolte de cette situation. Elle sait que la fin est proche, partageant cette connaissance avec les autres infirmières libérales, ayant déjà connu la situation :

« Son teint était pâle translucide : le visage de la mort. Celui qu’on apprend à reconnaître par expérience : quand la peau devient grisâtre et cartonnée, l’œil vitreux et le regard dans le vide qui reste accroché sur on ne sait trop quoi. Il ne s’alimentait plus, avalait de travers quand on essayait de le faire boire quelques gouttes d’eau et ne parlait presque plus. Il gémissait, un peu. Parfois. Allongé dans son lit, sans pouvoir bouger. Un corps mort. Ou presque. »

Un sentiment de solitude et d’impuissance, difficile à vivre

La situation est terrible certes mais elle fait partie du métier, même si on ne peut s’y habituer. Ce n’est pas le décès en lui-même qui révolte et ulcère Alix mais les conditions, dans lesquelles ce dernier s’est déroulé. Le patient souffrait, et comme toute infirmière libérale, Alix a cherché à soulager cette souffrance, devant alors insister auprès d’un médecin pour qu’il se déplace.

« Le seul souci, c’est que ce médecin, très peu à l’aise avec la mort et probablement pas au fait des prises en charge de fin de vie, n’a pas du tout géré l’anticipation du décès : les quelques prescriptions faites n’étaient pas adaptées à une fin de vie imminente. »

Alors Alix a même suggéré d’ « d’appeler les soins palliatifs. Par téléphone, ils ont répondu que M. X n’était pas prêt, que ça n’était pas le moment. ». C’est donc bien seules, que les deux infirmières libérales ont dû accompagner ce patient, sans aucune autre aide médicale. Et c’est cette solitude, et au final cette impuissance à soulager, à faire son métier tout simplement, qui apparaît intolérable à Alix et à sa collègue.

Sans ordonnance anticipée et adaptée de la part du médecin, nous n’avons rien pu faire de médical pour le soulager.

Une impuissance intolérable pour des infirmières libérales désemparées

Le récit de ces derniers instants atteste à quel point, il a été intolérable pour les deux infirmières libérales de ne rien pouvoir faire médicalement parlant, parce qu’humainement, elles étaient là, présentes.

Et il s’est vidé de son sang, comme on égorgerait un porc. Tout simplement, comme on viderait une bouteille d’eau en ses jours de canicule. Mais lui, s’est vidé par l’anus, par la bouche et même par les yeux (chose que je n’avais jamais vue). Il baignait dans sa merde et dans son sang, écroulé au milieu de son lit dégueulasse et il hurlait à la mort à chaque fois que j’essayais de le bouger pour éponger tout ce merdier. Dans ses derniers moment d’énergie, il a même réussi à crier « putain je m’étouffe !!! » Je pense que là, il s’étouffait vraiment… Ma collègue et moi nous n’avons rien pu faire de médical pour l’accompagner dignement vers sa mort. Nous avons été de bien belles et simples observatrices passives de cette déchéance programmée.

On sent la détresse d’Alix en poursuivant la lecture :

J’ai pompé sa merde et son sang

J’ai changé son lit 3 fois en 12h.

Je lui humecté les lèvres et passé un linge mouillé sur son visage.

J’ai essayé de lui faire avaler son comprimé de morphine. Tout ce que j’ai réussi à faire c’est qu’il s’étouffe un peu plus.

J’ai pris son téléphone et j’ai appelé sa famille pour qu’il les entende une dernière fois. J’ai tenu le téléphone à son oreille pour qu’il entende ses proches et j’ai vu ses larmes couler sur ses joues (les miennes coulant avec).

Je l’ai couvert en urgence d’un drap propre pour cacher son sang quand j’ai entendu son fils débarquer chez lui à 7h ce matin.

Je lui ai tenu la main, je lui ai caressé le front. Un peu, mais pas assez. Pas assez du tout même.

Je lui ai bêtement dit «courage» face à sa douleur, et «je sais bien» quand il m’a hurlé «je m’étouffe».

Et puis je suis repartie bosser en le laissant tout seul avec sa mort pourrie et avec son fils perdu dans sa maison. Car j’avais déjà une heure de retard sur ma tournée.

Ma collègue, elle, s’est levée à 7h du mat d’un bond réveillée par sa sonnerie de son téléphone, son jour de repos. Elle a pris ma relève sans hésiter quand je l’ai appelée au secours.

Elle est arrivée juste à temps, pour son dernier souffle et lui a tenu la main.

Elle lui a fait la toilette mortuaire, l’a lavé de toute sa merde et de tout son sang. Elle a jeté les draps, ouvert les fenêtres et lui a passé de l’eau de Cologne sur tout le corps avant que ses enfants arrivent et sentent l’odeur de merde et de sang digéré.

Elle a acheté des bougies et les a disposées dans sa chambre, elle l’a habillé dignement et est allé couper des roses de son jardin. Celles qu’il aimait tant. Elle les a disposées tout autour de lui en attendant sa famille. 

Des leçons à tirer pour un accompagnement plus digne

Alix, dont l’expérience et le ressenti ne peuvent être décrits (seules les infirmières et infirmiers libéraux, ayant vécu pareille expérience, peuvent le comprendre), a souhaité partager ce récit pour faire avancer et évoluer la situation. Elle ne comprend pas la réaction du médecin, qui à l’annonce de la mort de son patient, répond par sms « merci d’avoir géré, une belle pensée pour lui ».

J’ai voulu aller voir le médecin pour discuter directement avec lui. Mais ma collègue, à qui appartient le cabinet, m’a demandé de ne pas le faire. De peur du grand pouvoir du médecin probablement… Omerta et chape de plomb… Je vais donc respecter sa demande. Mais je vais écrire pour dénoncer. Dénoncer non pas la personne mais les actes. Dénoncer une prise en charge qui ne doit plus se reproduire et faire que cette expérience soit au final quelque chose de positif pour l’avenir d’autres malades.

On comprend donc mieux les raisons, qui poussent Alix à écrire de manière anonyme, et personne ne pourrait le lui reprocher désormais. C’est donc avant tout aux médecins, qu’Alix s’adresse en rédigeant son récit, même si on imagine qu’il fut aussi un exutoire à une situation difficilement acceptable.

Ce que j’aimerais vraiment, c’est que ce post puisse être lu par le maximum de médecins. Surtout par les médecins généralistes et particulièrement ceux qui ne sont pas à l’aise avec la mort à domicile. Je ne vous juge pas. Je ne dis pas que vous êtes nuls ou de mauvaises personnes. Je voudrais juste que vous compreniez qu’une prise en charge d’une fin de vie à domicile est possible si une continuité des soins existe. Mais pour cela, il faut qu’elle commence. Et vous en êtes à l’initiative. C’est vous qui devez prendre la première décision, la nommer, la verbaliser. « On est en palliatif là, on y va! ». Et nous, les infirmières, nous suivrons. Nous sommes sur le terrain trois fois par jour, pour mettre en actes vos ordonnances.

Alors si vous connaissez des médecins généralistes, s’il vous plait, partagez. On est là pour bosser ensemble, on se salira les mains pour vous sur le terrain, y’a pas de souci, mais aidez-nous dès le début aussi. On a besoin de vous. Une fin de vie à domicile est tout à fait possible dans n’importe quel contexte, aussi pourri qu’il soit. La personne finit irrémédiablement par mourir. Par contre, une fin de vie à domicile digne est un plus gros challenge. Elle demande une anticipation et la coordination d’une équipe. Travaillez avec nous svp, pour le bien de nos patients. Merci.

Combien de situations similaires en France pour qu’une Alix prenne la plume même de façon anonyme ? Chacun pourra témoigner de son propre ressenti, de ses propres expériences, mais nous respectons ici le souhait d’Alix, en espérant sincèrement que ce post sera consulté ou transmis au plus grand nombre possible de médecins généralistes. Mais en 2017, alors que tant de dossiers quant à la gestion et à l’avenir des infirmières et infirmiers libéraux sont sur le bureau, il est alarmant de lire un tel témoignage, où une infirmière libérale a l’honnêteté d’un constat implacable :

On a fait ce qu’on a pu. Mais on a rien fait de médical.

By |2018-04-12T15:16:01+00:0013 juin 2017|IDEL au quotidien|113 Comments

113 Comments

  1. Kat Lau Le 13 juin 2017 - Répondre

    Familles absentes parfois , et oui certains médecins refusent de se déplacer pour des patients grabataires en souffrance. … hélas trop fréquents. …

  2. Gaëlle Mercado Le 13 juin 2017 - Répondre

    Tres réalité et pourtant si fréquente encore aujourd hui

  3. Sandra Sandra Le 13 juin 2017 - Répondre

    merci pour se partage, je le met de se pas sur mon blog

  4. Elodie Defer Le 13 juin 2017 - Répondre

    Oh oui on a connu, ces patients qui sont en train de mourir, chez eux comme ils le souhaitaient, dans la souffrance et dans les larmes, abandonnés par leur médecin, qui ne prend même pas la peine de rappeler malgré les messages laissés. Et on est là, devant la famille, face à ce patient, comme des cons les bras balant, et on se sent inutile et impuissant car on n’a même pas une malheureuse prescription pour le soulager. On ne peut que le regarder mourir a petit feu dans la souffrance et l »inconfort… heureusement, tous les médecins ne réagissent pas comme ça. Et maintenant ici nous avons un réseau d’infirmières spécialisées en palliatif pour nous aider, qui peuvent même intervenir avec nous a domicile. Ça c’est top

  5. Je suis en train de vivre ça avec une patiente. Démunie.. .

  6. Audrey Renon Le 13 juin 2017 - Répondre

    Lis ça Laurie VR

  7. Marielle Riviere Le 13 juin 2017 - Répondre

    Malheureusement, beaucoup de personnes sont dans ces cas. De souffrances morales et physiques et, les médecins pas toujours présents a par dans certaines exceptions, mais ils ne sont pas très nombreux;

  8. Nelly Fz Le 13 juin 2017 - Répondre

    Il y a quelques mois j’ai eu un refus de déplacement d’un médecin de garde le soir pour un certificat de décès pour raison….pénurie d’essence ! Et on explique celà comment à la famille ….qu’ils vont devoir attendre le lendemain matin que leur médecin traitant vienne. Et bien non ! Tu te démènes corps et âmes, tu épluches tout le botin allant jusqu’à appeler au domicile des médecins pour que l’un d’eux veuille bien venir.

    • Amal Marion Le 14 juin 2017 - Répondre

      On est humain,ou pas.

    • En même temps la venue du médecin aurait il changé quelque chose qu il vienne dans la nuit! Le patient est décédé et le médecin n aurait rien changé. Je suis idel, mes patients peuvent me joindre 24h/24h et généralement ils comptent plus sur moi que sur le médecin pour venir les consoler

    • Nelly Fz Le 18 juin 2017 - Répondre

      La venue du médecin était pour le certificat de décès car sans ce dernier les pompes funèbres ne pouvaient intervenir pour la levée du corps. La famille ne souhaitait pas que leur proche reste au domicile toute la nuit mais soit pris en charge le soir.
      Je ne suis pas dans la consolation mais dans l’accompagnement et la prise en soin global du patient.

  9. Dom Chunlaud Le 13 juin 2017 - Répondre

    Autant que possible adhérer aux réseaux palliatifs, on fait aussi parfois avec ce qu’on a puisque pas de sous pour payer des permanences le WE, mais en général adhésion du généraliste et prescriptions anticipées à minima….

  10. Annick Godart Le 13 juin 2017 - Répondre

    Triste et penible realite

  11. Virginie Julien Le 13 juin 2017 - Répondre

    Lamentable de lire ça, même lors des fins de vie à domicile, il y a toujours la possibilité de faire passer un médecin, si ce n’est pas le médecin traitant (qui a le droit au repos comme tout le monde), il existe des organismes assura la permanence de médecins 24h/24, sans compter de dévouement d’un grand nombre d’infirmers et d’infirmières passant quotidiennement plus que les caisses ne l’autorisent et sans être payés, et dans le seul but étant le bien-être de leur patient et la quiétude de leur famille. Alors arrêtez de colporter des conneries !

    • True Liberal News Le 14 juin 2017 - Répondre

      Big LIKE 🙂 visit our page goo.gl/E1pO0e

    • Celine Simon Le 16 juin 2017 - Répondre

      Il n y a pas de médecins 24/24 dans tous les coins de France je pense que vous avez entendu parle des déserts médicaux !!!! Et Il est tout de même préférable que la fin de vie soit gérée par le Medecin de famille qui connaît le patient et ses pathologies depuis des années. Autre détail SOS Medecin c est environ 80 euros la visite à domicile et pas tout le monde a les moyens de se payer ce luxe alors non c est pas des conneries c est le vécu de chaque jour et vous devriez admirer ces infirmières au lieu de les juger ?

    • Pascale Blachere Le 16 juin 2017 - Répondre

      Ainsi que les auxiliaires de vie qui son la aussi pour surveiller et fond de nuit . Sais mon cas

    • Virginie Julien Le 16 juin 2017 - Répondre

      Et oui, je parle en connaissance de cause, parce que je suis moi-même une Infirmière libérale, et de plus mariée à un médecin donc désolée de vous dire que lorsque nous avons des week-ends de repos ensemble, nous apprécions, peut-être pour certains de manière égoïste, de ne plus laisser la maladie de nos patients entrer dans notre vie de famille. Et pour sos médecins, les patients en fin de vie sont généralement pris en charge à 100%, donc pas d’avance d’argent

    • Ly Ofe Le 17 juin 2017 - Répondre

      Si j ai bien compris Virginie Julien tu penses que ceci est inventé?

    • Elodie Defer Le 17 juin 2017 - Répondre

      Sauf quand les médecins de garde refusent de se déplacer…evidemmentbles médecins ont droit à une vie de famille je suis tout a fait d’accord, ils n’ont qu’à anticiper, preparer des ordos au cas où, s’ils connaissent les pathologies, ils connaissent aussi leur évolution….ils savent comme nous quand un patient approche de sa mort aussi.. un peu d’organisation, c’est possible, ca ne demande qu’un peu de bonne volonté.

    • Oui il suffit d anticiper je demande toujours si posdibleun protocole de morphine . Une ordo pour scopoderm… on peut les faire avt le we.. le medecin est tranquille et l idel gère car elle sait faire qd on lui en donne les moyens…mais pas toujours facile d avoir ces ordos par anticipation

    • Hé bien vous devez habiter ds une gde ville et ne pas connaître les déserts médicaux vous !!!! 24/24 c pas partout et même s il y a ils ne se déplacent pas partout

  12. Le souhait de mon papa était de fermer les yeux à la maison
    Nous avons pu le réaliser grâce à un super médecin de famille qui venait tout les deux jours à la maison et qui nous avait laissé ces coordonnées personnel , on pouvait le joindre jour et nuit ce qui était rassurant pour nous
    À l’inverse moi je dirais que pour notre expérience personnelle heureusement qu’il était avec nous contrairement à l’HAD avec qui s’a été difficile , Infirmiere qui avait du mal à gérer la prise en charge soins palliatifs malgré un médecin traitant très présent et des prescriptions anticipé par la cancérologue et le médecin, heureusement qu’il y avait un infirmier en qui on avait entièrement confiance , ce qui nous a permis de vivre cette étape douloureuse plus sereinement
    Malgré tout , ca reste un moment douloureux pour la famille d’où l’importance d’être entouré par les équipes soignantes

  13. Inès Ayache Mira véridique ?

  14. Oh que oui!!! Pas plus de trois déplacements prit en charge par la sécu!!! Sympa non idéal pour des fins de vie toujours dramatiques… et bien nous on y va six fois s’il le faut..bénévoles bien sûr !! Chouette non?

    • Amal Marion Le 14 juin 2017 - Répondre

      Ne changes rien,tu fais ce qu’ il faut.
      la vie te le rendra toujours.??BRAVO.???

    • Dom Chunlaud Le 14 juin 2017 - Répondre

      Amal Marion et même si personne ne te rend rien, si tu estimes que c’est là que tu dois être, tu n’as de comptes à rendre à personne, il ne faut pas choisir un camp, ni avoir peur de passer pour une bonne-soeur, j’ai 59 ans, je suis un mec et je passerai encore pour une cornette si j’en ai envie….

  15. Val Tou Le 13 juin 2017 - Répondre

    So true,

  16. Lahcène Laidouni Le 13 juin 2017 - Répondre

    Oh que oui, j’ai déjà eu ce genre de situation !! medecin absent, retissant à faire une prescription. Patient douloureux et soufrant, en fin de vie éminente. famille peu présente. 6 mois pour avoir RDV avec un algologue ou équipe de soins palliatifs, et à condition que le patient se déplace. On se sent seul au monde, et ça décourage après va trouver un médecin qui se déplace pour le certificat de décès !!! Seule solution, c’est d’appeler la police.

  17. Céline Fustier Le 13 juin 2017 - Répondre
  18. True Liberal News Le 14 juin 2017 - Répondre

    LIKE our page help

  19. C’est une situation très courante. .. patients en souffrance INFIRMIÈRE LIBÉRALE en souffrance. ..

    • Nat Vb Le 14 juin 2017 - Répondre

      Pour ne pas être en souffrance ni vous ni les patients faites comme moi,ne prenez pas de palliatifs à domicile! !

    • JE n’ai pas de soins palliatifs. .cependant avec 25 ans en LIBÉRALE un constat LA MALTRAITANCE EST INSTITUTIONALISÉE…. et puis combien de deuils!!

  20. C’est notre quotidien mais je trouve que l’on gère beaucoup mieux les fins de vie à domicile qu’en maison de retraite

  21. Emilie Brosseau Le 14 juin 2017 - Répondre

    Moi qui pensait que l’hopital à domicile se développait partout. Apparemment pas. Dommage car ils ont une équipe dédiée.

  22. Isabelle Palveper Le 14 juin 2017 - Répondre

    J ai accompagné 3 des miens, oui c est très dur, mais personne n était assez fort pour le faire.. moi ça c’est fait naturellement , je ne jugerai jamais ça !! Au moins ils sont partis accompagner et serein

  23. Arnaud Ric Le 14 juin 2017 - Répondre

    Clémence Richard-Vitton malheureusement c est vrai …….

  24. Fred Andrieux Le 14 juin 2017 - Répondre

    Moi pour expérience un médecin de famille qui venait prendre sa consulte toutes les semaines et qui n’a pas daigné venir signer le constat de décès … il m’a dit d’appeler SOS medecin …. merci Docteur !

  25. Amal Marion Le 14 juin 2017 - Répondre

    ,oui,j’ ai trop de fois géré cette situation,au mépris de toutes les instances sociales et institutionnelles ,à Bordeaux….. .pourtant,une grande ville….

  26. Delphine Francou Le 14 juin 2017 - Répondre

    malheureusement ça existe aussi en EHPAD!!

  27. Tout à fait d’accord…malheureusement je me sens de plus en plus seule, dépourvue de moyens que je voudrais pour soulager les souffrances de la fin de vie mais surtout le désarroi s’empare de moi et j’ai l’impression de tout le monde soignant autour du patient spécifique s’échappe…..

  28. Marion Gobert Le 14 juin 2017 - Répondre

    Malheureusement tout les médecins et infirmiers n ont pas forcément de reactualisation de leurs savoir vivre et etre , connaissances au niveau de la prise en compte ( et non en charge) des besoins spécifiques et demande de leurs patients en fin de vie

  29. Jenny Boniface Le 15 juin 2017 - Répondre

    Ces situations sont dures à vivre et qui plus est, le plus souvent, nous devons annoncer à la famille la mort de leur proche, deuxième épreuve … même si nous sommes soignantes , il faut du temps pour digérer ce genre de situation. Il y a un mélange de colère , de tristesse et d’abandon …

  30. Patricia Freyder Le 15 juin 2017 - Répondre

    Je suis auxiliaire de vie depuis de mot années nos aînés ne Sont plus considérés plus de dignité c Est frustrant car nous sommes souvent bloques

  31. Patricia Freyder Le 15 juin 2017 - Répondre

    Merçi Madame à leur chevet ce sont souvent les Avs qui Sont jusqu’à leur dernier souffle

    • Virginie Julien Le 15 juin 2017 - Répondre

      Pas que les avs, c’est toute l’équipe de soins qui s’investissent lors de la fin de vie d’un patient, kinésithérapeutes compris . Si je ne m’abuse, vous faites rarement plus que vos heures rémunérées (peut-être êtes vous une exception), et n’avez pas l’obligation d’assurer 365 jours de travail par an, dimanche et jours fériés inclus

    • Patricia Freyder Le 15 juin 2017 - Répondre

      Ouï tout à fait désolé

    • Elodie Nuccio Le 16 juin 2017 - Répondre

      Virginie Julien quand on sait pas de quoi on parle parce qu’on s’intéresse pas aux petites mains au moins on se tait.
      Oui les AVS qui travaillent tous les jours fériés, malade, Noël les jours les nuits ça existe! Et les heures supplémentaires ahah non payées !
      Peut être devriez vous vous rapprocher de ces personnes là pour le savoir

    • Elodie Nuccio Le 16 juin 2017 - Répondre

      Laetizia Santucci prends toi là à elle ?

    • Laetizia Santucci Le 16 juin 2017 - Répondre

      Elodie Nuccio c’est affolant d’avoir une image comme ça de l’avs en 2017 !
      Et oui chère madame les AVS, sont plus qu’utile au bien être d’une patiente. Et qui vous dit qu’on fait rarement plus que nos heures rémunérées ?Je confirme que vous ne connaissez en rien au métier. Si vous voulez apprendre aucun problème je serais ravi de vous montrer mon quotidien. Virginie Julien

    • Virginie Julien Le 17 juin 2017 - Répondre

      Oh, avant de vous énerver contre moi, relisez ce que j’ai écrit. Lors des fins de vie, il n’y a pas plus les ide, que les avs ou autres intervenants qui prennent soin du patient, c’est toute l’équipe de soins qui essaie de gérer, en fonction de ses attributions le bien-être du patient et l’angoisse de de la famille! Pour ce qui est du travail des avs le week-end, exceptés ceux payés en cesu, horaires définis par le patient ou leur famille, dans la région où j’exerce, aucune association n’attibue du personnel social les week-ends ou jours fériés même chez les patients les plus dépendants. Ils restent seuls et sans aucune aide (exceptés certains pour qui la famille prend le relais, mais rare dans notre patientele) et n’ont pour visites que les nôtres, c’ est à dire, les ide. Alors, félicitations si vous travaillez le week-end, dommage que cela ne se fasse pas dans toutes les régions de France

  32. Merci d’avoir relayé le témoignage de ma camarade de promotion… Je ne pensais pas que nous arriverions à toucher des organismes plus conséquent… En croisant les doigts pour que nous soyons entendus…

  33. Heureusement l’Had eSt arrive sur notre ile et en ce qui concerne la fin de vie , nous avons des prises en charges superbes car à des équipes impliquées

    • Audrey Lerin Le 11 juillet 2017 - Répondre

      Je tenais à vous remercier de le dire je travaille en had et bien souvent les libéraux nous dénigrent nous faisont énormément de fin de vie a domicile avec des astreintes la nuit on se déplace à tte heures et nous sommes tte impliquées encore merci à vous

  34. Lilly Alisu Le 15 juin 2017 - Répondre

    Et la non professionnalisation des intervenants des services à domicile. Pas de coordonnateur Pas d’équipe pluridisciplinaire …. Souffrance des équipes du domicile OUI il y a un grave problème !

  35. Valérie Petit Perringerard

  36. Je l’ai lu aussi, c’est vraiment très grave…. et très courageux de la part de cette infirmière. C’est à ce genre de personne qu’il faut décerner la légion d’honneur….. et pas à certaines personnes qui ne font rien d’honorable!

  37. Cécile Cauchie Le 15 juin 2017 - Répondre

    En plein dedans !

  38. Corinne Payen Le 15 juin 2017 - Répondre

    Je partage … mais c’est aussi le rôle l’IDEL de taper du poing sur la table , d’aller trouver le médecin et de lui dire Monsieur votre prescription n’est pas adaptée

  39. Audrey Vinckel Le 15 juin 2017 - Répondre

    Nous avons vécu des situations affreuses mais heureusement nous avions une équipe mobile de soins palliatifs du tonnerre ! Toujours dispo et efficace

  40. oui j ai connu souvent j ai memefait parti d une association pour personnes en fin de vie très dure ne pas s identifier à la patiente lui laisser sa personnalité savoir écouter subvenir à ses besoins faire participer la famille car is ont tant de choses à nous apprendre et à dire surtout etc… pas facile savoir passer la main si trop dure et quand cela concerne un parent nous sommes encore plus démunis malheureusement peu de médecins se préparent à cette situation pour eux guérir traitement à tt prix il faut beaucoup de respect d amour pour les autres pour gérer cette situation qui arrive souvent ds votre métier bon courage bravo pour ce que vs faites

  41. bien triste de mourir comme ça mais de plus en plus fréquent !

  42. Témoignage très touchant.

  43. Romano Lucie Le 16 juin 2017 - Répondre

    Pour ceux qui sont contre l’hospitalisation en fin de vie …à réfléchir !!

  44. Tata Lili Le 16 juin 2017 - Répondre

    J’ai vécu la même chose, sauf que pour moi c’était une rupture de varices oesophagiennes chez une quarantenaire, sauf que pour moi c’était en clinique en soins intensifs. En pleine nuit, une alcoolique commence à repeindre les murs du bloc (et moi aussi) avec son sang et donc ultra angoissée qu’elle était. J’appelle l’anesthésiste de garde qui me dit « voyez ça avec son chir ». J’appelle alors son chirurgien qui me répond « voyez ça avec l’anesthésiste de garde; de toute manière elle est fichue ». Moi: « certes, une aide médicamenteuse peut-être pour faire face à sa souffrance???! » J’ai fini par obtenir une prescription d’hypnovel/morphine.
    J’ai également travaillé à domicile, où certains médecins étaient plus disponibles et à l’écoute. Comme quoi! Tout dépend de celui sur qui l’on tombe. Mais il est clair, que de façon générale, à domicile nous sommes plus démunies…

  45. Pascale Blachere Le 16 juin 2017 - Répondre

    Auxiliaire de vie je connais aussi la souffrance et la fin de vie . Merci à vous les infirmières on se serre les coudes et c pas toujours facile . Courage

  46. Mina Dupuy Le 16 juin 2017 - Répondre

    Oui je connais cette situation, gérer tte seule ma mère avec un Parkinson très avancé, elle a 89 ans.. Mais plus que Merci aux infirmières

  47. Valou Puce Le 17 juin 2017 - Répondre

    Oui et très dur

  48. Aurore Ramses Le 17 juin 2017 - Répondre

    En tant qu’infirmière libérale oui ç vrai on est bien svt démunies mais je ne comprend pas pourquoi ne pas rappeler Le medecin, insister, appeler Le 15, exiger d’avoir une visite médicale… il faut savoir enfoncer les portes…
    J’en aurais meme informe les enfants (sans rentrer dans les détails sanglant) mais qu’eux même fasse pression sur le medecin.

  49. Barbara Vln Le 17 juin 2017 - Répondre

    Oui avec un organisme d’HAD absolument pas à la hauteur !

  50. Mirka Liniger Le 17 juin 2017 - Répondre

    Déjà vécu des situations similaires à plusieurs reprises ! Les retours à domicile pour fin de vie sans prescriptions anticipées sont monnaie courante ! On a même dû rembourser la cpam pour 4ème passage ! Il nous manque un réseau soins palliatifs à domicile ! Tant de choses à dire !

  51. Tibo Ftr Le 17 juin 2017 - Répondre

    Aurore-Maud Groppo Emilie Labonne Anais Moton Antoine Goujon un post sur notre sujet 😉

  52. Corinne Coco Le 17 juin 2017 - Répondre

    Nous y passeront tous alors il va falloir penser à bouger
    Prenez garde ça arrive vite

  53. Evy Wall Le 17 juin 2017 - Répondre

    Cela dis, les inf. passent juste donner les médocs et encore. Les aides soignantes sont les plus touchés par cette gestion de fin de vie à domicile!

    • Ly Ofe Le 17 juin 2017 - Répondre

      Euuuuhhhhh ….. faut pas généraliser… en libéral tu n as pas toujours d as t es bien seul parfois….

    • Evy Wall Le 17 juin 2017 - Répondre

      je ne généralise pas, mais ayant fait un stage à domicile, je peu dire que j’ai été surprise de constater le travail des inf. et pas dans le bon sens.

  54. Cathy Hoffmann Le 17 juin 2017 - Répondre

    Avec ma collègue nos patients en fin de vie se sont toujours bien passées et c est notre fierté bonne coordination avec les médecins et la famille

  55. Ly Ofe Le 17 juin 2017 - Répondre

    Oui et c’est très traumatisant. A chaque fois que je passe devant sa rue j ai des frissonq

  56. Ly Ofe Le 17 juin 2017 - Répondre

    Certains commentaires me désolent!!!!! Comment voulez vous que les choses s ameliorent avec des réflexions pareilles au secours

  57. Je pense que les gens en général ne se rendent pas à l évidence de la difficulté de notre tâche …. il y a des soirs je rentre j ai envie d hurler tellement je suis horrifiée et désemparée . Mais je me ferme comme une huître et je continue le cœur serré le lendemain…..

  58. Une honte de la part des médecins de laisser partir des personnes dans de telles souffrances mais bravo à ces 2 infirmieres qui ont fait tout leur possible pour accompagner le plus dignement possible ce monsieur

  59. Daniel Nerkal Le 18 juin 2017 - Répondre

    PTG

  60. Gabriel Clément Le 18 juin 2017 - Répondre

    Partagé 🙂

  61. Oui trop souvent
    On fait de son mieux mais cela devient de plus en plus compliqué
    C’est de pire en pire je trouve

  62. Sonia Paineau Le 19 juin 2017 - Répondre

    Ouï….malheureusement mais c’est auntant de dignité respectée pour la personne qui part dans son environnement!!!

  63. Clausse Nathalie Le 19 juin 2017 - Répondre
  64. Van Binky Le 19 juin 2017 - Répondre

    Laurent Saiselet Heureusement je ne suis pas un médecin comme ça 😉
    Je me souviens du temps passé chez ce pauvre monsieur, où finalement c’était la famille qui n’était pas au clair …

    • Laurent Saiselet Le 19 juin 2017 - Répondre

      Vrai..des situations compliquées..encore d actualité et c est bien triste..car tous ne sont pas comme toi 😉 livrés à nous même encore trop souvent tu connais bien la réalité du terrain

  65. Manon Dessenne

  66. Vaness Ha Le 20 juin 2017 - Répondre

    Beaucoup de courages aux IDEL qui affrontent seules ces situations alors que ns en ehpad ns ne sommes des fois pas satisfaits de certaine prise en charge fin de vie du aux medecins parfois frileux sur le sujet….mais rare sont les gens qui partent ainsi, les protocoles sont là pour palier a cela mm a domicile le HAD et la coopération d’un bon medecin peut faire que la personne parte ds des conditions dignes et surtout chez elle si c son souhait….je ne pourrais pas supporter ça a leur place….

  67. Vaness Ha Le 20 juin 2017 - Répondre

    Martine Boutrouelle ca te tente tjrs?

    • Oui justement il faut faire évoluer les mentalités et développer les équipes mobiles de soins palliatifs. Circonstances non ! Juste l’incompétence et l’inhumanité de certains soignants ! Elles ont fait ce qu’elles ont pu mais du mieux qu’elles le pouvaient.

Laisser un commentaire