Exercer en tant qu’IDEL : un métier pénible et sous contrôle ? - Albus, l'appli des infirmiers

Exercer en tant qu’IDEL : un métier pénible et sous contrôle ?

Exercer en tant qu’IDEL : un métier pénible et sous contrôle ?

Les revendications des Infirmiers en colère se sont invitées à l’Assemblée nationale. Le ministre délégué à la Santé a alors dû répondre à ces griefs à savoir : la pénibilité de la profession mais aussi la condamnation unanime des contrôles des IDEL(s). 

 

La pénibilité du métier d’infirmière libérale au cœur des débats

Exercer en tant qu’infirmière libérale, est-ce un métier pénible ? La question avait déjà été posée par de nombreux IDEL(s) lors des débats entourant les discussions autour du projet de loi de réforme des retraites. Cette question de la pénibilité reste aujourd’hui encore au cœur des revendications des infirmières et infirmiers libéraux. C’est ce qu’a voulu rappeler la députée Alexandra Martin (Les Républicains), le 5 mars dernier en interpellant à l’Assemblée Nationale la ministre de la santé :


« Quand allez-vous enfin prendre au sérieux le mal-être des infirmiers libéraux et reconnaître la pénibilité de cette profession ? »


La députée a énuméré les conditions de travail aussi difficiles qu’exigeantes de ces professionnels de « première ligne » : « Présents sept jours sur sept et 365 jours par an au chevet des patients, sur l’ensemble du territoire national, ils sont souvent les seuls visages accessibles aux personnes en perte d’autonomie qui souhaitent rester chez elle ». Ces conditions d’exercice de l’infirmière libérale se sont considérablement dégradées ces dernières années, et il a également été rappelé que les infirmiers libéraux, à l’instar de bien d’autres soignants de ville, sont durement et directement impactés par le contexte inflationniste du moment.

 

Des conditions d’exercice inadmissibles pour les IDEL(s) !

Mme Alexandra Martin souligne que la perte de revenus est ainsi estimée à 21 %, qualifiant cette situation actuelle des infirmières et infirmiers libéraux comme « inadmissible ». L’intervention de la députée a eu lieu en pleine crise de la profession, alors que le mouvement des Infirmiers en colère gagne peu à peu toutes les régions de France. Le ministre délégué à la santé, Frédéric Valletoux, a répondu à cette intervention virulente. Il a souligné, qu’il avait demandé un rapport   « sur la prise en compte de la pénibilité de la profession » à l’Inspection générale des Affaires sociales (IGAS), qualifiant cette problématique de complexe et difficile à appréhender.

« Nous avons besoin d’un juge de paix pour mesurer l’effectivité de cette pénibilité » a ainsi détaillé le ministre délégué à la Santé.

Bien que la pénibilité de cet exercice infirmier était alors au cœur des débats, le ministre a également dû répondre aux demandes liées aux contrôles de facturation des IDEL(s) par les CPAM. Les évolutions de ces derniers mois ont fait naître la crainte (justifiée selon de nombreux acteurs) de procédures en réclamation d’indus injustifiées. Tout en rappelant que les contrôles sont absolument nécessaires « afin de veiller à circonscrire au maximum les gabegies », Frédéric Valletoux a reconnu que ces procédures de contrôles pouvaient être « mal vécues », décidant ainsi de la création d’« un groupe de travail réunissant l’Assurance maladie et les représentants des infirmiers va réfléchir à la méthode à employer ».

 

Des évolutions à venir, les IDEL(s) appelés à la patience 

Les infirmiers libéraux devront donc attendre les résultats de ces travaux, que ce soit de l’IGAS pour la question de la pénibilité, ou du groupe de travail pour les questions relatives aux contrôles de la CPAM. De la patience, alors que les collectifs régionaux des Infirmiers en colère soulignent l’urgence de la situation et donc des décisions à prendre. Il n’est donc pas certain, que ces annonces soient de nature à apaiser une situation, qui pourrait se crisper encore un peu plus.

Et vous, comment considérez-vous ces annonces faites par le ministre délégué à la Santé ? Estimez-vous que la pénibilité soit reconnue rapidement à la profession ? Pensez-vous que le groupe de travail sera suffisant pour faire évoluer les règles des contrôles ?

 

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