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Quelle est la rémunération moyenne d’une infirmière libérale en 2026 ?

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    ✏️ En bref

    Se lancer dans l’aventure du libéral, c’est forcément se demander quel sera à court, moyen et long terme après l’installation son niveau de salaire, enfin plutôt de rémunération. Alors, quid ? Et bien… il n’y a malheureusement pas qu’une seule réponse à cette question. Comme pour toutes les professions libérales, la rémunération d’une IDEL variera en fonction de multiples critères, comme par exemple le statut qu’elle a choisi pour se lancer. Et oui, logiquement, on ne gagne pas la même chose si l’on est collaboratrice, remplaçante, ou titulaire….

     

     

    🧠 À retenir

    • Profession de santé réglementée, l’exercice libéral pour une infirmière diplômée d’Etat (IDE) se choisit pour de multiples raisons.
    • De nombreux facteurs influencent la rémunération des IDEL, notamment les multiples formes que peut prendre cette activité professionnelle
    • Il existe des différences notables entre les modes d’exercice de la profession (titulaire, collaboratrice, remplaçante).

     

     

    Les facteurs définissant le revenu des IDEL

    Alors, combien touche une infirmière libérale ? Cela dépend en fait de beaucoup de facteurs différents ! Devenir IDEL suppose, comme pour toutes les professions libérales, d’effectuer un certain nombre d’étapes pour bien réussir son installation, y compris donc de choisir son mode d’exercice, son statut juridique et son régime fiscal : titulaire, collaboratrice ou remplaçante, entreprise individuelle, société d’exercice libéral, BNC, micro-BNC… Ya foule d’options, et votre choix conditionnera la façon dont vous percevez et déclarez vos revenus ! 

    S’installer en libéral peut en effet prendre de multiples formes. Chacune implique de respecter des obligations comptables et fiscales spécifiques. Ces dernières peuvent influer sur la rémunération de la professionnelle de santé. Dans tous les cas, les revenus des infirmières et infirmiers libéraux ne sont pas à proprement parler un salaire, mais vont dépendre de la gestion et de l’organisation de l’activité au quotidien, de la facturation des soins et donc des recettes encaissées, mais aussi des impôts et charges sociales et professionnelles dues.

     

    Les soins, le socle des recettes de l’activité libérale

    La facturation de chaque acte professionnel dispensé par les infirmiers libéraux, qu’elles soient remplaçantes, titulaires ou collaboratrices, reste encadrée par le code de la Santé publique et la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM). Une fois votre demande de  conventionnement validée, facturer les soins infirmiers implique de respecter la Nomenclature Générale des Actes Professionnels (NGAP).

    En d’autres termes, à l’exception des cas (rares) dans lesquels l’IDEL peut facturer des dépassements d’honoraires, le montant des soins à domicile ou au cabinet infirmier est défini. Le métier d’infirmier libéral n’offre donc pas la possibilité de déterminer librement ses tarifs, mais bonne nouvelle : vous pourrez toujours faire évoluer vos revenus en intensifiant votre activité libérale (nombre de patients quotidiens et renouvellement régulier de la patientèle, nombre de soins dispensés…) ou en la diversifiant !

    Maîtriser la règle de cumul des actes est aussi essentiel : cela vous permet de facturer au mieux et de rentabiliser vos prestations, car comme vous le savez, tous les soins que vous dispensez ne sont pas facturés de la même façon !

    En règle générale, le premier acte est facturé à 100%, le deuxième à 50% et le troisième est… gratuit ! C’est dans ces cas-là qu’un bon logiciel infirmier prend toute sa valeur : le moteur de cotation et de facturation d’Albus Latitude est le meilleur du marché : il range automatiquement les soins dans le bon ordre afin que vous facturiez au mieux ! Malin, non ?

     

    Les charges professionnelles, un élément essentiel pour le calcul du salaire des infirmières et infirmiers libéraux

    C’est bien de facturer, mais facturation n’est pas égale à bénéfices. Les rémunérations constituent le revenu brut de l’infirmière libérale ; vous devez donc soustraire, pour connaître votre rémunération nette, l’ensemble des dépenses liées à votre activité professionnelle, aussi appelées “charges déductibles”. Ces dépenses diminuent d’autant le revenu imposable, faisant ainsi varier le niveau de la rémunération perçue et donc la tranche d’imposition dans laquelle vous vous situez. 

    Les charges professionnelles déductibles comprennent par exemple les cotisations sociales (URSSAF, CPAM…), les diverses locations ou achats (logiciel infirmier, abonnement téléphonique, loyer de votre local, matériel…), ou le recours à des prestataires extérieurs (facturière, association de gestion agréée ou AGA, cabinet d’expert-comptable…). Ces dépenses peuvent faire évoluer de manière significative le montant de votre imposition et donc votre rémunération nette.

     

    Les principales cotisations IDEL

    Une IDEL cotise notamment pour :

    • l’assurance maladie-maternité,
    • les allocations familiales,
    • la CSG-CRDS,
    • la retraite (CARPIMKO),
    • l’invalidité-décès,
    • l’URSSAF.

    En pratique, 30 à 40 % du chiffre d’affaires partent en charges, selon le statut et la structure du cabinet.

     

    Pourquoi le “brut facturé” ne veut rien dire

    Deux IDEL facturant 7 000 € par mois peuvent avoir :

    • l’une 4 200 € nets, 
    • l’autre 3 300 € nets.

    La différence ?

    • frais de véhicule, 
    • charges fixes mal calibrées, 
    • mauvaise anticipation des appels de cotisations.

    Il existe évidemment des moyens pour évaluer le niveau de ces dépenses, mais il est important de noter que de grandes disparités sont observables, notamment en ce qui concerne :

    • Le lieu d’exercice : outre les loyers (ou remboursements d’emprunt) versés si vous louez un espace pour votre cabinet infirmier, l’implantation géographique de l’infirmière libérale a également des conséquences importantes sur les frais de déplacement (zone rurale, urbaine, montagneuse, sous-dotée ou sur-dotée).

    Rappel : en zones sous-dotées, la demande est plus forte, vos tournées sont rapidement pleines et vos revenus logiquement plus élevés. En zones urbaines saturées, la concurrence et la pression sur les horaires et la rentabilité sont plus fortes. En 2026, le lieu d’exercice reste un levier clé de rémunération, parfois plus important que le statut.

    • La typologie des actes dispensés : les dépenses professionnelles de l’infirmière libérale peuvent varier grandement en fonction de la nature des soins infirmiers prodigués (soins courants ou pansements complexes, déplacement à domicile la nuit ou les jours fériés..). Cela repose essentiellement sur la typologie de votre patientèle.

    Enfin, n’oubliez pas qu’il existe des aides diverses et des subventions qui peuvent venir compléter vos revenus, qu’il s’agisse de contrats d’aides à l’installation (sous réserve de respecter les conditions d’éligibilité dans votre secteur) ou à l’informatisation du cabinet (FAMI) par exemple.

     

    La rémunération moyenne en 2026 pour les infirmières libérales selon leur statut

    Il reste difficile d’établir une moyenne du salaire de l’infirmière libérale, tant les situations sont différentes. Cependant, l’analyse des déclarations 2035 des IDEL de l’année précédente permet d’évaluer la rémunération annuelle brute et nette de ces professionnelles de santé libérales.

    Rémunération brute et nette de l’infirmier en 2025

    À l’heure actuelle, une IDEL en France perçoit environ 2 700 € net par mois, soit environ 32 400 € net par an. Mais attention, ce chiffre peut varier fortement en fonction du statut, une infirmière libérale titulaire pouvant gagner près de 4 000€ par mois selon certaines estimations.

    Les données les plus récentes issues des déclarations professionnelles (2035) permettent d’estimer des revenus moyens cohérents pour 2026, à condition de rappeler qu’il s’agit de moyennes nationales, avant impôt sur le revenu.

    Revenus moyens selon le mode d’exercice

    IDEL remplaçante

    • Recettes annuelles moyennes : ~60 000 €
    • Charges professionnelles : ~25 000 €
    • Revenu net avant impôt : ~35 000 €

    Soit environ 2 900 € nets par mois.

    IDEL collaboratrice

    • Recettes annuelles moyennes : ~70 000 €
    • Charges professionnelles : ~31 000 €
    • Revenu net avant impôt : ~39 000 €

    Environ 3 200 € nets par mois.

    IDEL titulaire

    • Recettes annuelles moyennes : ~85 000 €
    • Charges totales (dont rétrocessions) : ~37 000 €
    • Revenu net avant impôt : ~48 000 €

    Environ 4 000 € nets par mois.

    Ces montants restent des ordres de grandeur. Deux IDEL avec le même chiffre d’affaires peuvent avoir des revenus nets très différents selon leur organisation.

    Ainsi, pour une IDEL remplaçante, toute période d’interruption constitue une perte de recettes et donc une diminution proportionnelle de la rémunération nette.

    Les différences de niveau de rémunération au sein de la profession infirmière

    Les infirmières peuvent également exercer en salariat dans un hôpital public, un établissement de soins ou une clinique privée. La comparaison de rémunération entre ces différents modes d’exercice est délicate, puisqu’il faudrait tenir compte d’un grand nombre d’avantages (salaire fixe, congés payés, conditions de travail) dont ne disposent pas les infirmières libérales.

    Toujours est-il que la majorité des IDE relèvent de la fonction publique hospitalière. Les professionnels, ayant obtenu leur diplôme d’Etat, commenceront leur carrière au grade 1 et peuvent atteindre le grade 2 après plus de 10 ans d’exercice. Pour celles et ceux ayant décidé de se spécialiser (IBODE, IPDE, IADE …), le début de carrière s’effectuera au grade 2 avant de pouvoir évoluer vers le grade 3. Enfin, à l’hôpital, l’ancienneté permet aux agents de la fonction publique hospitalière de grimper en échelon.

     

     

    Rémunération IDEL 2026 : savoir à quoi s’attendre

    La rémunération moyenne d’une infirmière libérale en 2026 reste donc caractérisée par de grandes disparités entre les remplaçantes, les titulaires et les collaboratrices, mais aussi les périodes d’exercices, le choix du régime fiscal et les charges investies.

    Si vous avez besoin de plus d’informations pour comprendre votre rémunération et vous permettre de faire des choix éclairés au début de votre carrière ou si vous êtes en reconversion professionnelle, découvrez sans attendre toutes nos ressources pédagogiques disponibles sur le site d’Albus, pensées par et pour les professionnelles de terrain.

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