Le 12 mai, nous fêtions votre journée mondiale, en hommage à Florence Nightingale, célèbre infirmière londonienne du 19e siècle ayant largement contribué à la diffusion et à la reconnaissance des soins infirmiers d’aujourd’hui.

En célébrant cette journée, la presse a aussi voulu mettre en lumière un sondage récent dont les résultats sont apparus pour la première fois, quelques jours auparavant, dans Le Parisien. Selon une étude mondiale effectuée dans 25 pays par le cabinet d’étude GfK Verein, les indices de confiance des métiers les plus appréciés seraient de :

  • 90 % pour les pompiers (99 % en France),
  • 89 % pour les infirmières (95 % en France),
  • 89 % pour les docteurs.

Une jolie reconnaissance pour des professionnels dévoués ! Ainsi Patrice Beunard, président du syndicat de pompiers SNSPP-PATS, commentera ces résultats en ajoutant : « Ce n’est pas vraiment une surprise. […] On travaille tous à partir de la même base : l’engagement pour les autres. ».

Cet engagement, s’il n’est donc pas toujours récompensé à sa juste valeur par une reconnaissance pécuniaire ou gouvernementale que cela soit pour les pompiers ou les soignants, l’est donc bien par leurs principaux acteurs : les patients ! Une relation de confiance et d’affection réciproque, que beaucoup jugent indispensables, et même parfois, pour certaines personne dépendantes, un des rares liens qui subsiste avec leur vie « d’avant », la vie sans la maladie.

Ainsi Françoise, 57 ans, infirmière libérale depuis 32 ans, témoignait dans un de nos précédents articles : « J’aime cette relation, je m’en amuse, toujours pour le bien de la personne. Les aînés me considèrent comme leur fille adoptive, les jeunes comme une mère adoptive. Parfois aussi comme une amie, une confidente… ou tout à la fois. ».

Infirmiers libéraux : une vocation tout autant qu’une profession ?

Les aspirants infirmiers sont unanimes : leurs choix de carrière résident bien souvent en une vocation à vouloir « prendre soin » des autres mais aussi, en particulier pour les professionnels libéraux, principalement dans l’importance de la relation à l’autre qu’ils jugent plus facilitée dans le service à domicile qu’à l’hôpital.

Ainsi Maureen, 23 ans étudiante à l’IFSI et Pauline avec sa dizaine d’années d’expérience sont formelles quant à la question de leur attirance pour ce métier : « Maureen : Essentiellement le relationnel. Pauline : Le relationnel également. Le contact avec les gens m’a toujours plu, si bien que j’ai toujours voulu devenir infirmière. […] En ruralité nous sommes très proches de nos clients. ».  Une relation forte, intense et riche faisant oublier les difficultés quotidiennes et la fatigue physique ? Très certainement. Mais aussi un moral et un engouement aidés par des reconnaissances nouvelles apportées à la profession ?

En effet, la profession d’infirmier, en particulier libéral, évolue actuellement beaucoup : par la volonté d’accentuer leur rôle dans la prise en charge de la chirurgie ambulatoire, par de nouvelles formations diplômantes, par des rôles cruciaux à jouer dans la prévention des maladies chroniques ou bien encore par leur importance donnée quant à leur traitement. Beaucoup d’avancées mais aussi beaucoup de nouvelles responsabilités incombant à « ces anges » du quotidien.

En lisant la presse, on trouve bien souvent les infirmiers démoralisés et fatigués, proches du burn-out, pourtant on devrait aussi vous laisser plus souvent évoquer votre engagement continu, votre volonté accrue d’apporter toujours plus de soin tout comme une disponibilité sans faille, médicale tout comme affective. Véronique Fagot, la présidente de l’URPS infirmiers libéraux Bourgogne, témoigne : « La couverture du terrain est faite. On travaille tous les jours. Il y a toujours quelqu’un. Nous sommes tenus d’assurer la continuité des soins 7 jours sur 7 et nous le faisons sans aucun problème ! ». En 2013, selon le SCAN CMV Médiforce 2013, vous étiez 83 % d’infirmiers à vouloir recommander votre carrière professionnelle, ce qui prouve bien que, malgré les difficultés, vous n’avez rien perdu de votre vocation, bien au contraire !

 

Êtes-vous étonnés de faire partie des professions préférées des Français ? Quels sont les aspects de votre métier d’infirmier libéral qui vous ont poussé, d’une part à épouser cette carrière et, d’autre part à vouloir la faire perdurer ? Faites-vous partie des 83 % d’infirmiers qui recommanderaient cette profession à un jeune, pour quelles raisons ?