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Albus x OpinionWay | Baromètre bien-être infirmiers 2026 : 1 sur 3 veut quitter la profession

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    Albus, éditeur de référence du logiciel infirmier en France au sein du groupe Corilus, et OpinionWay, l’un des instituts de sondage les plus reconnus, publient les résultats de leur premier baromètre du bien-être des infirmiers. Menée en février 2026 auprès de 782 professionnels, cette étude est la première à comparer simultanément infirmiers hospitaliers et infirmiers libéraux (IDEL). Le constat est sans appel : la profession infirmière traverse une crise systémique, malgré un attachement profond au métier.


    Une comparaison inédite entre infirmiers hospitaliers et libéraux

    Ce baromètre constitue la première étude nationale à comparer simultanément les conditions d’exercice des infirmiers hospitaliers et des infirmiers libéraux (IDEL). Pour garantir la rigueur de cette comparaison inédite, l’étude a été structurée en deux volets complémentaires menés en parallèle.

    D’un côté, un volet hospitalier conduit par OpinionWay auprès d’un panel représentatif d’infirmiers exerçant en établissement de santé. De l’autre, un volet libéral conduit par Albus auprès de sa communauté d’infirmiers libéraux représentatifs de la profession IDEL.

    Les questionnaires ont été harmonisés sur les indicateurs clés afin de permettre une analyse croisée fiable entre les deux populations. C’est précisément cette double lecture, inédite à cette échelle, qui donne à ce baromètre toute sa valeur.

    Pourquoi ce baromètre maintenant ?

    Dans un contexte de pression croissante sur le système de santé français, marqué par le vieillissement de la population, la désertification médicale et la tension sur les effectifs soignants, la question du bien-être des infirmiers n’a jamais été aussi centrale. Fort de 40 ans d’expertise aux côtés des professionnels de santé, Albus a initié cette démarche pour prendre le pouls réel de la profession : stress, reconnaissance, conditions d’exercice, intentions de départ… autant de dimensions que ce baromètre ambitionne de mesurer avec rigueur et objectivité.

    C’est dans cet esprit que Geoffroy Lapointe, Président du groupe Corilus France, résume l’intention derrière cette initiative :

    Depuis 40 ans, l’ADN d’Albus est d’accompagner les infirmiers libéraux pour simplifier leur vie. C’est dans cet esprit que nous avons lancé ce baromètre : un outil pour prendre le pouls de la profession et mieux comprendre les réalités, les attentes et les besoins de celles et ceux qui la font vivre.

     

    Les chiffres clés du baromètre bien-être infirmiers 2026

    Indicateur Résultat
    Infirmiers envisageant de quitter la profession 36 %  identique hôpital ET libéral
    Ne se sentent pas reconnus par le Ministère de la Santé 91 % hospitaliers / 95 % IDEL
    Estiment que leurs conditions se sont dégradées en 5 ans 64 % hôpital / 67 % libéral

     

    Une profession engagée, mais fragilisée

    Le baromètre Albus x OpinionWay 2026 ne décrit pas une profession désengagée. Il révèle au contraire des soignants profondément attachés à leur vocation : 79 % des infirmiers libéraux et 82 % des hospitaliers déclarent se sentir reconnus par leurs patients, première source de reconnaissance citée dans les deux populations.Mais cette vocation se heurte à des conditions d’exercice qui se dégradent. Près de deux tiers des infirmiers interrogés, toutes catégories confondues, estiment que leur situation s’est détériorée au cours des cinq dernières années. Moins de 15 % perçoivent une évolution positive.

    Un stress professionnel devenu facteur prédictif de départ

    Le niveau de stress moyen mesuré par le baromètre atteint 5,5/10 chez les infirmiers hospitaliers et 5,8/10 chez les IDEL. Des scores en apparence modérés, mais qui masquent une réalité bien plus préoccupante. En zone de stress élevé (égal ou supérieur à 7/10), on trouve 36 % des hospitaliers et 38 % des IDEL. Un infirmier sur cinq dépasse même le seuil critique de 8/10 dans les deux populations. Parmi ceux qui atteignent ce niveau de stress, plus d’un sur deux envisage de quitter son métier. La corrélation est nette et documentée : parmi les infirmiers déclarant un stress élevé, 54 % des hospitaliers et 55 % des IDEL envisagent un départ, contre seulement 28 % et 26 % chez les infirmiers moins stressés. Un écart de près de 30 points qui fait du stress professionnel le premier facteur prédictif de l’intention de quitter la profession infirmière en France.

     

    Des conditions dégradées : deux crises, un même constat

    Le baromètre identifie deux dynamiques de crise propres à chaque mode d’exercice, mais qui convergent vers le même résultat : une fragilisation profonde du bien-être des soignants en France.

    À l’hôpital : une crise de management

    Les facteurs de souffrance au travail sont avant tout humains et organisationnels : fatigue mentale et émotionnelle (59 %), manque de reconnaissance hiérarchique (58 %), manque de personnel (48 %), charge de travail excessive (39 %) et pression hiérarchique (28 %).

    En libéral : une crise administrative

    Pour les infirmiers libéraux, la principale source d’épuisement n’est pas le soin : c’est la paperasse. La gestion administrative est jugée pesante par 87 % des IDEL, premier facteur cité sans ambiguïté, devant les contraintes administratives globales (60 %), la NGAP et la cotation des actes (47 %), et les horaires étendus ou morcelés (39 %). Le sentiment de solidarité professionnelle suffisante n’est partagé que par 48 % des libéraux, contre 75 % à l’hôpital.

    RTL
    Marie témoigne :
    1 infirmier sur 3 envisage de quitter son poste : “Je ne me vois pas tenir jusqu’au bout”
    00:01:48

    La santé des soignants : un angle mort du système de santé français

    89 % des infirmiers déclarent souffrir d’au moins un trouble physique ou psychologique lié à leur activité professionnelle. Les profils diffèrent selon le secteur, mais la conclusion est identique.

    Les troubles du sommeil touchent 60 % des hospitaliers contre 43 % des IDEL, liés aux nuits et aux gardes. Les troubles musculosquelettiques sont plus fréquents chez les libéraux (56 % contre 43 % des hospitaliers), en raison de la répétitivité des tournées et des soins à domicile. Le stress chronique concerne 35 % des hospitaliers contre 29 % des IDEL, tandis que les troubles psychologiques sont évoqués par 13 % des hospitaliers et 9 % des IDEL. Seuls 15 % des hospitaliers et 11 % des IDEL ne déclarent aucun trouble.

    La santé des soignants est devenue un enjeu structurel du système de santé français, encore largement sous-estimé dans les politiques publiques. Dans ce contexte, Albus travaille à l’intégration d’outils permettant aux IDEL de mieux suivre leur charge de travail, pour apporter des réponses concrètes au quotidien.

    1 infirmier sur 3 prêt à partir : une crise systémique

    36 % des hospitaliers et 36 % des IDEL envisagent de quitter leur mode d’exercice actuel à court ou moyen terme. La convergence parfaite de ce taux entre les deux populations est en elle-même un signal fort : la crise dépasse le cadre de l’exercice du métier, elle relève d’un malaise systémique.

    Le rejet du métier chez les hospitaliers

    Parmi les hospitaliers qui souhaitent partir, la reconversion professionnelle hors du secteur infirmier est le premier motif cité (50 %), devant la reconversion en libéral ou le départ à la retraite. Ce n’est pas une fuite vers un autre mode d’exercice : c’est un rejet du métier dans ses conditions actuelles d’exercice.

    Le décrochage précoce des jeunes infirmiers

    À l’hôpital, les moins de 40 ans affichent le taux d’intention de départ le plus élevé (42 %). Ce décrochage précoce suggère que la crise ne se limite pas à l’usure de fin de carrière : elle touche aussi des professionnels récemment formés, qui peinent à se projeter durablement dans le métier. Du côté libéral, ce sont les 55 ans et plus qui sont les plus nombreux à envisager un départ (49 %), traduisant l’accumulation de l’usure et la proximité de la retraite dans des conditions de plus en plus difficiles.

    91 à 95 % des infirmiers ne se sentent pas reconnus par le Ministère de la Santé

    La donnée la plus saisissante du baromètre est peut-être la plus simple : 91 % des infirmiers hospitaliers et 95 % des IDEL déclarent ne se sentir « pas du tout » ou « plutôt pas » reconnus par le Ministère de la Santé. Seulement 4 % des infirmiers libéraux se sentent reconnus par leur tutelle institutionnelle. Cet isolement institutionnel profondément ressenti constitue un signal d’alarme majeur pour le système de santé français.

     

    3 leviers prioritaires pour améliorer le bien-être des infirmiers en France

    Face à ce tableau, le baromètre Albus x OpinionWay 2026 ne se contente pas de diagnostiquer : il identifie trois axes d’action concrets pour améliorer durablement le bien-être des infirmiers en France.

    1. Réduire le stress professionnel

    C’est le levier le plus impactant. Un infirmier dont le niveau de stress est inférieur à 7/10 a deux fois moins de risque de vouloir quitter la profession. Les actions sur la charge de travail, l’organisation des équipes et le soutien psychologique ont un potentiel d’impact direct et mesurable.

    2. Reconstruire la reconnaissance hiérarchique à l’hôpital

    58 % des hospitaliers citent l’absence de reconnaissance de leur hiérarchie directe comme facteur de souffrance. Formation du management intermédiaire, entretiens individuels, valorisation formelle des compétences : les leviers existent, sont documentés, et actionnables à court terme.

    3. Simplifier d’urgence la charge administrative des infirmiers libéraux

    87 % des IDEL jugent la gestion administrative pesante. La réforme de la NGAP, la simplification de la cotation des actes et le déploiement de solutions numériques dédiées constituent une priorité immédiate. Albus est le seul logiciel du marché à proposer un service complet de prise en charge de la facturation pour les infirmières libérales qui le souhaitent, réduisant ainsi considérablement leur charge mentale.

    Le baromètre Albus x OpinionWay sur le bien-être des infirmiers a été réalisé en février 2026 auprès de 782 infirmiers et infirmières, selon deux volets distincts : un volet hospitalier (n=300) conduit par OpinionWay auprès d’un panel représentatif d’infirmiers en établissement de santé, et un volet libéral IDEL (n=482) conduit par Albus auprès de sa base de contacts professionnels. Les questionnaires ont été harmonisés sur les indicateurs comparables pour permettre une analyse croisée rigoureuse. Résultats bruts, non redressés, sans pondération. Étude commandée et financée par Albus (Sofia Développement).

    Contact presse : Alexandre Lamoureux — alexandre.lamoureux@sofia.dev

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