La charge mentale des infirmières libérales, un burn-out qui ne dit pas son nom ! - Albus, l'appli des infirmiers

La charge mentale des infirmières libérales, un burn-out qui ne dit pas son nom !

 

La charge mentale des infirmières libérales, un burn-out qui ne dit pas son nom !

 

La profession même d’infirmière libérale expose ces professionnelles de santé à une charge mentale importante. Aussi apparait-il nécessaire d’apprendre à la reconnaître afin de pouvoir adopter habitudes et solutions pour éviter que cette charge mentale implique une véritable paralysie.

 

 

La charge mentale, quand les infirmières libérales se sentent à bout de course !

 

La charge mentale, voilà bien un sujet qui revient régulièrement, depuis plusieurs années, sur le devant de la scène médiatique. Bien souvent, les spécialistes du sujet soulignent que les femmes en sont plus victimes que les hommes, et on le comprend aisément. Bien qu’elle ne soit pas facile à résumer, on peut présenter cette charge mentale par toutes ces idées, ces pensées qui nous taraudent au quotidien. La liste de courses à faire, les horaires des enfants à aller chercher, les dates limites pour le paiement de telles ou telles factures, … Mises bout à bout, ces dernières représentent une liste interminable, et on peut vite se retrouver paralysée ou même épuisée avant même d’avoir accompli la moindre action.

Certains préféreront parler de stress, de surmenage, d’épuisement, mais le résultat est là, gérer au quotidien sa charge mentale constitue non seulement une nécessité mais représente aussi et surtout une menace pour l’équilibre de tout un chacun. Et cette charge mentale ne concerne pas seulement notre vie personnelle, mais s’invite dans le champ de notre activité professionnelle. Et en la matière nous ne sommes pas tous égaux face à cette réalité. Les infirmières et infirmiers libéraux s’en rendent très rapidement compte lorsqu’ils se lancent à corps perdu dans leur activité.

Les infirmières libérales, des professionnelles de santé toujours sous tension

 

Est-il nécessaire de rappeler que la profession infirmière est très largement féminisée ? En poussant la porte de son cabinet infirmier, l’IDEL n’en oublie pas pour autant toutes ses obligations de la vie personnelle et quotidienne. En revanche, d’autres tâches, d’autres pensées viennent s’ajouter à cette charge mentale déjà bien chargée. On connait les emplois du temps surchargés et les agendas débordants des infirmières et infirmiers libéraux. Outre les soins à prodiguer, les infirmières libérales doivent se souvenir de ce patient, qui exceptionnellement ne sera pas là le jeudi matin, heure traditionnelle de sa visite ou du Digicode indispensable pour accéder à une autre patiente. Pendant sa tournée de patientèle, l’infirmière libérale se souviendra de la vérification qu’elle doit effectuer pour la relance d’une facture, ou de ce soin qu’elle a oublié de coter et de facturer la veille ou la semaine précédente. Il faudra aussi penser à commander des masques, des gants ou tout autre équipement de protection individuelle, créant ainsi une nouvelle « ligne » dans cette  charge mentale  . Remplir les dossiers de soins au jour le jour, s’assurer de ne rien oublier pour optimiser l’efficacité des transmissions, … Très rapidement, cette accumulation de mille petites choses rend les journées épuisantes et interminables. Prises une à une, ces innombrables actions ne constituent même pas une gêne mais cumulées à toutes les autres, elles deviennent rapidement ingérables à moins de savoir s’en préserver.

 

Se protéger de l’épuisement : des habitudes et des solutions à adopter !

 

Il n’existe pas de recette miracle, et pourtant plus que quiconque, l’infirmière libérale est pleinement consciente qu’elle doit réussir à évacuer toutes ces obligations, qui en se cumulant peuvent faire naître un sentiment de surmenage et par la suite d’épuisement. Pouvoir enregistrer les soins prodigués directement chez le patient ou une fois retourné dans son véhicule, disposer d’un dossier de soins facilement accessible où chaque détail pourra être noté et consigné afin de ne rien oublier et d’assurer le plus d’efficacité possible aux transmissions, s’appuyer sur un spécialiste pour gérer la facturation et les relances et ainsi apprendre à déléguer, …. De multiples solutions existent, mais il faut avant tout prendre conscience de la nécessité de les adopter. En effet, la charge mentale professionnelle d’une infirmière libérale repose avant tout sur la « nécessité de ne rien oublier. ». En acceptant de déléguer à son logiciel infirmier, en enregistrant sur son Smartphone les informations essentielles à transmettre et/ou à conserver, l’infirmière libérale réduit d’autant sa charge mentale. Cela permet alors de se concentrer à d’autres tâches sans être continuellement harcelées par ces pensées. Il ne reste plus alors à l’IDEL de s’assurer que sa charge mentale professionnelle disparaisse à la fin de sa journée pour ne pas venir s’ajouter à celle du quotidien.

 

Et vous avez-vous conscience de la menace que représente cette charge mentale ? Comment faites-vous au quotidien pour la gérer ? Quelles solutions déployez-vous pour vous « vider la tête » de toutes ces idées et pensées ?

 

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