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Salaire IDEL 2026 : à quoi s’attendre vraiment quand on est infirmière libérale ?

Sommaire

    ✏️ En bref

    Chaque début d’année, la même question revient dans les cabinets, les groupes WhatsApp ou Facebook d’IDEL et les discussions entre collègues : quel salaire espérer en 2026 ?

    Entre les revalorisations, les effets du Ségur de la santé, l’évolution de la NGAP et de la cotation des actes, les éventuelles primes, la charge de travail et la réalité du terrain, difficile d’y voir clair. On fait le point.

     

     

    🧠 À retenir

     

     

    Quel est le salaire moyen d’une infirmière en 2026 ?

    Parler de salaire IDEL en 2026 oblige d’abord à rappeler une chose essentielle : en France, il n’existe pas un salaire unique pour les infirmiers. Ce que vous touchez dépend fortement du secteur, du statut, du type d’exercice et de la spécialisation éventuelle.

     

    Une moyenne fiable ?

    Pour 2026, aucune publication officielle ne fixe de nouveaux montants ou de nouvelles grilles. Il serait donc malhonnête d’annoncer un chiffre précis en euros pour le salaire IDEL 2026.

     

    Des évolutions lentes mais sûres

    Ce que l’on peut affirmer sans se tromper, en revanche, c’est que la dynamique observée ces dernières années se poursuit :

    • les salaires évoluent lentement dans le secteur public ;
    • les revenus des infirmières libérales restent très variables, dépendants du volume de soins, du nombre d’actes réalisés et de l’organisation de l’activité.

    Autrement dit, le métier d’IDEL ne se résume pas à une moyenne nationale. Deux professionnelles exerçant dans la même zone peuvent percevoir des revenus très différents, simplement en raison de leur manière de travailler, de gérer leur cabinet et de structurer leur journée.

     

     

    Infirmier libéral ou infirmier salarié : une comparaison qui change tout

    Comparer le salaire d’un IDE salarié et la rémunération d’un infirmier libéral revient à comparer deux logiques très différentes.

     

    Dans le public : une histoire de grille

    Dans le secteur public, la rémunération repose sur une grille précise. Chaque infirmière est positionnée selon un grade et un échelon, et une fonction clairement définie au sein des établissements de santé. Chaque passage d’échelon entraîne une augmentation du salaire brut, exprimée en euros, selon un calendrier connu à l’avance.

    À cette base salariale qui évolue principalement avec l’ancienneté peuvent s’ajouter des primes, notamment celles issues du Ségur de la santé, ainsi que certaines primes liées aux services ou aux contraintes spécifiques des établissements de santé (weekend, début de carrière, soins critiques…)

    Ce système offre une vraie lisibilité et une sécurité appréciable : le salaire brut est connu à l’avance, versé chaque mois sans variation, et progresse de façon relativement prévisible au fil de la carrière. En contrepartie, les marges de manœuvre restent limitées. Le salaire moyen plafonne, même après plusieurs années d’exercice, et dépend dans les faits assez peu de l’investissement personnel.

    Ce système laisse également peu de place à l’initiative individuelle : deux infirmières aux charges de travail très différentes peuvent percevoir un salaire moyen relativement proche, simplement parce qu’elles occupent le même grade dans la même grille.

     

    Le salaire des infirmiers dans le secteur privé : plus de souplesse, moins d’uniformité

    Dans le secteur privé, la logique change sensiblement. Les infirmiers exerçant en clinique, en EHPAD ou dans des structures médico-sociales ne relèvent pas de la fonction publique, mais d’une convention collective. Il n’existe donc pas de grille nationale aussi stricte que dans le public, même si certains repères restent communs à la profession.

    Selon les données disponibles, le salaire moyen d’une IDE dans le privé se situe autour de 2 400 euros nets par mois. Cela représente un niveau de rémunération globalement inférieur à celui observé dans le secteur public, avec un écart d’environ 10 %. Cette moyenne reste toutefois à nuancer : elle varie selon les établissements, la spécialité, l’organisation des services et l’ancienneté dans le métier.

    Certaines spécialisations permettent néanmoins d’accéder à des salaires plus élevés dans le secteur privé. Les infirmiers de bloc opératoire (IBODE) ou anesthésistes (IADE), par exemple, peuvent percevoir une rémunération brute comprise entre 2 500 et 4 000 euros, selon leur carrière, leur expérience et les accords propres à leur établissement. Les primes existent, mais elles sont moins systématiques que dans le public, et le Ségur de la santé n’a pas eu le même impact structurel sur les revenus.

    Ce modèle offre donc un peu plus de flexibilité que la fonction publique hospitalière, mais aussi plus d’incertitudes. Le salaire dépend souvent de négociations locales et de choix organisationnels internes, ce qui peut être attractif pour certains professionnels, mais moins sécurisant pour d’autres.

     

    Le revenu en libéral

    En libéral, la logique est tout autre. Pour une IDEL, il n’existe ni grille, ni échelon, ni grade. L’IDEL ne perçoit pas un salaire, mais un revenu, comme n’importe quel chef d’entreprise, lié aux actes réalisés, au volume de soins, à l’organisation de la journée et à la capacité de gestion du cabinet.

    Chaque acte infirmier réalisé génère une facturation et donc des euros, mais chaque journée de travail implique aussi du temps non facturé et une vraie part de gestion de l’activité (administratif, comptabilité…). Plus le temps consacré à l’administratif est long, moins l’IDEL facture. Logique.

    Résultat : le revenu moyen d’une infirmière libérale est souvent supérieur à celui d’un infirmier salarié, mais il est aussi beaucoup plus fluctuant. Le statut (titulaire, collaboratrice, remplaçante), le secteur d’implantation, le type de soins, le nombre de patients réguliers et l’organisation du travail font toute la différence.

    C’est à la fois une liberté et une responsabilité. Là où le public et le privé proposent un cadre plus ou moins balisé et un salaire fixe chaque mois, le libéral repose sur une logique entrepreneuriale : la rémunération n’est jamais plafonnée, mais elle n’est jamais garantie non plus.

     

     

    Conditions de travail : le facteur souvent sous-estimé du revenu

    Lorsqu’on parle de salaire, on oublie souvent un élément clé : les conditions de travail. Pourtant, elles ont un impact direct sur les revenus.

    Une journée d’infirmière libérale ne se limite pas aux soins. Elle inclut les déplacements, la coordination avec l’équipe (cabinet de groupe, MSP…), la relation avec les patients, la facturation, la gestion administrative et parfois même la résolution de situations complexes en urgence. Plus l’année est intense, plus le revenu augmente… mais plus la charge physique et mentale est élevée.

    Le statut joue également un rôle important. Une titulaire assume davantage de responsabilités, mais conserve une plus grande part des revenus. Une collaboratrice ou une remplaçante bénéficie d’un cadre plus souple, avec une rémunération différente (rétrocession d’honoraires) et moins de gestion, mais aussi moins de pouvoir sur l’organisation globale.

     

     

    Quelles perspectives pour le salaire des IDEL en 2026 ?

    Ce n’est pas qu’un chiffre. C’est le résultat d’un choix de statut, d’un mode d’exercice libéral, d’une gestion rigoureuse et d’une vraie stratégie de travail.

    Les perspectives de salaire pour les infirmiers en 2026 s’inscrivent dans la continuité des années précédentes. Il n’y a pas, à ce jour, de réforme annoncée qui bouleverserait profondément les salaires ou les revenus.

    En revanche, les écarts entre professionnels continuent de se creuser. Celles qui structurent leur pratique, optimisent leurs actes, travaillent en bonne intelligence avec leur équipe et anticipent leur carrière, parviennent à sécuriser, voire à augmenter leur revenu moyen.

    En clair, en 2026, le métier d’infirmier libéral reste attractif pour celles et ceux qui acceptent d’en assumer pleinement les exigences. Le salaire ou le revenu n’est pas une promesse automatique, mais le résultat d’un équilibre entre engagement, organisation et vision à long terme.

    Pour aller plus loin sur la gestion, la rémunération et la sécurisation des revenus, consultez les ressources pédagogiques disponibles sur le blog Albus, pensées par et pour les professionnelles de terrain.

    Albus , la voix des IDEL

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